Quel est le nom personnel de Dieu ?

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JEHOVAH EST LE VRAI NOM DE DIEU

Des sources fiables le prouve !

Jésus est le fils de Dieu, le messie et le oint.

Messie, signifie libérateur désigné et envoyé par Dieu.

Dieu s'appelle Jéhovah.

Jean 17 : 3 Ceci signifie la vie éternelle : Qu'ils apprennent à te connaître toi le seul vrai Dieu (Jéhovah) et celui que tu as envoyé Jésus Christ.

JEHOVAH EST LE VRAI NOM DE DIEU

Preuve que le nom de Dieu est jehovah

JEHOVAH EST LE VRAI NOM DE DIEU

Jean-Paul Belmondo dans le role de Léon Morin invoque le nom de Jéhovah

JEHOVAH EST LE VRAI NOM DE DIEU

Wikipedia

Le tétragramme YHWH (יהוה) est un nom hébraïque se composant des quatre lettres yōḏ (י), hē (ה), wāw (ו), hē (ה). Le terme de « tétragramme » vient du grec et signifie « mot de quatre lettres1 ». Présenté comme le « nom propre » de Dieu dans le judaïsme, « YHWH » est désigné comme « le Tétragramme », avec une majuscule. Ses quatre lettres sont issues de la racine trilittère היה (HYH) du verbe « être »2. Le Tanakh (la Bible hébraïque) rapporte que ce nom fut entendu par Moïse au sommet du mont Horeb dans le désert du Sinaï, lors de l'épisode du Buisson ardent3. Dans son ouvrage Mishné Torah, Maïmonide explique que seuls les prêtres du Temple de Jérusalem étaient habilités à prononcer le Tétragramme, lors de la bénédiction sacerdotale quotidienne des fidèles4,5. Après la mort du grand-prêtre Shimon HaTzadik au IIIe siècle av. J.-C., les prêtres ont cessé de réciter cette bénédiction qui accompagnait le Nom. La prononciation originelle du Tétragramme demeure imprécise depuis cette époque6. En outre, comme seules les consonnes étaient écrites, il est impossible de reconstituer le Nom avec certitude6. Le Talmud énonce l'interdiction de le prononcer7, en vertu du Troisième Commandement: « Tu ne prononceras pas le nom de YHWH en vain… » Dans leurs prières ou pendant la lecture de la Torah, les Juifs le remplacent par « Adonaï », dont la traduction courante est « mon Seigneur », et « Adonaï » est remplacé par « HaShem », « Le Nom », dans la vie de tous les jours. Certaines traductions bibliques l’ont parfois transcrit par « Yahvé », « Yahweh » ou « Jéhovah ». Depuis le pontificat de Benoît XVI, l’Église catholique préconise, par respect pour les juifs, de ne plus prononcer « Yahvé »8.

~Le nom divin — sa signification et sa prononciation L’UN des rédacteurs de la Bible demanda un jour: “Qui a recueilli le vent dans le creux des deux mains? Qui a enveloppé les eaux dans un manteau? Qui a fait se lever toutes les extrémités de la terre? Quel est son nom et quel est le nom de son fils, si tu le sais?” (Proverbes 30:4). En ce qui nous concerne, comment pouvons-nous connaître le nom de Dieu? C’est là une question capitale. La création prouve avec force que Dieu existe, mais elle ne nous découvre pas son nom (Romains 1:20). Au reste, il nous serait impossible de savoir quel est ce nom si le Créateur lui-même ne nous l’avait dévoilé. Heureusement, il l’a fait dans les pages de la Sainte Bible, le livre dont il est l’Auteur. En une circonstance mémorable, Dieu a prononcé son nom à plusieurs reprises en présence de Moïse. Celui-ci a rédigé un récit de l’événement qui fait toujours partie des Saintes Écritures (Exode 34:5). Mieux encore, l’Être suprême est allé jusqu’à écrire son nom de son propre “doigt”. Effectivement, après avoir énuméré de vive voix à Moïse les préceptes que nous appelons aujourd’hui les Dix Commandements, il les a miraculeusement couchés sur un document. Nous lisons: “Dès qu’il eut fini de parler avec lui au mont Sinaï, il donna à Moïse deux tablettes du Témoignage, tablettes de pierre écrites du doigt de Dieu.” (Exode 31:18). Or il est à remarquer que le nom divin apparaît huit fois dans le texte original de ce Décalogue (Exode 20:1-17). Ainsi, le Créateur a révélé son nom à l’homme, tant verbalement que par écrit. Alors, quel est ce nom? En hébreu, il s’orthographie יהוה. Ces quatre consonnes qu’on désigne communément par le mot “Tétragramme” se lisent de droite à gauche. Dans notre alphabet, on peut les transcrire YHWH ou JHVH. Ce mot revient près de 7 000 fois dans le texte de base des Écritures hébraïques (l’“Ancien Testament”). Ce vocable est une forme du verbe hawah (הוה), qui se traduit par “devenir”, et il signifie “Il fait devenir”. Il présente donc le Créateur comme l’Être qