La Bible est-elle digne de confiance?

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~La Bible est-elle digne de foi?

POUR beaucoup de gens, la Bible n’est qu’un livre de plus qui a été écrit par des hommes à une époque maintenant révolue. Gerald Larue, professeur d’université, affirme: “Les opinions émises par les rédacteurs de la Bible reflètent les idées, les croyances et les concepts courants à leur époque avec les limites de la connaissance d’alors1.” Pourtant, la Bible prétend être un livre inspiré par Dieu (II Timothée 3:16). S’il en est bien ainsi, on ne doit trouver dans ses pages aucune des idées erronées qui prévalaient à l’époque de sa rédaction. Si donc on l’examine à la lumière de la connaissance moderne, la Bible passe-t-elle l’épreuve avec succès? 2 Tout en considérant cette question, n’oubliez pas qu’à cause des progrès réguliers de la connaissance les hommes doivent constamment revoir leurs points de vue pour les adapter aux informations et découvertes nouvelles. La revue Scientific Monthly fit un jour cette remarque: “On ne peut s’attendre à ce que des articles écrits dans certains cas il y a [seulement] cinq ans soient aujourd’hui encore acceptés comme représentatifs des idées les plus récentes dans le domaine scientifique qu’ils abordaient2.” Or la Bible a été écrite et compilée sur une période de quelque 1 600 ans et achevée il y a près de 2 000 ans. Que dire alors de son exactitude? La Bible et la science 3 À l’époque où l’on rédigeait la Bible, les hommes émettaient beaucoup de conjectures sur la façon dont la terre était soutenue dans l’espace. Par exemple, certains croyaient qu’elle reposait sur quatre éléphants qui se tenaient eux-mêmes sur une énorme tortue de mer. Loin de se faire l’écho des idées extravagantes et peu scientifiques de ce temps-là, la Bible dit tout simplement: “[Dieu] étend le nord sur le lieu vide, suspendant la terre sur le néant.” (Job 26:7). Il y a donc plus de 3 000 ans, la Bible disait fort justement que la terre ne reposait sur rien de matériel, ce qui est tout à fait conforme à la connaissance la plus récente des lois de la pesanteur et du mouvement. “Comment Job savait-il cela? fit remarquer un bibliste. Celui qui nie l’inspiration des Saintes Écritures aura bien du mal à répondre3.” 4 Concernant la forme de la terre, l’Encyclopédie américaine déclare: “Selon l’image la plus ancienne que s’en faisaient les hommes, la terre était un disque rigide et plat situé au centre de l’univers. (...) L’idée d’une terre de forme sphérique ne fut largement acceptée qu’à partir de la Renaissance4.” Certains d’entre les premiers navigateurs craignaient même de s’aventurer à proximité des bords du disque terrestre! Mais grâce à l’introduction de la boussole et à d’autres progrès, il fut bientôt possible d’entreprendre de plus longs voyages sur l’océan. Ces “voyages de la découverte, explique une autre encyclopédie, apportèrent la preuve que le monde est sphérique, et non pas plat comme l’avaient cru la plupart des gens5”. 5 Cependant, longtemps avant que les hommes n’entreprennent de tels voyages, il y a quelque 2 700 ans, la Bible disait déjà: “Il y a Quelqu’un qui habite au-dessus du cercle de la terre, dont les habitants sont comme des sauterelles.” (Ésaïe 40:22). Le mot hébreu ḥough, traduit ici par “cercle”, peut également signifier “sphère”, comme l’indiquent certains ouvrages de référence (par exemple l’Analytical Hebrew and Chaldee Lexicon de Davidson). Ainsi, d’autres traductions portent “le globe de la terre” (Douay Version) ou “la terre ronde”. (Moffatt.) La Bible n’a donc pas été influencée par l’idée qui prévalait à l’époque de sa rédaction et selon laquelle la terre était plate. Elle est exacte. 6 Les humains ont observé depuis longtemps que les fleuves se déversent dans les mers et les océans sans que la profondeur de ceux-ci ne varie. Avant que l’on découvre la rotondité de la terre, certains croyaient que la même quantité d’eau se déversait aux extrémités de la terre. On a appris plus tard que le soleil “pompe” chaque seconde dans les mers des milliards de litres d’eau sous forme de vapeur. Les nuages formés par cette vapeur d’eau sont entraînés par les vents au-dessus des continents où elle retombe en pluie ou en neige. Cette eau alimente les rivières et les fleuves qui se déverseront de nouveau dans la mer. Ce cycle extraordinaire, dont les anciens en général ignoraient tout, est décrit dans la Bible en ces termes: “Toute rivière se déverse dans la mer, mais la mer n’est pas encore pleine. L’eau retourne là où les rivières commencent, et elle recommence encore et encore.” — Ecclésiaste 1:7, Today’s English Version. 7 Concernant l’origine de l’univers, la Bible dit: “Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.” (Genèse 1:1). Cependant, bon nombre de scientifiques jugeaient cette déclaration contraire à la science parce que, selon eux, l’univers n’a pas eu de commencement. Mais, attirant l’attention sur des renseignements plus récents, l’astronome Robert Jastrow explique: “Le fait essentiel qui ressort de ces développements étonnants, c’est que, dans un sens, l’univers a eu un commencement — il a commencé à un certain moment dans le temps.” Là, Jastrow fait référence à une thèse généralement acceptée, la théorie du Big Bang ou explosion initiale, dont nous avons parlé au chapitre 9. Il ajoute: “Nous voyons comment les témoignages de l’astronomie nous conduisent à une conception biblique de l’origine du monde. Les détails donnés par l’astronomie et le récit biblique de la Genèse sont différents, mais les éléments fondamentaux sont identiques6.” 8 Quelle réaction ce genre de découverte a-t-il suscitée? Selon Jastrow, “elle émeut étrangement les astronomes dont les réactions fournissent d’ordinaire une démonstration intéressante du comportement de l’esprit scientifique — tenu pour très objectif — devant des faits établis se trouvant en conflit avec les articles de foi propres à notre profession. Il s’avère que les scientifiques réagissent comme les autres, comme nous tous lorsque nos croyances sont en opposition avec les faits. Nous nous irritons, nous prétendons qu’il n’y a pas de conflit ou bien nous le dissimulons par des phrases sans signification7”. Il n’en demeure pas moins que si “des faits établis” contredisent ce à quoi les scientifiques ont longtemps cru à propos de l’origine de l’univers, en revanche ils confirment ce qui a été écrit dans la Bible il y a plusieurs millénaires. 9 Selon la Bible, aux jours de Noé un déluge universel recouvrit les plus hautes montagnes de la terre et détruisit tous les humains qui ne se trouvaient pas dans l’immense arche construite par Noé (Genèse 7:1-24). Beaucoup de gens se sont moqués de ce récit. Pourtant, on trouve des coquillages sur les hautes montagnes. Qu’un déluge aux proportions immenses a bel et bien eu lieu dans un passé pas très lointain, c’est ce que prouve la découverte d’une très grande quantité de fossiles et d’ossements dans des amas de boue glacée. Le Saturday Evening Post écrivit: “Nombre de ces animaux ont été découverts parfaitement frais, intacts et sans blessures, soit debout, soit agenouillés. (...) Eu égard à nos conceptions antérieures, c’est là un tableau stupéfiant. Nous nous trouvons en présence d’immenses troupeaux de bêtes énormes et bien nourries, inadaptées aux climats froids, qui mangeaient paisiblement dans des pâturages ensoleillés (...). Soudain, elles ont toutes péri, sans aucun signe visible de violence et avant même qu’elles aient eu le temps d’avaler leur dernière bouchée de nourriture. Puis elles ont été congelées si rapidement que chaque cellule de leur corps est parfaitement conservée8.” 10 Cela correspond tout à fait à ce qui s’est passé lors du déluge universel. La Bible le décrit en ces termes: “Ce jour-là se fendirent toutes les sources des eaux de l’immense abîme et les écluses des cieux s’ouvrirent.” Les eaux torrentielles “submergèrent la terre”, et des vents glacials balayèrent sans doute les régions polaires (Genèse 1:6-8; 7:11, 19). C’est là que le changement de température fut le plus rapide et le plus considérable. Diverses formes de vie furent donc englouties et conservées dans de la boue glacée. Ce fut peut-être le cas du mammouth représenté ici et qui a été mis au jour en Sibérie. Il y avait encore de la verdure dans sa bouche et dans son estomac, et une fois décongelée sa chair était même comestible. 11 Plus on examine la Bible, plus on est étonné par son exactitude extraordinaire. Comme le font remarquer les pages 36 et 37 de ce livre, la Bible énumère les différentes étapes de la création dans un ordre qui est aujourd’hui confirmé par la science. Voilà qui s’expliquerait très difficilement si la Bible n’était qu’un simple livre d’origine humaine. C’est un exemple de plus des nombreux renseignements précis fournis par la Bible qui ont été confirmés grâce à une meilleure connaissance. Ce n’est donc pas sans raison qu’un des plus grands savants de tous les temps, Isaac Newton, déclara: “Aucune science n’est mieux démontrée que la religion de la Bible9.” La Bible et la santé 12 Au cours des siècles passés, l’ignorance était très profonde en matière de santé. Un médecin a même fait cette remarque: “Beaucoup de gens croient encore à de nombreuses superstitions: par exemple, un marron dans la poche protège des rhumatismes; si l’on touche aux crapauds on attrape des verrues; on peut guérir un mal de gorge en portant un foulard de flanelle rouge autour du cou”, etc. Mais ce médecin ajoutait: “On ne trouve rien de ce genre dans la Bible. Ce fait est à lui seul remarquable10.” 13 Si l’on compare les traitements médicaux hasardeux utilisés dans l’Antiquité à ce que la Bible dit en rapport avec la santé, le résultat est tout aussi remarquable. Par exemple, le papyrus Ebers, un document de l’ancienne Égypte préconisant certains traitements, prescrivait l’utilisation des excréments humains pour traiter divers maux. Il fallait notamment préparer un cataplasme fait d’un mélange d’excréments humains et de lait frais, et l’appliquer ensuite sur les lésions qui subsistaient après la chute des croûtes. Et voici un remède pour extraire une écharde: “Du sang de vers de terre cuit et réduit dans de l’huile; une taupe tuée, cuite et écrasée dans l’huile, du crottin d’âne mélangé à du lait frais. Appliquez sur la plaie11.” On sait très bien aujourd’hui qu’un traitement de ce genre peut causer une infection grave. 14 Et la Bible, que dit-elle au sujet des excréments? Ceci: “Quand tu t’accroupiras dehors, (...) tu devras alors creuser un trou avec [un piquet], et te retourner, et recouvrir tes excréments.” (Deutéronome 23:13). Ainsi, loin de prescrire l’utilisation des excréments comme traitement médical, la Bible ordonnait au contraire de les faire disparaître. Il a fallu attendre le vingtième siècle pour que soit généralement reconnu le danger de laisser les excréments exposés aux mouches. Cela favorisait la diffusion de maladies graves que transmettent ces insectes et causait la mort de nombreuses personnes. Pourtant, il existait un remède fort simple que la Bible prescrivait depuis bien longtemps et que les Israélites suivaient déjà il y a plus de 3 000 ans. 15 Au siècle dernier, le personnel médical se rendait directement des salles de dissection à la maternité pour examiner les femmes sur le point d’accoucher, et cela sans même se laver les mains. Il transmettait ainsi l’infection à partir des cadavres, et le taux de mortalité était très élevé. Même après qu’on eut démontré l’importance de se laver les mains, bon nombre de médecins se montraient réticents à appliquer ces mesures prophylactiques. Inconsciemment sans doute, ils rejetaient la sagesse de la Bible, car dans la loi qu’il avait donnée aux Israélites, Jéhovah avait décrété que quiconque touchait le cadavre d’un humain devenait impur et devait se laver et laver ses vêtements. — Nombres 19:11-22. 16 Comme signe de l’alliance qu’il avait conclue avec Abraham, Jéhovah déclara: “Tout mâle d’entre vous, âgé de huit jours, devra être circoncis.” Cette ordonnance fut répétée plus tard aux Israélites (Genèse 17:12; Lévitique 12:2, 3). La Bible n’explique pas pourquoi il fallait faire cela le huitième jour, mais aujourd’hui nous en connaissons la raison. Les médecins ont découvert en effet que c’est seulement à partir du huitième jour que le nouveau-né dispose de la quantité appropriée de vitamine K, laquelle favorise la coagulation du sang. Il semble également que le huitième jour soit le moment de la vie d’un enfant où celui-ci dispose de la plus grande quantité de prothrombine, autre substance nécessaire à la coagulation du sang. Se fondant sur ces faits, le docteur S. McMillen tira cette conclusion: “Le jour optimum pour la circoncision est le huitième jour12.” Est-ce une simple coïncidence? Pas du tout. Cette instruction venait de Dieu qui, lui, sait cela. 17 La science moderne a aussi découvert que le psychisme et les émotions ont une grande influence sur la santé. Une encyclopédie déclare: “Depuis 1940, il est devenu de plus en plus évident que la physiologie des organes et les organes eux-mêmes sont très étroitement associés au psychisme de l’individu et que celui-ci peut même provoquer des changements au niveau des tissus organiques13.” Or, il y a très longtemps, la Bible parlait déjà de la relation étroite entre le psychisme et la santé. Elle disait notamment: “Un cœur calme est la vie de l’organisme de chair, mais la jalousie est de la pourriture pour les os.” — Proverbes 14:30; 17:22. 18 C’est pourquoi la Bible exhorte les hommes à éviter les pensées et les émotions néfastes. “Marchons avec décence”, conseille-t-elle, “non pas dans les querelles ni dans les jalousies”. Elle donne cet autre conseil: “Que toute amertume mauvaise, toute colère, tout courroux, tout cri, tout propos outrageant, soient enlevés de chez vous, et aussi toute malice. Mais devenez bons les uns pour les autres, pleins d’une tendre compassion.” (Romains 13:13; Éphésiens 4:31, 32). Elle recommande tout particulièrement d’exercer l’amour. “En plus de tout cela, dit-elle, revêtez-vous de l’amour.” Quant à Jésus, le plus grand défenseur de l’amour, il déclara à ses disciples: “Je vous donne un commandement nouveau: que vous vous aimiez les uns les autres (...) comme je vous ai aimés.” Il a même dit dans son Sermon sur la montagne: “Continuez d’aimer vos ennemis.” (Colossiens 3:12-15; Jean 13:34; Matthieu 5:44). Certains se moqueront peut-être de ces propos en alléguant que c’est de la faiblesse, mais ils en paient le prix. Les scientifiques se sont aperçus que le manque d’amour est une cause importante de maladies mentales et d’autres problèmes. 19 On a pu lire dans Lancet, une revue médicale anglaise: “La découverte scientifique de loin la plus importante dans le domaine des maladies mentales a trait au pouvoir de l’amour de protéger et de guérir l’esprit14.” Dans la même veine, Hans Selye, spécialiste réputé du stress, a déclaré: “Ce n’est ni l’individu haï ni le patron qui exploite ses employés qui aura un ulcère, de l’hypertension ou une maladie cardiaque, mais plutôt celui qui hait ou celui qui se sent exploité. ‘Aime ton prochain’ est un des conseils médicaux les plus sages qui aient jamais été donnés15.” 20 La sagesse de la Bible est vraiment supérieure à toutes les découvertes modernes. James Fisher écrivit: “Si vous preniez l’ensemble des articles où les psychologues et les psychiatres les plus qualifiés traitent d’hygiène mentale, si vous en éliminiez toute littérature, tout détail superflu, et si vous faisiez exprimer en termes concis par les plus grands poètes cette somme de connaissances scientifiques, vous n’obtiendriez qu’un aperçu aussi maladroit qu’incomplet du Sermon sur la montagne16.” La Bible et l’Histoire 21 Après que Darwin eut publié sa théorie sur l’évolution, le récit historique de la Bible devint l’objet de critiques généralisées. Un archéologue, Leonard Woolley, donne cette explication: “Ainsi s’éleva vers la fin du XIXe siècle une école extrême de critiques, qui était prête à refuser un fondement historique à presque tout ce que contenaient les premiers livres de l’Ancien Testament17.” En fait, ces ennemis de la Bible allaient jusqu’à prétendre que l’écriture n’était devenue courante qu’au temps de Salomon, voire plus tard, et que, par conséquent, ayant été écrits des siècles après l’époque supposée des faits, les premiers récits de la Bible ne pouvaient être dignes de foi. Un des tenants de cette théorie déclara en 1892: “L’époque dont parlent les récits prémosaïques est en elle-même une preuve de leur caractère légendaire. Cette époque est antérieure à l’écriture18.” 22 Toutefois, plus récemment, l’archéologie a rassemblé un grand nombre de preuves qui attestent que l’écriture était courante longtemps avant l’époque de Moïse. “Nous tenons à répéter, expliquait l’archéologue William Albright, que l’écriture alphabétique hébraïque fut employée dès l’époque des patriarches en Canaan et dans les régions environnantes, et que la rapide évolution des lettres prouve l’usage courant de cet alphabet19.” Un autre historien et archéologue bien connu fit cette remarque: “Il nous semble aujourd’hui absurde qu’on ait pu se demander si Moïse savait ou non écrire20.” 23 Le récit historique de la Bible a été maintes fois confirmé par la découverte de nouveaux témoignages. Par exemple, pendant longtemps Sargon, roi assyrien, n’a été connu que par le récit biblique rapporté en Ésaïe 20:1. De fait, au début du siècle dernier, bon nombre de critiques déniaient toute valeur historique à ce récit. Puis les fouilles ont mis au jour les ruines du magnifique palais de Sargon, à Khorsabad, ainsi que de nombreuses inscriptions parlant du règne de ce monarque. Aujourd’hui, Sargon est un des rois assyriens les mieux connus. Moshe Pearlman, historien israélien, a écrit: “Les sceptiques qui doutaient même de l’authenticité des parties historiques de l’Ancien Testament ont brusquement révisé leur point de vue21.” 24 Une des inscriptions concernant Sargon relate un événement qu’on ne connaissait jusque-là que grâce à la Bible. Elle dit ceci: “Je cernai la ville de Samarie et je la conquis. J’emmenai en captivité 27 290 personnes qui habitaient en elle22.” Le récit de l’événement par la Bible se lit ainsi en II Rois 17:6: “En la neuvième année d’Osée, le roi d’Assyrie s’empara de Samarie et emmena Israël en exil.” Pearlman fait ce commentaire au sujet de la similitude frappante entre ces deux récits: “Il y avait donc deux rapports, un dans les annales du vainqueur et un autre dans celles du vaincu, l’un étant presque la réplique de l’autre23.” 25 Dès lors, devrions-nous nous attendre à ce que la Bible et l’histoire profane se rejoignent dans les moindres détails? Non. Pearlman ajoute: “Au Moyen-Orient, dans l’Antiquité (et parfois aussi à notre époque), il était inhabituel que ce genre de ‘récit de guerre’ soit fait par l’un et l’autre des deux camps. Cela n’arrivait que lorsque la guerre opposait Israël à un de ses voisins, et seulement lorsque Israël était battu. Quand Israël l’emportait, les chroniques de l’ennemi ne mentionnaient pas la défaite de celui-ci24.” (C’est nous qui soulignons.) Il n’est donc pas surprenant que les chroniques assyriennes qui rapportent la campagne militaire de Sennachérib, fils de Sargon, contre Israël présentent une lacune importante. Laquelle? 26 On a mis au jour dans le palais de Sennachérib des reliefs qui montrent son expédition en Israël ainsi que des inscriptions qui la racontent. Voici ce qu’on peut lire sur un prisme d’argile: “Quant à Ézéchias le Judéen qui ne s’était pas soumis à mon joug, j’assiégeai et je pris 46 de ses villes fortes (...). Lui-même, je l’enfermai dans Jérusalem, sa capitale, comme un oiseau en cage. (...) j’amoindris ainsi son pays. Au tribut que précédemment donnait leur pays, j’ajoutai et leur imposai des dons et présents pour ma Majesté25.” La version de Sennachérib correspond donc à celle de la Bible pour ce qui est des victoires assyriennes. Mais, comme il fallait s’y attendre, elle ne mentionne pas qu’il a subi un échec devant Jérusalem ni qu’il a dû battre en retraite et rentrer en Assyrie parce que 185 000 de ses soldats avaient été tués en une seule nuit. — II Rois 18:13 à 19:36; Ésaïe 36:1 à 37:37. 27 Considérez également l’assassinat de Sennachérib et ce qu’une découverte récente a révélé à ce sujet. La Bible, elle, précise que deux fils de Sennachérib, Adrammélech et Scharézer, ont tué leur père (II Rois 19:36, 37). En revanche, d’après le récit attribué au roi babylonien Nabonide et celui du prêtre babylonien Bérose, du IIIe siècle avant notre ère, un seul fils de Sennachérib aurait été mêlé au meurtre. Laquelle des deux versions est exacte? Commentant la découverte récente du prisme fragmentaire dit d’Ésar-Haddon, qui succéda à son père Sennachérib, l’historien Philip Biberfeld écrivit: “Seul le récit biblique se révèle exact. Il a été confirmé dans tous ses détails par l’inscription d’Ésar-Haddon et, concernant cet événement de l’histoire assyro-babylonienne, il s’est révélé plus exact que les sources babyloniennes elles-mêmes. C’est là un fait d’une extrême importance pour apprécier la valeur de sources pourtant contemporaines aux événements qu’elles relatent quand elles sont en désaccord avec la tradition biblique26.” 28 Au sujet de Belschazzar, à une certaine époque toutes les sources anciennes connues contredisaient la Bible, laquelle présente ce personnage comme le roi de Babylone lors de la chute de cette ville (Daniel 5:1-31). Les écrits profanes, eux, ne mentionnaient même pas Belschazzar et disaient que c’était Nabonide qui était alors roi de Babylone. Certains critiques allaient jusqu’à affirmer que Belschazzar n’avait jamais existé. Or, plus récemment, on a découvert des inscriptions anciennes qui présentent Belschazzar comme le fils de Nabonide et le corégent de Babylone avec son père. C’est vraisemblablement pour cette raison que la Bible déclare que Belschazzar proposa à Daniel de faire de lui “le troisième chef dans le royaume”, lui-même étant le second (Daniel 5:16, 29). Voilà pourquoi, comparant le livre biblique de Daniel à d’autres écrits anciens, R. Dougherty, professeur à l’Université Yale, fit ce commentaire: “On peut dire que le récit biblique est supérieur parce qu’il mentionne le nom Belschazzar, parce qu’il attribue le pouvoir royal à celui-ci et parce qu’il reconnaît l’existence d’une double royauté dans le royaume27.” 29 Michael Howard, qui participa en 1979 à une expédition à Césarée, en Israël, nous donne un autre exemple de découverte qui confirme l’historicité d’un personnage mentionné dans la Bible. “Pendant 1 900 ans, écrit-il, Pilate n’existait que dans les pages des Évangiles et dans le vague souvenir d’historiens romains et juifs. On ne connaissait pour ainsi dire rien de sa vie. Certains prétendaient même qu’il n’avait jamais existé. Mais en 1961, alors que des archéologues italiens procédaient à des fouilles dans les ruines de l’antique théâtre romain de Césarée, un des ouvriers retourna un jour une dalle qui appartenait à un des escaliers. Elle portait cette inscription latine en partie effacée: ‘Caesariensibus Tiberium Pontius Pilatus Praefectus Iudaeae.’ (Aux habitants de Césarée, pour Tibère, Ponce Pilate, préfet de Judée.) Cela dissipa totalement les doutes au sujet de l’existence de Pilate. (...) Pour la première fois, on disposait d’une preuve épigraphique contemporaine de Pilate qui confirmait l’existence de l’homme qui avait ordonné la crucifixion du Christ28.” — Jean 19:13-16; Actes 4:27. 30 D’autres découvertes récentes ont même confirmé des détails de moindre importance donnés dans le récit biblique. Par exemple, contredisant la Bible, Werner Keller écrivait en 1964 que les chameaux n’avaient pas été domestiqués très tôt et que, partant, la scène dans laquelle “nous rencontrons pour la première fois Rébecca dans sa ville natale de Nahor a dû changer de décors. En fait, les ‘chameaux’ qui appartenaient à Abraham, son futur beau-père, et qu’elle abreuva à la fontaine étaient... des ânes29”. (Genèse 24:10.) Toutefois, en 1978, Moshe Dayan, général et archéologue israélien, fournit des preuves que les chameaux servaient “de moyen de transport” à cette époque reculée et que, par conséquent, le récit biblique était exact. Il expliqua qu’“une sculpture du dix-huitième siècle avant notre ère découverte à Byblos, en Phénicie, représente un chameau s’agenouillant”. Il ajouta: “Remontant à l’époque patriarcale, des chameliers figurent sur un sceau cylindrique découvert récemment en Mésopotamie30.” 31 Les preuves de l’exactitude historique de la Bible se sont amoncelées irrésistiblement. Il est vrai qu’on ne dispose d’aucun récit profane de la débâcle égyptienne dans la mer Rouge, ni d’autres défaites d’ailleurs. Mais cela n’a rien d’étonnant, car il n’était pas dans les habitudes des monarques de faire consigner leurs défaites. Par contre, on a trouvé sur les murs du temple de Karnak, en Égypte, des inscriptions relatives à l’invasion victorieuse de Juda par le pharaon Schischac sous le règne de Roboam, fils de Salomon. Or la Bible parle de cette invasion en I Rois 14:25, 26. D’autre part, on a retrouvé la version de Mésa, roi de Moab, de sa révolte contre Israël. Elle a été écrite sur ce qu’on appelle la stèle de Mésa. Le récit de cette révolte se trouve également consigné dans la Bible, en II Rois 3:4-27. 32 Dans maintes régions du monde, de nombreux musées présentent des reliefs, des inscriptions ou des statues qui confirment le récit de la Bible. Ainsi, les noms de certains rois de Juda et d’Israël, tels Ézéchias, Manassé, Omri, Achab, Pécah, Ménahem et Osée, figurent dans les inscriptions cunéiformes des rois assyriens. Par exemple, sur l’obélisque noir de Salmanasar, on peut voir le roi Jéhu, ou l’un de ses envoyés, en train de payer le tribut au monarque assyrien. On a reconstitué le décor du palais perse de Suse, tel que l’ont connu Esther et Mardochée, deux personnages bibliques. Dans les musées, il y a également des statues des premiers Césars romains, comme Auguste, Tibère et Claude, dont les noms apparaissent dans le texte biblique (Luc 2:1; 3:1; Actes 11:28; 18:2). On a même découvert un denier d’argent à l’effigie de Tibère César, pièce de monnaie comparable à celle que Jésus demanda lorsqu’il parla de la question des impôts. — Matthieu 22:19-21. 33 Le touriste qui connaît bien la Bible et qui visite aujourd’hui la Palestine ne peut qu’être impressionné quand il constate avec quelle précision la Bible décrit le pays et ses caractéristiques. Ze’ev Shremer, chef d’une mission géologique dans la péninsule du Sinaï, déclara un jour: “Nous avons évidemment nos cartes géographiques et topographiques, mais lorsque la Bible et les cartes sont en désaccord, nous optons pour le Livre31.” Citons encore un autre exemple qui peut vous permettre personnellement de vivre l’histoire telle qu’elle est relatée dans la Bible. À Jérusalem, il est en effet possible aujourd’hui de traverser un tunnel de 533 mètres de long qui a été percé dans la roche il y a plus de 2 700 ans pour amener l’eau de la source de Guihon, dissimulée à l’extérieur des murs de la ville, jusqu’à l’étang de Siloam, à l’intérieur de celle-ci. La Bible explique qu’Ézéchias fit creuser ce tunnel pour approvisionner la ville en eau en prévision du siège imminent de la ville par Sennachérib. — II Rois 20:20; II Chroniques 32:30. 34 Ce ne sont là que quelques exemples, mais ils montrent qu’il n’est pas raisonnable de sous-estimer l’exactitude historique de la Bible. Il y en a beaucoup d’autres. Les doutes concernant la véracité de la Bible sont donc généralement fondés non pas sur ce qu’elle dit ou sur des preuves solides, mais plutôt sur des renseignements erronés ou sur l’ignorance. Frederic Kenyon, ancien directeur du British Museum, écrivit: “Si l’archéologie n’a pas encore dit son dernier mot, les résultats obtenus confirment cependant ce que la foi suggère, à savoir qu’une connaissance plus étendue ne peut que servir la Bible32.” Quant à Nelson Glueck, archéologue très connu, il déclara: “On peut dire catégoriquement qu’aucune découverte archéologique n’a jamais contredit une seule référence biblique. Quantité de découvertes archéologiques confirment dans leurs grandes lignes ou dans leurs moindres détails les récits historiques de la Bible33.” Franchise et harmonie 35 Autre chose encore confirme que la Bible vient bien de Dieu: la franchise de ses rédacteurs. Il n’est pas dans la nature de l’homme imparfait de reconnaître ses erreurs ou ses échecs, surtout dans ses écrits. La plupart des écrivains de l’Antiquité n’ont consigné que leurs succès et leurs vertus. En revanche, Moïse rapporta qu’il ‘avait manqué à ses devoirs’ et que, par conséquent, il n’avait pu conduire Israël jusqu’en Terre promise (Deutéronome 32:50-52; Nombres 20:1-13). Jonas parla de sa rébellion (Jonas 1:1-3; 4:1), et Paul reconnut ses mauvaises actions passées (Actes 22:19, 20; Tite 3:3). Quant à Matthieu, apôtre de Christ, il raconte que les apôtres ont parfois fait montre de peu de foi, ont recherché les places en vue et qu’ils ont même abandonné Jésus lorsqu’il a été arrêté. — Matthieu 17:18-20; 18:1-6; 20:20-28; 26:56. 36 Si les rédacteurs de la Bible avaient voulu falsifier quelque chose, n’aurait-ce pas été les faits qui ne les avantageaient pas? Ils n’auraient certainement pas d’une part révélé leurs manquements et, d’autre part, écrit des choses erronées sur d’autres sujets. La franchise des rédacteurs de la Bible ajoute donc du poids à leurs déclarations quand ils affirment avoir écrit sous la direction de Dieu. — II Timothée 3:16. 37 L’harmonie interne de la Bible autour d’un thème central est un autre témoignage qui atteste qu’elle a un Auteur divin. Il est facile de dire que les 66 livres qui constituent la Bible ont été écrits sur une période de plus de 16 siècles par quelque 40 rédacteurs différents. Mais réfléchissez un instant à quel point cela est remarquable. Supposez que la rédaction d’un livre ait commencé à l’époque de l’Empire romain et qu’elle se soit poursuivie sous plusieurs monarchies et sous des régimes républicains de notre temps. D’autre part, imaginez que les rédacteurs de ce livre aient été des individus aussi différents que des soldats, des rois, des prêtres, des pêcheurs, et qu’il y ait même eu un berger et un médecin. Vous attendriez-vous à ce qu’un tel livre suive un seul et unique thème très précis? Eh bien, la Bible a été écrite sur une période aussi longue, sous des régimes politiques très différents et par toutes sortes d’hommes. Et pourtant, elle est d’une harmonie parfaite. Le même message fondamental est mis en évidence du début à la fin. Cela ne donne-t-il pas du poids à l’affirmation de la Bible selon laquelle “c’est portés par de l’esprit saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu”? — II Pierre 1:20, 21. 38 Qu’en pensez-vous? La Bible est-elle digne de foi? Au lieu d’accepter tout simplement ce que certains lui font dire, considérez ce qu’elle dit effectivement, et vous constaterez par vous-même qu’elle est digne de confiance. Mais il y a aussi des preuves, encore plus convaincantes, que la Bible a bien été inspirée par Dieu.

La Bible est 100 % vraie, tous les humains devraient la consulter et trouver les vraies réponses.

Comment s'avons-nous que la Bible est vraie?

Des centaines de livres ont été écrits au sujet des preuves de l'inspiration divine de la Bible. Ces preuves sont multiples et variées. Malheureusement, la plupart de nos contemporains n'en ont lu aucun. En réalité, très peu ont pris le temps de lire la Bible elle-même! Ainsi, la grande majorité suit le mythe populaire que la Bible est remplie d'erreurs et n'est plus pertinente dans notre monde moderne. Les auteurs bibliques néanmoins, affirmaient sans cesse qu'ils transmettaient la parole même de Dieu, infallible et digne de confiance au plus haut degré. Quelle prétention de la part de n'importe quel écrivain! Si la quarantaine d'hommes qui ont rédigé les Ecritures s'étaient trompés dans leurs affirmations, soit ils mentaient, soit ils étaient fous, ou les deux à la fois! Si, par contre, le livre le plus grand, celui qui a eu le plus d'influence de tout temps, celui qui contient la plus belle littérature qui soit et le plus parfait code éthique jamais inventé, a été rédigé par des fanatiques fourbes, alors quel espoir avons-nous de trouver une signification et un objectif dans ce monde? Si seulement des gens prenaient le temps d'examiner sérieusement ces preuves bibliques, ils découvriraient que les déclarations des auteurs bibliques d'être divinement inspirés (affirmés plus de 3,000 fois, d'une manière ou d'une autre) tiennent bien la route. Des prophéties accomplies La preuve remarquable des prophéties accomplies vient tout de suite à l'esprit. Des centaines de prophéties bibliques se sont accomplies, d'une manière précise et méticuleuse, bien souvent longtemps après la disparition de leur auteur. Par exemple, Daniel le prophète prédit en environ 538 Avant Christ (Daniel 9:24-27) que le Christ viendrait comme Sauveur et Prince promis d'Israel 483 years après l'autorisation accordée aux juifs, par l'empereur perse, de rebâtir Jérusalem, alors en ruines. Cette prophétie trouva son accomplissement, d'une manière claire et précise, des centaines d'années plus tard. Il existe de nombreuses prophéties concernant des nations et des cités bien précises qui, au cours de l'histoire, ont toutes trouvé un accomplissement litéral. Plus de 300 prophéties trouvèrent leur accomplissement en Jésus-Christ lui-même lors de sa venue. D'autres prophéties parlent de la propagation du christianisme, et d'autres religions fausses, et de nombreux d'autres subjets. Aucun autre livre, ancien or moderne, ne peut lui être comparé! Les prophéties vagues et généralement erronnées des gens comme Jeanne Dixon, Nostradamus, Edgar Cayce, et d'autres comme eux ne se trouvent nullement dans la même catégorie, pas plus que d'autres livres religieux comme le Coran, les Analectes confuciens, et d'autre écrits religieux semblables. Seule la Bible manifeste ces preuves prophétiques remarquables, et elle le fait à une échelle si grande à rendre totalement absurde toute explication autre qu'une révélation divine. L'exactitude historique unique L'exactitude historique des Ecritures est également dans une classe à part, de loin supérieure aux rapports écrits de l'Egypte, de l'Assyria, et d'autres nations antiques. Des confirmations archéologiques du récit biblique étaient presque innombrables au cours du 20ème siècle. Dr. Nelson Glueck, probablement le meilleur expert moderne de l'archéologie israélienne, a dit: “Aucune découverte archéologique n'a jamais réfuté un texte biblique. De nombreuses trouvailles archéologiques confirment en esquisse claire ou dans le détail des affirmations historiques de la Bible. De même, une évaluation exacte des descriptions bibliques a souvent conduit à des découvertes remarquables.” L'exactitude scientifique Une autre preuve de l'inspiration divine se trouve dans le fait que la plupart des principes de la science moderne soit mentionnée comme des faits de la nature in the Bible bien longtemps avant que les scientistes les confirment de manière expérimentale. Un échantillon de ceux-ci incluerait: ◾La rondeur de la terre (Esaïe 40:22) ◾L'immensité quasi infinie de l'univers sidéral (Esaïe 55:9) ◾La loi de la conservation de la masse et de l'énergie (II Pierre 3:7) ◾Le cycle hydrologique (Ecclésiaste 1:7) ◾L'immense nombre d'étoiles (Jérémie 33:22) ◾La loi de l'entropie croissante (Psaume 102:26-28) ◾L'importance capitale du sang dans les processus de la vie (Lévitique 17:11) ◾La circulation atmosphérique(Ecclésiaste 1:6) ◾Le champ de gravité (Job 26:7) ◾et beaucoup d'autres. Ces principes ne sont pas exposés dans le jargon technique de la science moderne, bien sûr, mais dans le langage élémentaire de l'expérience humaine quotidienne; néanmoins, ils correspondent totalement aux découvertes scientifiques les plus modernes. Il est aussi significatif qu'on n'a pu démontré aucune erreur sérieuse dans la Bible, que ce soit dans le domaine de la science, dans celui de l'histoire, ou de quelqu'autre domaine! On a prétendu en trouver beaucoup, bien sûr, mais des érudits bibliques conservateurs ont toujours su présenter des réponses raisonnables à de tels problèmes. La structure unique Il faudrait aussi souligner la structure remarquable de la Bible. Même si c'est un recueil de 66 livres, rédigés par plus de 40 auteurs différents pendant une période de 2,000 ans, il s'agit manifestement d'un Livre, possédant une unité parfaite et une harmonie étonnante du début juqu'à la fin. Chaque auteur, au moment de rédiger son texte, n'avait aucune idée que son message se trouverait incorporé plus tard dans un tel livre, et pourtant chaque écrit correspond parfaitement à l'ensemble, telle une pièce dans un puzzle. Chacun atteint son objectif en tant que composant de l'ensemble. Toute personne qui étudie la Bible avec minutie trouvera continuellement des compositions mathématiques remarquables tissées à travers sa structure, avec une complexité et une symmétrie inexplicables en termes de hasard ou de complicité. Le fil conducteur de la Bible, qui se développe de plus en plus depuis la Genèse jusqu'à l'Apocalypse, est l'oeuvre grandiose de Dieu dans la création et la rédemption de toutes choses, par son Fils unique, le Seigneur Jésus-Christ. Les effets uniques de la Bible La Bible est aussi unique en termes de ses effets sur des individus et sur l'histoire des nations. C'est le best-seller de tous les temps, attirant les coeurs et les esprits, aimé par au moins quelques uns parmi chaque race ou nation ou tribu où il a été répandu, que ce soit des riches ou des pauvres, des érudits ou incultes, des rois ou des gens ordinnaires, des gens littérallement de tous les arrière-plans ou niveaux de vie. Aucun autre livre n'a jamais eu un tel attrait universel ni produit de tels effets durables. Une dernière preuve que la Bible est vraie se trouve dans le témoignage de ceux qui y ont cru. Des multitudes de gens, passés et présents, ont trouvé par expérience personnelle que ses promesses sont vraies, que ses conseils sont justes, ses commandements et limitations sages, et que son message merveilleux de salut correspond aux besoins à la fois pour maintenant et pour l'éternité.

La Bible vient-elle vraiment de Dieu?

JÉHOVAH nous a-t-il renseignés sur sa personne? Nous a-t-il révélé ce qu’il a fait et ce qu’il se propose de faire? Un père qui aime ses enfants leur apprend beaucoup de choses. Or, nous avons vu que Jéhovah est un Père plein d’amour. 2 Mais comment Jéhovah pourrait-il instruire les hommes en tout temps et en tout lieu? Un excellent moyen consisterait à faire écrire un livre et à le rendre accessible à tous. La Bible est-elle le Livre de Dieu? Comment le savoir? LA BIBLE — UN LIVRE UNIQUE 3 Si la Bible vient vraiment de Dieu, elle ne doit ressembler à aucun autre livre. Est-ce le cas? Oui, à plus d’un titre. D’abord, elle est très ancienne. Comment pourrait-il en être autrement de la Parole que Dieu adresse à toute l’humanité? La rédaction de la Bible en hébreu débuta il y a quelque 3 500 ans, et sa traduction, il y a plus de 2 200 ans. Aujourd’hui, chacun ou presque peut la lire dans sa langue. 4 Aucun autre livre ne peut rivaliser avec la Bible pour ce qui est de sa diffusion. Un livre est un “best-seller” quand il est tiré à quelques milliers d’exemplaires seulement. Or, chaque année, des millions de Bibles sont imprimées! Il en existe déjà des milliards d’exemplaires. Même dans les régions lointaines et isolées de la terre, on trouve la Bible. N’est-ce pas chose normale pour un livre qui vient de Dieu? 5 La grande diffusion de la Bible est d’autant plus étonnante que ses ennemis ont cherché à la détruire. Mais ne fallait-il pas s’attendre à ce que le Livre de Dieu subisse les attaques des agents du Diable? Jadis, il était courant de brûler des Bibles, et l’on punissait souvent de mort les lecteurs de ce livre. 6 Ne s’attend-on pas à ce que le Livre de Dieu réponde aux grandes questions que nous nous posons? “D’où vient la vie? Pourquoi sommes-nous sur terre? Quel est l’avenir de l’homme?” Les réponses données viennent de Jéhovah. Un rédacteur biblique dit: “C’est l’esprit de Jéhovah qui a parlé par moi, et sa parole a été sur ma langue.” (II Samuel 23:2). Et un autre: “Toute Écriture est inspirée de Dieu.” (II Timothée 3:16). Puisque la Bible affirme être la Parole de Dieu, ne serait-il pas sage d’en examiner le contenu? COMMENT LA BIBLE A ÉTÉ ÉCRITE 7 “Mais, direz-vous, comment la Bible peut-elle venir de Dieu alors qu’elle a été écrite par des hommes?” Oui, 40 hommes l’ont rédigée, à l’exception des Dix Commandements, écrits par Dieu sur des tables de pierre sous l’action de son esprit saint (Exode 31:18). Mais leurs écrits n’en sont pas moins la Parole de Dieu. La Bible explique: “C’est portés par de l’esprit saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu.” (II Pierre 1:21). Comme lorsqu’il créa les cieux, la terre et toute chose vivante, Dieu se servit de son puissant esprit saint pour diriger la rédaction de la Bible. 8 La Bible n’a donc qu’un seul Auteur, Jéhovah Dieu. Il utilisa des rédacteurs humains à la manière d’un patron qui dicte une lettre à sa secrétaire. Celle-ci rédige la lettre, mais c’est la pensée du patron qui est exprimée. Pareillement, la Bible est le Livre de Dieu, et non celui des hommes qui l’ont écrite. 9 Puisque Dieu a créé le cerveau, il n’a eu aucun mal à imprimer son message dans l’esprit de ses serviteurs. De nos jours, ne peut-on pas recevoir des messages lointains par le moyen de la radio et de la télévision? Le son et les images nous parviennent selon des lois physiques établies par Dieu. On comprend donc aisément que depuis sa résidence céleste, Dieu a pu inciter des hommes à écrire ce que l’humanité devait savoir. 10 Il en est résulté un livre merveilleux. En fait, la Bible est un recueil de 66 petits livres. Le mot grec biblia, d’où vient son nom, signifie “petits livres”. Ces livres ou lettres ont été écrits de 1513 avant notre ère à 98 de notre ère, soit sur 1 600 ans; mais comme ils n’ont qu’un seul Auteur, ils sont en parfaite harmonie. Ils ont le même thème: Jéhovah rétablira des conditions justes grâce à son Royaume. Le premier livre, la Genèse, révèle comment le paradis a été perdu à cause de la rébellion contre Dieu, et le dernier, la Révélation, explique comment la terre redeviendra un paradis sous la domination de Dieu. — Genèse 3:19, 23; Révélation 12:10; 21:3, 4. 11 Les 39 premiers livres de la Bible furent principalement écrits en hébreu, sauf quelques passages en araméen, et les 27 derniers en grec, langue communément parlée au temps de Jésus et des premiers chrétiens. Ces deux parties de la Bible sont fort justement appelées “Écritures hébraïques” et “Écritures grecques”. Toutes deux sont en harmonie; la preuve, c’est que les Écritures grecques citent plus de 365 fois les Écritures hébraïques et s’y réfèrent 375 fois environ. LA BIBLE ACCESSIBLE À TOUS 12 Si les seuls écrits originaux étaient disponibles, comment la Parole divine pourrait-elle être lue par tous? Jéhovah fit donc faire des copies des écrits originaux hébreux (Deutéronome 17:18). Esdras, par exemple, fut “un habile copiste pour ce qui est de la loi de Moïse, qu’avait donnée Jéhovah, le Dieu d’Israël”. (Esdras 7:6.) On fit également des milliers de copies des Écritures grecques. 13 Lisez-vous l’hébreu ou le grec? Non? Alors vous ne pouvez lire les premières copies manuscrites de la Bible, dont certaines existent encore aujourd’hui. Quelqu’un a par conséquent dû traduire la Bible dans votre langue. Ce travail a permis à un grand nombre de personnes de lire la Parole divine. Ainsi, 300 ans environ avant Jésus, le grec devint la langue parlée par la plupart des gens. En 280 avant notre ère, on commença donc à traduire les Écritures hébraïques en grec. Cette traduction a pour nom la “Septante”. 14 Plus tard, lorsque beaucoup parlèrent le latin, on traduisit la Bible dans cette langue. Des siècles passèrent et on abandonna le latin au profit d’autres langues, comme l’arabe, le français, l’espagnol, le portugais, l’italien, l’allemand et l’anglais. Le clergé catholique lutta alors pour empêcher que la Bible soit traduite dans la langue du peuple. Il a même brûlé au bûcher ceux qui possédaient la Bible, parce que ce Livre dénonçait leurs faux enseignements et leurs mauvaises pratiques. Mais il échoua, et les Écritures furent largement diffusées en de nombreuses langues. Aujourd’hui, elles sont disponibles, en entier ou en partie, en plus de 1 700 langues. 15 Au fil des années, on produisit différentes versions de la Bible dans une même langue. Ainsi, rien qu’en français, il existe des dizaines de traductions. Pourquoi une seule ne suffit-elle pas? Parce que les langues évoluent constamment. Ainsi, une comparaison entre les anciennes et les nouvelles traductions ne révèle que des modifications de style. La même pensée est presque toujours exprimée, mais les traductions récentes sont plus compréhensibles. Réjouissons-nous donc de ce que les nouvelles traductions de la Bible soient écrites dans une langue courante et facile à comprendre. LA BIBLE A-T-ELLE CHANGÉ? 16 “Mais, direz-vous, quelle assurance avons-nous que nos Bibles renferment bien le message que les rédacteurs ont reçu de Dieu?” À force de copier et de recopier les Écritures au cours des siècles, des fautes ont dû être commises. En effet, mais elles ont été découvertes et corrigées dans nos versions modernes. Ainsi, le texte d’aujourd’hui est bien celui que les rédacteurs ont écrit à l’origine. Quelle preuve en avons-nous? 17 Entre 1947 et 1955, on a découvert les rouleaux dits de la mer Morte, parmi lesquels il y avait des copies de livres des Écritures hébraïques. Ils datent de 100 à 200 ans avant la naissance de Jésus. L’un d’eux est une copie du livre d’Ésaïe. Avant cette découverte, le plus ancien texte hébreu d’Ésaïe datait d’environ 1 000 ans après Jésus Christ. Or, quand on compara ces deux copies, on ne découvrit que des différences mineures, la plupart d’entre elles concernant l’orthographe. Ainsi, les copies faites sur un millier d’années n’ont pas vraiment changé le texte. 18 On possède aujourd’hui plus de 1 700 copies anciennes des Écritures hébraïques. Grâce à une comparaison minutieuse de ces copies, on est en mesure de déceler et de corriger toute faute de copiste. Il existe également des milliers de manuscrits très anciens des Écritures grecques, dont certains remontent presque au temps de Jésus et de ses apôtres. Ainsi, Sir Frederic Kenyon a pu dire: “Les dernières raisons permettant de laisser subsister un doute sur l’intégrité du texte qui nous est parvenu s’en trouvent désormais dissipées.” — The Bible and Archaeology, pages 288, 289. 19 Mais n’allez pas croire qu’on n’a pas tenté de changer la Parole de Dieu. Citons l’exemple de I Jean 5:7. Dans la Bible de Glaire, il se lit ainsi: “Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel: le Père, le Verbe, et l’Esprit-Saint; et ces trois sont une seule chose.” Or, aucun des manuscrits les plus anciens ne contient ces mots. Ils furent ajoutés pour appuyer la doctrine de la trinité. Comme il est évident que ces mots ne font pas partie de la Parole de Dieu, ils ne figurent pas dans les versions récentes. 20 Donc, quiconque dit que la Bible ne contient pas le texte original nie les faits. Jéhovah a veillé à la préservation de sa Parole, pour que le texte ne soit affecté ni par les fautes de copistes ni par les additions. L’Écriture renferme elle-même la promesse que Dieu préserverait la pureté de sa Parole jusqu’à nos jours. — Psaume 12:6, 7; Daniel 12:4; I Pierre 1:24, 25; Révélation 22:18, 19. LA BIBLE EST-ELLE VÉRIDIQUE? 21 Dans une prière adressée à Dieu, Jésus déclara: “Ta parole est vérité.” (Jean 17:17). Mais en est-il bien ainsi? La Bible se révèle-t-elle véridique quand on l’examine avec soin? Son exactitude étonne souvent les historiens. La Bible donne des noms et des détails précis qui peuvent être confirmés. 22 Regardez les figures et les inscriptions portées sur ce mur de Karnak, en Égypte; elles parlent de la victoire du pharaon Schischac sur Juda sous le règne de Roi Roboam, fils de Salomon, il y a presque 3 000 ans. La Bible rapporte le même événement. — I Rois 14:25, 26. 23 La stèle de Mésa, dont l’original se trouve au musée du Louvre, à Paris, relate la rébellion du roi moabite Mésa contre Israël. Ce fait est également rapporté dans la Bible. — II Rois 1:1; 3:4-27. 24 À l’extrême droite, vous voyez l’étang de Siloam et l’entrée d’un tunnel de 533 mètres, à Jérusalem, tunnel que de nombreux touristes ont traversé. Voilà une autre preuve de la véracité de la Bible! Comment cela? Eh bien, le Saint Livre explique que le roi Ézéchias fit creuser ce tunnel il y a plus de 2 500 ans pour protéger l’approvisionnement en eau de la ville contre les envahisseurs. — II Rois 20:20; II Chroniques 32:2-4, 30. 25 Au British Museum, on peut voir la Chronique de Nabonide, représentée à droite. Elle décrit la chute de Babylone, tout comme la Bible (Daniel 5:30, 31). Mais celle-ci précise que Belschazzar était roi de Babylone, alors que la Chronique de Nabonide ne mentionne même pas ce nom. En fait, il fut un temps où toutes les inscriptions anciennes indiquaient que Nabonide avait été le dernier roi de Babylone. Cela amena les détracteurs de la Bible à dire que Belschazzar n’avait jamais existé. Or, on a trouvé récemment des inscriptions qui montrent que Belschazzar était le fils de Nabonide et qu’il régna à Babylone avec son père. Non, les preuves de la véracité de la Bible ne manquent pas! 26 Mais la Bible n’est pas seulement un livre d’Histoire vrai. Tout ce qu’elle dit est véridique, même lorsqu’elle aborde des questions scientifiques. En voici deux exemples: Dans l’Antiquité, on croyait généralement que la terre reposait sur un fondement visible, tel qu’un géant. Or la Bible, en parfait accord avec les faits scientifiques, dit que ‘la terre est suspendue sur le néant’. (Job 26:7.) Jadis, on croyait aussi que la terre était plate, mais selon la Bible, Dieu “habite au-dessus du cercle de la terre”. — Ésaïe 40:22. 27 Mais la plus belle preuve que la Bible vient de Dieu est son exactitude prophétique. Aucun livre humain n’a jamais prédit avec exactitude le déroulement de l’Histoire. La Bible l’a fait. Elle renferme d’authentiques prophéties. Quelques-unes des plus remarquables concernent la venue du Fils de Dieu sur la terre. Des siècles à l’avance, les Écritures hébraïques ont annoncé que le Messie promis naîtrait à Bethléhem, d’une vierge, qu’il serait trahi pour 30 pièces d’argent et compté parmi les pécheurs, qu’aucun de ses os ne serait brisé, qu’on tirerait au sort ses vêtements et bien d’autres détails encore. — Michée 5:2; Matthieu 2:3-9; Ésaïe 7:14; Matthieu 1:22, 23; Zacharie 11:12, 13; Matthieu 27:3-5; Ésaïe 53:12; Luc 22:37, 52; 23:32, 33; Psaume 34:20; Jean 19:36; Psaume 22:18; Matthieu 27:35. 28 Comme nous l’avons dit au premier chapitre, la Bible annonce aussi que le présent système touche à sa fin et qu’il sera remplacé par un nouvel ordre juste (Matthieu 24:3-14; II Pierre 3:7, 13). Peut-on croire à cette prophétie non encore réalisée? Si quelqu’un vous a dit la vérité cent fois et que vous ne l’ayez jamais pris en défaut, allez-vous tout à coup douter de lui? Ce serait insensé. Pareillement, nous n’avons aucune raison de douter des promesses de Dieu consignées dans la Bible; on peut faire confiance à sa Parole (Tite 1:2). Si vous continuez à étudier la Bible, vous serez plus que jamais convaincu qu’elle vient de Dieu.

La Bible est-elle vraiment inspirée par Dieu?

AUCUN homme n’est capable de prédire l’avenir avec exactitude et précision. C’est au-dessus des capacités des humains. Par contre, le Créateur de l’univers dispose, lui, de tous les éléments nécessaires pour cela et il a en plus le pouvoir de diriger le cours des événements. Voilà pourquoi on peut parler de lui comme de “Celui qui depuis le commencement révèle la conclusion, et depuis le temps jadis les choses qui n’ont pas été faites”. — Ésaïe 46:10; 41:22, 23. 2 La Bible renferme des centaines de prophéties. Mais se sont-elles réalisées? Si oui, c’est une preuve éloquente que ce livre est ‘inspiré de Dieu’ (II Timothée 3:16, 17), et nous aurons d’autant plus confiance dans les autres prophéties qui concernent l’avenir. Il sera donc très utile de considérer certaines des prophéties bibliques qui se sont déjà réalisées. La chute de Tyr 3 Tyr était une ville portuaire importante de Phénicie qui avait agi traîtreusement envers Israël, son voisin méridional dont les habitants adoraient Jéhovah. Par l’entremise d’un prophète du nom d’Ézéchiel, Jéhovah annonça la destruction complète de cette ville quelque 250 ans avant que l’événement se produisît. Il déclara: “Je ferai monter contre toi beaucoup de nations (...). Et, à coup sûr, elles saccageront les murs de Tyr et démoliront ses tours, et j’en raclerai sa poussière et j’en ferai une surface de rocher luisante et nue. Elle deviendra, au milieu de la mer, un séchoir pour filets à la traîne.” Ézéchiel précisa également le nom de la nation et de son roi qui mettraient une première fois le siège devant Tyr: “Voici que je fais venir (...) contre Tyr Nébucadrezzar, roi de Babylone.” — Ézéchiel 26:3-5, 7. 4 Comme cela avait été annoncé, c’est effectivement Nébucadrezzar [Nébucadnezzar] qui, plus tard, renversa la ville continentale de Tyr. Une encyclopédie parle d’“un siège de 13 ans (...) par Nébucadrezzar1”. Mais après la prise de cette ville, Ézéchiel rapporta que ce roi n’en retira aucun butin. Nous lisons: “Pour ce qui est du salaire, il n’y en a eu aucun (...) pour lui.” (Ézéchiel 29:18). Pourquoi donc? Parce que, durant le siège, la plupart des trésors de la ville continentale de Tyr furent transférés dans la ville insulaire, de l’autre côté d’un étroit chenal. Celle-ci ne fut pas détruite par Nébucadrezzar2. 5 Cependant, Nébucadrezzar n’a pas ‘raclé sa poussière ni fait [de Tyr] une surface de rocher luisante et nue’, comme l’avait annoncé Ézéchiel. D’autre part, les paroles du prophète Zacharie, selon lesquelles Tyr serait ‘abattue dans la mer’, ne s’étaient pas réalisées non plus (Zacharie 9:4). Ces prophéties étaient-elles donc fausses? Non, pas du tout. En effet, plus de 250 ans après la prophétie d’Ézéchiel et presque 200 ans après celle de Zacharie, Tyr fut complètement détruite par les armées grecques conduites par Alexandre le Grand. C’était en 332 avant notre ère. “Avec les décombres de la partie continentale de la ville, explique la même encyclopédie, en 332 il construisit une énorme [chaussée] pour relier l’île au continent. Après sept mois de siège (...), il prit et détruisit Tyr3.” 6 Ainsi que l’avaient annoncé Ézéchiel et Zacharie, la poussière et les décombres de Tyr finirent au milieu de la mer. La ville devint une surface de rocher luisante, “un séchoir pour filets à la traîne”, comme a pu le constater un visiteur qui s’était rendu sur les lieux4. Des prophéties qui avaient été faites plusieurs centaines d’années auparavant s’étaient bel et bien réalisées dans les moindres détails. Cyrus et la chute de Babylone 7 Tout aussi remarquables sont les prophéties relatives aux Juifs et à Babylone. L’Histoire nous rapporte que les Babyloniens emmenèrent les Juifs en captivité. Mais Jérémie avait annoncé cet événement environ 40 ans avant. Quant à Ésaïe, il avait prédit quelque 150 ans auparavant la déportation des Juifs ainsi que leur retour de captivité. Jérémie avait même précisé qu’ils seraient de retour dans leur pays 70 ans après leur déportation. — Ésaïe 39:6, 7; 44:26; Jérémie 25:8-12; 29:10. 8 Ce retour devint possible quand Babylone tomba aux mains des Mèdes et des Perses en 539 avant notre ère. Sa chute avait été annoncée près de 200 ans à l’avance par Ésaïe et environ 50 ans avant par Jérémie, qui avait aussi précisé que les soldats babyloniens ne combattraient pas. Les deux prophètes avaient également prédit que les eaux de l’Euphrate, qui constituaient une protection pour la ville, ‘devraient être desséchées’. Ésaïe avait en plus donné le nom du conquérant perse, Cyrus, et ajouté que ‘les portes [de Babylone] ne seraient pas fermées’ devant lui. — Jérémie 50:38; 51:11, 30; Ésaïe 13:17-19; 44:27; 45:1. 9 L’historien grec Hérodote explique que Cyrus détourna effectivement les eaux de l’Euphrate et que “l’ancien lit du fleuve devint guéable5”. Les soldats ennemis empruntèrent alors le lit de la rivière et pénétrèrent dans la ville par les portes qui avaient été laissées imprudemment ouvertes. “Si les Babyloniens eussent été instruits d’avance du dessein de Cyrus, continue Hérodote, ils n’auraient eu qu’à fermer toutes les petites portes qui conduisaient au fleuve (...). Mais les Perses survinrent lorsqu’ils s’y attendaient le moins6.” En fait, comme l’explique la Bible et le confirme Hérodote7, les Babyloniens étaient en train de festoyer (Daniel 5:1-4, 30). Ésaïe et Jérémie avaient tous deux annoncé que Babylone deviendrait finalement un monceau de ruines sans habitant. Or c’est exactement ce qui s’est produit. Babylone est aujourd’hui un amoncellement de tertres désolés. — Ésaïe 13:20-22; Jérémie 51:37, 41-43. 10 En outre, Cyrus rendit leur pays aux Juifs. Plus de deux siècles auparavant, Jéhovah avait annoncé au sujet de Cyrus: “Il exécutera intégralement tout ce à quoi je prends plaisir.” (Ésaïe 44:28). Conformément à la prophétie, en 537 avant notre ère, 70 ans après leur déportation, les Juifs furent libérés par Cyrus et retournèrent dans leur pays (Esdras 1:1-4). On a mis au jour une inscription perse très ancienne, à laquelle on a donné le nom de cylindre de Cyrus, qui montre clairement que Cyrus avait pour politique de renvoyer les captifs dans leur pays. Il aurait dit: “Quant aux habitants de Babylone (...) je rassemblai aussi tous leurs habitants [des villes d’où ils avaient été déportés] et leur rendis leurs habitations8.” L’Empire médo-perse et la Grèce 11 Alors que Babylone était encore une puissance mondiale, la Bible annonçait déjà qu’elle serait vaincue par un bélier symbolique à deux cornes qui représentait “les rois de Médie et de Perse”. (Daniel 8:20.) Conformément à cette prophétie, l’Empire médo-perse devint la nouvelle puissance mondiale après avoir renversé Babylone en 539 avant notre ère. Plus tard, “un bouc de chèvres”, identifié à la Grèce, “abattit le bélier et brisa ses deux cornes”. (Daniel 8:1-7.) Cela eut lieu en 332 avant notre ère quand la Grèce l’emporta sur l’Empire médo-perse et se hissa ainsi au rang de puissance mondiale. 12 Notez ce qui, selon la prophétie, devait se passer ensuite: “Et le bouc de chèvres, lui, prit de grands airs à l’extrême; mais dès qu’il devint puissant, la grande corne fut brisée, et à sa place s’élevèrent de façon très apparente quatre cornes.” (Daniel 8:8). Qu’est-ce que cela signifiait? La Bible répond elle-même: “Le bouc velu représente le roi de Grèce; et quant à la grande corne qui était entre ses yeux, elle représente le premier roi. Et comme celle-ci a été brisée, de sorte que quatre se sont finalement élevées à sa place, c’est que quatre royaumes de sa nation se lèveront, mais non pas avec sa force.” — Daniel 8:21, 22. 13 L’Histoire montre que ce “roi de Grèce” fut Alexandre le Grand. Après sa mort survenue en 323 avant notre ère, son empire fut finalement partagé en quatre royaumes par quatre généraux: Séleucus Nicator, Cassandre, Ptolémée Lagus et Lysimaque. Exactement comme l’avait annoncé la prophétie, ‘quatre se sont finalement élevés à sa place’. Toutefois, et comme le précisait également la prophétie, aucun d’eux n’eut jamais la puissance d’Alexandre. C’est ainsi que plus de 200 ans après avoir été prononcée, cette prophétie commença à se réaliser, autre confirmation éclatante de l’inspiration divine de la Bible. Le Messie annoncé 14 Les nombreuses prophéties bibliques relatives à Jésus Christ sont extraordinaires. Le professeur J. Free a fait ce commentaire: “Les chances pour que toutes ces prophéties s’accomplissent sur un seul et même homme étaient si infimes que cela prouve de façon remarquable qu’elles ne pouvaient en aucun cas être des prédictions perspicaces faites par de simples humains9.” 15 La réalisation d’un grand nombre de ces prophéties échappait complètement au pouvoir de Jésus. Ainsi, ce n’est pas lui qui aurait pu faire en sorte de naître dans la tribu de Juda ou dans la lignée de David (Genèse 49:10; Ésaïe 9:6, 7; 11:1, 10; Matthieu 1:2-16). Il ne pouvait pas non plus diriger le cours des événements de manière à naître à Bethléhem (Michée 5:2; Luc 2:1-7). Comment aurait-il pu s’arranger pour que quelqu’un le livre en échange de 30 pièces d’argent (Zacharie 11:12; Matthieu 26:15), pour que ses ennemis lui crachent dessus (Ésaïe 50:6; Matthieu 26:67), pour qu’on parle en mal de lui tandis qu’il serait attaché à un poteau de supplice (Psaume 22:7, 8; Matthieu 27:39-43), pour être transpercé sans qu’aucun de ses os ne soit brisé (Zacharie 12:10; Psaume 34:20; Jean 19:33-37) et pour que les soldats jettent les sorts afin de se partager ses vêtements (Psaume 22:18; Matthieu 27:35)? Et ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses prophéties qui se sont accomplies en la personne de Jésus. La destruction de Jérusalem 16 Jésus a été le plus grand prophète de Jéhovah. Notez d’abord ce qu’il avait annoncé au sujet de Jérusalem: “Tes ennemis feront une fortification autour de toi, avec des pieux taillés en pointe, et t’encercleront, et te presseront de toutes parts, et ils te fracasseront sur le sol, toi et tes enfants au-dedans de toi; et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas discerné le temps où tu as été inspectée.” (Luc 19:43, 44). Il avait ajouté: “Quand vous verrez Jérusalem entourée par des armées qu’on a fait camper, alors sachez que pour elle la désolation s’est approchée. Alors, que ceux qui seront en Judée se mettent à fuir vers les montagnes.” — Luc 21:20, 21. 17 Conformément à ces paroles prophétiques, les armées romaines conduites par Cestius Gallus sont bien montées contre Jérusalem en 66 de notre ère. Mais, fait étrange, Cestius Gallus ne mena pas le siège à son terme. En effet, Flavius Josèphe, historien du premier siècle, rapporte que “Cestius (...) leva le siège lorsqu’il avait le plus de sujet d’espérer de réussir dans son entreprise10”. Le siège ayant été levé de façon inespérée, les habitants de Jérusalem avaient donc la possibilité de suivre le conseil de Jésus et de s’enfuir de la ville. Selon Eusèbe, historien de l’Antiquité, c’est ce qu’ont fait les chrétiens11. 18 Moins de quatre ans plus tard, en 70, les armées romaines conduites cette fois par le général Titus revinrent et encerclèrent Jérusalem. Les Romains coupèrent les arbres sur des kilomètres à la ronde et dressèrent une palissade circulaire autour de la ville, une “fortification (...) avec des pieux taillés en pointe”. Comme l’écrit Josèphe, “les Juifs, se voyant alors entièrement renfermés dans la ville, désespérèrent de leur salut12”. Toujours selon Josèphe, après un siège d’environ cinq mois, à part un pan de mur et trois tours, l’ordre de Titus “de ruiner toute la ville de Jérusalem jusque dans ses fondements (...) fut si exactement exécuté qu’il ne parut plus aucune marque qu’il y eût eu des habitants13”. 19 Au cours du siège de la ville, environ 1 100 000 Juifs périrent et 97 000 furent emmenés captifs14. Aujourd’hui encore, il existe à Rome un témoignage de la réalisation de cette prophétie de Jésus. Il s’agit de l’arc de Titus que les Romains érigèrent en 81 pour commémorer la prise de Jérusalem. Ce témoignage muet rappelle que celui qui ne tient pas compte des avertissements que donnent les prophéties de la Bible court à sa perte. Des prophéties en train de s’accomplir 20 Selon la Bible, le monde est sur le point de connaître un bouleversement stupéfiant. De même que Jésus a prédit aux gens de son époque des événements qui leur permettraient de discerner la proximité de la destruction de Jérusalem, de même il a annoncé des événements qui allaient nous permettre aujourd’hui de savoir que ce changement universel est proche. Jésus a donné ce “signe” en réponse à la question suivante de ses disciples: “Quel sera le signe de ta présence et de la conclusion du système de choses?” — Matthieu 24:3. 21 D’après le témoignage de la Bible, cette fois le Christ serait ‘présent’ non plus en tant qu’humain, mais en tant que roi puissant dans le ciel pour libérer l’humanité opprimée (Daniel 7:13, 14). Sa “présence” aurait lieu au cours de ce qu’il a appelé “la conclusion du système de choses”. Quel était donc ce “signe” que Jésus a donné pour que les humains puissent discerner sa présence invisible en qualité de roi et la proximité de la fin du présent système de choses? On trouve consignés dans la Bible, en Matthieu chapitre 24, en Marc chapitre 13 et en Luc chapitre 21, les événements que Jésus a annoncés et qui constituent ensemble ce “signe”. En voici les principaux: 22 DE GRANDES GUERRES: “Nation se dressera contre nation et royaume contre royaume.” (Matthieu 24:7). Cette prophétie s’est accomplie de façon indiscutable à partir de 1914. La Première Guerre mondiale, qui a éclaté cette année-là, a introduit l’utilisation massive des armes automatiques, du char d’assaut, du sous-marin, de l’avion et des gaz. Quand elle a pris fin, en 1918, environ 14 millions de soldats et de civils avaient été tués. Un historien a fait cette remarque: “La Première Guerre mondiale a été la première guerre ‘totale’15.” Mais la Seconde Guerre mondiale, de 1939 à 1945, a été encore plus destructrice. On a estimé à 55 millions le nombre des tués parmi les civils et les soldats. De plus, elle a vu l’introduction d’une arme horrible, tout à fait nouvelle: la bombe atomique. Depuis, plus de 30 millions de personnes sont mortes au cours de nombreuses guerres plus ou moins importantes. La revue allemande Der Spiegel écrivait: “Il n’y a pas eu un seul jour de paix véritable dans le monde depuis 194516.” 23 DES DISETTES: “Il y aura des disettes.” (Matthieu 24:7). La Première Guerre mondiale fut suivie d’une famine à l’échelle planétaire. Après la Seconde Guerre mondiale, il y eut une disette plus grave encore. Et maintenant? Selon le Times de Londres, “aujourd’hui la faim existe sur une échelle totalement nouvelle (...), car 400 millions d’humains vivent constamment à deux doigts de la mort à cause de la faim17”. Le Globe and Mail de Toronto dit: “Plus de 800 millions de gens sont sous-alimentés18.” Et l’Organisation mondiale de la santé rapporte qu’à cause de la sous-alimentation “chaque année 12 millions d’enfants meurent avant leur premier anniversaire19”. 24 DES TREMBLEMENTS DE TERRE: “Il y aura de grands tremblements de terre.” (Luc 21:11). George Housner, spécialiste du génie sismique, a parlé du séisme qui détruisit la ville chinoise de T’ang-shan en 1976 comme de “la plus grande catastrophe sismique de l’histoire humaine”, ce séisme ayant fait des centaines de milliers de morts20. De son côté, le journal italien Il Piccolo déclara: “D’après les statistiques, notre génération vit une période dangereuse de grande activité sismique21.” Depuis 1914, les tremblements de terre ont fait chaque année dix fois plus de victimes qu’au cours des siècles précédents. 25 DES MALADIES: “Dans un lieu après l’autre, des pestes.” (Luc 21:11). On pouvait lire dans Science Digest: “La grippe espagnole de 1918 a balayé toute la terre, faisant 21 millions de morts.” Et encore: “Durant toute l’Histoire, la mort n’a jamais frappé plus durement et plus rapidement. (...) Si l’épidémie s’était prolongée au même rythme, l’humanité aurait été fauchée en quelques mois22.” Depuis, les maladies cardiaques, le cancer, les maladies vénériennes et beaucoup d’autres fléaux ont frappé et tué des centaines de millions de gens. 26 LE CRIME: “Le mépris de la loi ira en augmentant.” (Matthieu 24:12). Meurtre, vol à main armée, viol, terrorisme, corruption — la liste des crimes est longue et bien connue. Dans de nombreuses régions du globe, les gens ont peur de sortir dans la rue. Confirmant cet accroissement du mépris de la loi depuis 1914, un spécialiste du terrorisme déclara: “L’époque qui a précédé la Première Guerre mondiale a été en général plus humaine23.” 27 L’ANGOISSE: “Il y aura des spectacles terribles.” (Luc 21:11). Die Welt, journal allemand de Hambourg, qualifia notre époque de “siècle de la peur24”. De nouvelles menaces font que les humains sont plus angoissés que jamais. Par exemple, pour la première fois dans l’Histoire, les risques de pollution et de catastrophe nucléaire menacent de ‘saccager la terre’. (Révélation 11:18.) Le crime, l’inflation, l’armement nucléaire, la faim, les maladies et d’autres fléaux alimentent l’angoisse des humains qui craignent de plus en plus pour leur sécurité et même pour leur vie. En quoi notre époque est-elle différente? 28 Cependant, d’aucuns diront que bon nombre de ces choses existaient aussi dans les siècles passés. En quoi est-ce donc différent aujourd’hui? Premièrement, tous les événements constituant le signe sont observés depuis 1914. Deuxièmement, les effets de ce signe se font sentir dans le monde entier, “dans un lieu après l’autre”. (Matthieu 24:3, 7, 9.) Troisièmement, au cours de cette période les conditions se sont aggravées progressivement: “Toutes ces choses sont un commencement des affres de l’angoisse”; “les hommes méchants et les imposteurs progresseront toujours plus vers le pire.” (Matthieu 24:8; II Timothée 3:13). Et enfin, quatrièmement, tous ces événements s’accompagnent d’une transformation du comportement et des actions des hommes eux-mêmes, ainsi que Jésus l’avait annoncé en ces termes: “L’amour du grand nombre se refroidira.” — Matthieu 24:12. 29 Effectivement, au nombre des preuves les plus marquantes que nous sommes bien dans la période décisive annoncée, le temps de la fin, il faut citer la décadence morale de la société humaine. Comparez ce que vous avez pu observer autour de vous à ces paroles prophétiques relatives à notre époque: “Rappelle-toi bien ceci: il y aura des temps difficiles dans les derniers jours. En effet, les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, vantards et orgueilleux; ils parleront contre Dieu et seront rebelles à leurs parents, ils seront ingrats et sans respect pour ce qui est saint; ils seront durs, sans pitié, calomniateurs, violents, cruels et ennemis du bien; ils seront traîtres, emportés et gonflés d’orgueil; ils aimeront le plaisir plutôt que Dieu; ils garderont les formes extérieures de notre foi, mais ils rejetteront sa véritable puissance.” — II Timothée 3:1-5, Bible en français courant. 1914 — un tournant dans l’Histoire 30 Du point de vue humain, les gens qui vivaient avant 1914 étaient loin de penser aux difficultés et aux guerres mondiales que la Bible annonçait. Voici ce qu’a dit Konrad Adenauer, homme d’État allemand: “Des images et des souvenirs me viennent à l’esprit, (...) des souvenirs d’avant 1914, quand il y avait sur la terre une paix, une tranquillité et une sécurité véritables, une époque où nous ne connaissions pas la peur (...). La sécurité et la tranquillité ont disparu de la vie des hommes depuis 191425.” Selon Harold Macmillan, homme d’État anglais, les gens croyaient que tout irait “de mieux en mieux26”. Le livre 1913: l’Amérique entre deux mondes (angl.) fait cette remarque: “Le secrétaire d’État Bryan déclara [en 1913] que les ‘conditions laissant entrevoir la paix mondiale n’avaient jamais été plus favorables’27.” 31 Ainsi, juste avant que n’éclate la Première Guerre mondiale, les dirigeants internationaux prédisaient une ère de progrès social et de lumière. En revanche, la Bible, elle, avait annoncé le contraire, à savoir que la guerre sans précédent de 1914-1918 marquerait le début d’une période que l’Écriture appelle “les derniers jours”. (II Timothée 3:1.) De plus, la Bible permettait d’établir une chronologie selon laquelle 1914 serait également l’année de la naissance du Royaume céleste de Dieu, naissance qui serait suivie de difficultés mondiales jamais vues28. Mais y avait-il à cette époque des gens conscients que 1914 marquerait un tel tournant dans l’histoire humaine? 32 Eh bien, plusieurs dizaines d’années avant cette date, une organisation de chrétiens parlait déjà de la signification de 1914. Voici d’ailleurs ce qu’on pouvait lire dans le World Magazine du 30 août 1914: “L’effroyable guerre qui vient d’éclater en Europe accomplit une prophétie extraordinaire. Il y a un quart de siècle, les ‘Étudiants internationaux de la Bible’ [les Témoins de Jéhovah] (...) se sont mis à proclamer au monde, par la voix de prédicateurs et par la presse, (...) que le Jour de la Colère prophétisé dans la Bible poindrait en 1914. ‘Attention à 1914!’ Tel a été le cri [de] centaines d’évangélisateurs29.” Un peuple qui accomplit une prophétie 33 La Bible avait également annoncé que “dans la période finale des jours” des gens de toutes nations iraient, figurément parlant, “à la montagne de Jéhovah” où il ‘les instruirait de ses voies’. Parlant d’un des résultats de cet enseignement, la prophétie ajoutait: “Ils devront forger leurs épées en socs de charrue et leurs lances en cisailles à émonder (...) et ils n’apprendront plus la guerre.” (Ésaïe 2:2-4). L’attitude bien connue des Témoins de Jéhovah envers la guerre constitue à cet égard un accomplissement évident de cette prophétie. 34 Martin Niemöller, pasteur protestant allemand avant et après la Seconde Guerre mondiale, parla des Témoins de Jéhovah comme d’“étudiants de la Bible très sérieux qui, par centaines, voire par milliers, sont allés dans les camps de concentration et y sont morts parce qu’ils refusaient de participer à la guerre et de tirer sur des humains”. Par contraste, ce pasteur écrivait encore: “Au cours des siècles les Églises chrétiennes ont toujours accepté de bénir les guerres, les armées et (...), attitude absolument non chrétienne, elles ont prié pour l’anéantissement de leurs ennemis30.” Qui donc porte la marque d’identification des véritables chrétiens, marque que Jésus a définie lui-même en disant: “À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l’amour entre vous.” (Jean 13:35). Comme cela ressort clairement de I Jean 3:10-12, les serviteurs de Dieu ne s’entre-tuent pas. Ce sont les enfants de Satan qui agissent ainsi. 35 Ce qui unit les Témoins de Jéhovah dans une communauté fraternelle internationale, c’est leur soumission au Royaume de Dieu et leur obéissance fidèle aux principes bibliques. Ils acceptent dans son intégralité l’enseignement de la Bible: le Royaume est un gouvernement bien réel avec des lois et une autorité; il dominera bientôt sur toute la terre. Il compte déjà sur la terre plusieurs millions de sujets dont le nombre augmente régulièrement et qui sont en train d’être formés pour constituer le fondement de la civilisation à venir. Divinement inspiré, le prophète Daniel écrivit au sujet de ce Royaume: “Le Dieu du ciel établira un royaume qui ne sera jamais supprimé. (...) Il écrasera et mettra fin à tous ces royaumes [ceux qui existent à présent], et lui-même subsistera jusqu’à des temps indéfinis.” (Daniel 2:44). Jésus accordait la première place au Royaume quand il donna cette instruction: “Vous devez donc prier ainsi: ‘Notre Père qui es dans les cieux, (...) que ton royaume vienne!’” — Matthieu 6:9, 10. 36 Les nombreux événements qui, depuis 1914, accomplissent les prophéties de la Bible indiquent que sous peu le Royaume céleste de Dieu ‘écrasera et mettra fin à tous les autres gouvernements’. De plus, Dieu désire que ce message soit largement proclamé, car le “signe” comporte cet élément très important: “Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée par toute la terre habitée, en témoignage pour toutes les nations; et alors viendra la fin.” (Matthieu 24:14). Plusieurs millions de Témoins de Jéhovah, qui constituent une famille de frères dans le monde entier, accomplissent aujourd’hui cette prophétie. 37 Quand le Royaume aura été prêché dans les proportions voulues par Dieu, alors, dit Jésus, le monde connaîtra “une grande tribulation, telle qu’il n’en est pas survenue depuis le commencement du monde jusqu’à présent, non, et qu’il n’en surviendra plus”. Cette tribulation atteindra son point culminant avec la bataille d’Har-Maguédon et mettra fin à l’influence mauvaise exercée par Satan. Elle débarrassera la terre entière des nations et des hommes méchants et permettra l’instauration sur celle-ci du Paradis dans lequel “la justice doit habiter”. — Matthieu 24:21; II Pierre 3:13; Révélation 16:14-16; 12:7-12; II Corinthiens 4:4. 38 Ainsi, on peut porter au crédit de la Bible de nombreuses prophéties déjà réalisées, ce qui prouve qu’elle est “inspirée de Dieu”. (II Timothée 3:16.) Acceptez-la par conséquent “non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est réellement, comme la parole de Dieu”. (I Thessaloniciens 2:13.) Puisque son Auteur, Jéhovah Dieu, est “Celui qui depuis le commencement révèle la conclusion”, vous pouvez avoir une entière confiance dans les prophéties dont la réalisation est encore à venir (Ésaïe 46:10). Or ce qui doit survenir prochainement est merveilleux. C’est précisément ce dont traite le chapitre suivant; lisez-le, il vous captivera.

Jésus Christ — l’envoyé de Dieu?

QUI aujourd’hui ne connaît pas Jésus Christ? Comme aucun autre homme, il a influencé l’Histoire. En fait, le calendrier utilisé dans la plupart des pays est basé sur l’année présumée de sa naissance. Selon The World Book Encyclopedia, “les dates antérieures à cette année-là sont dites avant Christ, et celles qui lui sont postérieures, anno Domini (en l’année de notre Seigneur)”. 2 Jésus n’est pas un être imaginaire. Il a vraiment existé en tant qu’homme. “Dans les temps anciens, même les adversaires du christianisme n’ont jamais douté [de l’existence réelle] de Jésus.” (Encyclopædia Britannica). Qui était donc Jésus? Était-il vraiment l’envoyé de Dieu? Pourquoi est-il si célèbre? SON EXISTENCE ANTÉRIEURE 3 Contrairement aux autres hommes, Jésus naquit d’une vierge nommée Marie. Voici ce qu’un ange dit à propos de cet enfant: “Celui-ci sera grand, et on l’appellera Fils du Très-Haut.” (Luc 1:28-33; Matthieu 1:20-25). Mais comment un enfant pouvait-il naître d’une vierge? Par le moyen de l’esprit saint de Dieu. Des cieux, Jéhovah transféra la vie de son puissant Fils spirituel dans le sein de Marie. C’était un miracle! À coup sûr, Celui qui avait doté Ève de facultés reproductrices pouvait féconder une femme sans le concours d’un père humain. La Bible dit: “Quand est venu l’achèvement du temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme.” — Galates 4:4. 4 Avant sa naissance humaine, Jésus était un esprit puissant dans les cieux. Tout comme Dieu, il avait un corps spirituel invisible à l’homme (Jean 4:24). Il occupait une position élevée dont il a souvent parlé. Un jour, il pria en disant: “Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût.” (Jean 17:5). Il dit aussi à ses auditeurs: “Vous êtes des régions d’en bas; moi, je suis des régions d’en haut.” “Et si vous voyiez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant?” “Avant qu’Abraham soit venu à l’existence, j’étais.” — Jean 8:23; 6:62; 8:58; 3:13; 6:51. 5 Avant sa venue sur terre, Jésus avait pour nom la Parole. Ce titre indique qu’il servait dans les cieux en qualité de porte-parole de Dieu. Il est aussi appelé le “Premier-né” de Dieu et son ‘Fils unique’. (Jean 1:14; 3:16; Hébreux 1:6.) Cela signifie qu’il fut créé avant tous les autres fils spirituels de Dieu et qu’il est le seul fils créé directement par Dieu. Selon la Bible, ce Fils “premier-né” collabora avec Jéhovah à la création de toutes les autres choses (Colossiens 1:15, 16). Ainsi, quand Dieu dit: “Faisons l’homme à notre image”, il s’adressait à ce Fils. Oui, celui-là même qui vint sur terre et naquit d’une femme avait participé à toute la création! Il vivait déjà auprès de son Père depuis un nombre d’années inconnu. — Genèse 1:26; Proverbes 8:22, 30; Jean 1:3. SA VIE SUR LA TERRE 6 Marie avait été promise en mariage à Joseph. Or, quand il apprit qu’elle était enceinte, il crut qu’elle avait eu des relations intimes avec un homme et il renonça à l’épouser. Mais Jéhovah lui dit que l’enfant avait été conçu grâce à Son esprit saint; Joseph prit donc Marie pour femme (Matthieu 1:18-20, 24, 25). Puis, tandis qu’ils étaient à Bethléhem, Jésus naquit (Luc 2:1-7; Michée 5:2). Jésus n’était encore qu’un petit enfant quand Hérode chercha à le tuer. Mais Jéhovah avertit Joseph afin qu’il emmenât sa famille en Égypte. Après la mort d’Hérode, Joseph et Marie revinrent avec Jésus à Nazareth, en Galilée. C’est là que grandit Jésus. — Matthieu 2:13-15, 19-23. 7 À l’âge de douze ans, Jésus se rendit avec sa famille à Jérusalem pour célébrer une fête spéciale: la Pâque. Là, il passa trois jours dans le temple où il écouta et interrogea les enseignants. Tous étaient surpris de ses connaissances (Luc 2:41-52). À Nazareth où il grandit, Jésus apprit le métier de charpentier, sans doute auprès de Joseph, son père adoptif, qui exerçait lui-même cette profession. — Marc 6:3; Matthieu 13:55. 8 À l’âge de trente ans, Jésus donna une autre orientation à sa vie. Il alla vers Jean le Baptiste pour être baptisé ou immergé dans le Jourdain. La Bible rapporte: “Après avoir été baptisé, Jésus remonta aussitôt de l’eau; et voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici que, des cieux, une voix disait: ‘Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé, que j’ai agréé.”’ (Matthieu 3:16, 17). Jean ne pouvait plus douter que Jésus fût l’envoyé de Dieu. 9 En répandant son esprit sur Jésus, Jéhovah l’oignait ou l’établissait comme roi de son futur Royaume. Ainsi oint de l’esprit, Jésus devint le “Messie” ou “Christ”, mot qui signifie en hébreu comme en grec “Oint”. Il devint en fait Jésus Christ ou Jésus l’Oint. Voilà pourquoi l’apôtre Pierre parla de “Jésus qui était de Nazareth, comment Dieu l’a oint d’esprit saint et de puissance”. (Actes 10:38.) Également, par son baptême Jésus se présentait à Dieu pour accomplir l’œuvre pour laquelle celui-ci l’avait envoyé sur terre. Quelle était cette œuvre importante? LES RAISONS DE SA VENUE SUR TERRE 10 Donnant la raison de sa venue sur terre, Jésus dit à Pilate: “Je suis né pour ceci, et je suis venu dans le monde pour ceci: pour rendre témoignage à la vérité.” (Jean 18:37). Quelles vérités particulières devait-il faire connaître? D’abord, des vérités relatives à son Père céleste. Il apprit à ses disciples à prier pour la sanctification du nom de son Père (Matthieu 6:9). Et il pria ainsi: “J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés.” (Jean 17:6). Il dit aussi: “Je dois annoncer la bonne nouvelle du royaume de Dieu (...), car c’est pour cela que j’ai été envoyé.” — Luc 4:43. 11 Était-il important pour Jésus de faire connaître le nom et le Royaume de son Père? Voici ce qu’il dit à ses disciples: “Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’achever son œuvre.” (Jean 4:34). Pourquoi Jésus compara-t-il l’œuvre de Dieu à de la nourriture? Parce que le Royaume est le moyen par lequel Jéhovah réalisera ses desseins à l’égard de l’humanité. C’est ce Royaume qui ôtera la méchanceté et l’opprobre dont a été couvert le nom de Jéhovah (Daniel 2:44; Révélation 21:3, 4). Aussi Jésus ne s’est-il jamais retenu de magnifier le nom et le Royaume de Dieu (Matthieu 4:17; Luc 8:1; Jean 17:26; Hébreux 2:12). Il a toujours dit la vérité, qu’elle fût ou non populaire. Il est un exemple que nous suivrons pour plaire à Dieu. — I Pierre 2:21. 12 Or, pour que nous obtenions la vie éternelle sous le Royaume de Dieu, Jésus devait verser son sang. Comme l’ont dit deux de ses apôtres: “Nous avons été déclarés justes par son sang.” “Le sang de Jésus [le Fils de Dieu] (...) nous purifie de tout péché.” (Romains 5:9; I Jean 1:7). Donc, Jésus vint aussi pour cette importante raison: mourir pour nous. Il dit: “Le Fils de l’homme est venu, non pas pour être servi, mais pour servir et donner son âme [ou vie] comme rançon en échange de beaucoup.” (Matthieu 20:28). Que faut-il entendre par donner sa vie “comme rançon”? Pourquoi sa mort était-elle indispensable à notre salut? IL A DONNÉ SA VIE COMME RANÇON 13 Le mot “rançon” est souvent utilisé en rapport avec un enlèvement. Quand un ravisseur retient une personne captive, il peut promettre de la libérer contre une somme d’argent ou rançon. Ainsi, la rançon est le moyen par lequel on obtient la délivrance d’un captif. C’est le prix payé pour qu’il reste en vie. La vie humaine parfaite de Jésus a été donnée pour que l’humanité soit délivrée du péché et de la mort (I Pierre 1:18, 19; Éphésiens 1:7). Était-ce nécessaire? 14 C’est qu’Adam, notre ancêtre commun, se rebella contre Dieu. Cet acte, commis au mépris de la loi, fit de lui un pécheur, puisque ‘le péché est le mépris de la loi’. (I Jean 3:4; 5:17.) Il était donc indigne du don divin, savoir la vie éternelle (Romains 6:23). Aussi perdit-il, pour lui-même, la vie humaine parfaite dans le paradis, et il priva ses descendants de cette perspective. ‘Mais, direz-vous, pourquoi les descendants d’Adam devaient-ils mourir puisque lui seul a péché?’ 15 Parce qu’en péchant, Adam a transmis le péché et la mort à ses enfants, dont nous sommes (Job 14:4; Romains 5:12). “Tous en effet ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu”, dit la Bible (Romains 3:23; I Rois 8:46). Même le pieux David déclara: “J’ai été enfanté dans la faute, et dans le péché ma mère m’a conçu.” (Psaume 51:5). Ainsi nous mourons par suite du péché hérité d’Adam. Mais comment le sacrifice de la vie de Jésus affranchirait-il les hommes du péché et de la mort? 16 C’est ici qu’intervient un principe juridique de la loi divine donnée à Israël, savoir ‘vie pour vie’. (Exode 21:23; Deutéronome 19:21.) En désobéissant, l’homme parfait Adam perdit la vie parfaite pour lui et pour tous ses enfants. Christ donna sa propre vie parfaite pour racheter ce qu’Adam avait perdu. Oui, il “s’est donné lui-même en rançon correspondante pour tous”. (I Timothée 2:5, 6.) Parce qu’il était un homme parfait comme Adam, Jésus fut appelé “le dernier Adam”. (I Corinthiens 15:45.) Nul autre que Jésus ne pouvait payer la rançon, car il est le seul homme qui fût jamais l’égal d’Adam en tant que fils humain parfait de Dieu. — Psaume 49:7, Luc 1:32; 3:38. 17 Jésus mourut à 33 ans et demi. Le troisième jour après sa mort, il fut ressuscité. Quarante jours plus tard, il regagna le ciel (Actes 1:3, 9-11). Là, redevenu esprit, il parut “pour nous devant la personne de Dieu”, muni de la valeur de son sacrifice (Hébreux 9:12, 24). La rançon était payée à Dieu. Désormais, les hommes pouvaient être délivrés. Mais quand les bienfaits de ce sacrifice se feraient-ils sentir? 18 Dès à présent, la foi en ce rachat nous permet d’occuper la position d’hommes purs devant Dieu et de nous placer sous sa protection (Révélation 7:9, 10, 13-15). Avant de connaître Dieu, nous avons peut-être fait de graves péchés, et même maintenant, nous commettons des fautes. Mais nous pouvons demander pardon à Dieu sur la base de la rançon, et il nous exaucera (I Jean 2:1, 2; I Corinthiens 6:9-11). En outre, très bientôt la rançon nous fournira le moyen de recevoir la vie éternelle dans un monde nouveau et juste (II Pierre 3:13). Alors, tous ceux qui exerceront la foi en la rançon seront complètement affranchis du péché et de la mort. Devant eux s’ouvrira la vie éternelle dans la perfection. 19 Quels sentiments vous inspire la rançon? Votre cœur ne vous pousse-t-il pas vers Jéhovah qui a sacrifié son Fils pour nous (Jean 3:16; I Jean 4:9, 10)? Songez aussi à l’amour du Christ. Il est venu volontairement sur terre afin de mourir pour nous. Ne devrions-nous pas en éprouver de la gratitude? L’apôtre Paul montra comment la manifester; il dit: “Il est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort pour eux et a été relevé.” (II Corinthiens 5:14, 15). Exprimez votre reconnaissance en vouant votre vie au service de Dieu et du Christ. POURQUOI JÉSUS OPÉRA-T-IL DES MIRACLES? 20 Jésus est célèbre par ses miracles. Loin d’être indifférent devant la détresse, il utilisa les pouvoirs qu’il avait reçus de Dieu pour aider ses semblables. Par exemple, un lépreux vint à lui et dit: “Si tu le veux, tu peux me rendre pur.” “Ému de pitié, [Jésus] tendit la main, le toucha et lui dit: ‘Je le veux. Sois rendu pur.’” Et l’homme fut guéri! — Marc 1:40-42. 21 Jugez de la profondeur des sentiments de Jésus pour son prochain. “Alors de grandes foules s’avancèrent vers lui, ayant avec elles des boiteux, des estropiés, des aveugles, des muets et beaucoup d’autres malades, qu’on alla même jusqu’à jeter à ses pieds, et il les guérit; de sorte que la foule était dans la stupeur en voyant les muets qui parlaient, et les boiteux qui marchaient, et les aveugles qui voyaient, et elle glorifia le Dieu d’Israël.” — Matthieu 15:30, 31. 22 Que Jésus voulût vraiment aider ces malheureux, ces paroles l’attestent: “J’ai pitié de cette foule, car voilà déjà trois jours qu’ils restent auprès de moi et qu’ils n’ont pas de quoi manger; et je ne veux pas les renvoyer à jeun. Ils pourraient défaillir en route.” Aussi, avec seulement sept pains et quelques petits poissons, Jésus nourrit ces “quatre mille hommes, sans compter les femmes et les petits enfants”. — Matthieu 15:32-38. 23 Un autre jour, Jésus se trouva sur le chemin d’une procession funèbre qui sortait de la ville de Naïn. Voici ce que décrit la Bible: “On portait dehors un mort, fils unique de sa mère. Et celle-ci était veuve. (...) En l’apercevant, le Seigneur fut ému de pitié pour elle.” Il partageait vraiment sa peine. Et, s’adressant au mort, il ordonna: “Jeune homme, je te le dis, lève-toi!” Miracle! “Le mort se dressa sur son séant et commença à parler; et il le donna à sa mère.” Imaginez l’émotion de cette mère! À sa place, qu’auriez-vous ressenti? La nouvelle se répandit au loin. Rien d’étonnant que Jésus fût si célèbre! — Luc 7:11-17 24 Mais les miracles de Jésus n’étaient que des bienfaits temporaires. Ceux qu’il guérit connurent à nouveau la maladie, et les ressuscités, la mort. Néanmoins, ces miracles prouvèrent que Jésus était bien l’envoyé et le Fils de Dieu, et que grâce à la puissance divine, tous les problèmes humains peuvent être réglés. Oui, ils démontrèrent sur une petite échelle ce qui se produira sur la terre sous le Royaume de Dieu. Alors, les affamés seront rassasiés, les malades, guéris, et même les morts ressusciteront! La maladie, la mort et autres calamités n’assombriront plus jamais le bonheur des hommes. Quelle bénédiction! — Révélation 21:3, 4; Matthieu 11:4, 5. LE CHEF DU ROYAUME DE DIEU 25 Trois étapes ont marqué la vie du Fils de Dieu. Avant de devenir homme, il vécut un certain nombre d’années auprès de son Père dans les cieux. Puis, après sa naissance, il passa 33 ans et demi sur la terre. Et maintenant, il vit de nouveau au ciel en tant qu’esprit. Quelle position occupe-t-il depuis sa résurrection? 26 Jésus était appelé à la royauté. Même l’ange dit à Marie: “Il régnera (...) à jamais, et son royaume n’aura pas de fin.” (Luc 1:33). Durant son ministère, il ne cessa de parler du Royaume de Dieu. Il enseigna ses disciples à prier ainsi: “Que ton royaume vienne! Que ta volonté se fasse, comme dans le ciel, aussi sur la terre!” Et il les encouragea à ‘continuer de chercher d’abord le royaume’. (Matthieu 6:10, 33.) Par sa fidélité sur terre, Jésus se montra digne d’être le Roi du Royaume de Dieu. Se mit-il à régner dès son retour au ciel? 27 Non. Se référant au Psaume 110:1, l’apôtre Paul expliqua: “[Jésus] a offert à perpétuité un seul sacrifice pour les péchés et s’est assis à la droite de Dieu, attendant désormais jusqu’à ce que ses ennemis soient placés comme un escabeau pour ses pieds.” (Hébreux 10:12, 13). Il attendait cet ordre de Jéhovah: “Va soumettre au milieu de tes ennemis.” (Psaume 110:2). Ce moment-là venu, il se mit à purifier les cieux de la présence de Satan et de ses anges. Les conséquences de cette guerre céleste sont ainsi décrites: “Maintenant sont arrivés le salut et la puissance et le royaume de notre Dieu et l’autorité de son Christ, car il a été précipité l’accusateur de nos frères, celui qui les accuse jour et nuit devant notre Dieu!” (Révélation 12:10). Comme cela a été dit, les faits attestent que cette guerre céleste a déjà eu lieu et que Christ règne à présent au milieu de ses ennemis. 28 Très bientôt, Christ et ses anges débarrasseront la terre de tous les gouvernements humains (Daniel 2:44; Révélation 17:14). La Bible dit qu’il possède une “longue épée acérée pour en frapper les nations, et il les fera paître avec une baguette de fer”. (Révélation 19:11-16.) Pour mériter d’être protégés lors de cette destruction prochaine, il nous faut exercer la foi en Jésus Christ (Jean 3:36), devenir ses disciples et nous soumettre à lui comme à notre Roi céleste. Le ferez-vous?

Marchons par la foi, non par la vue

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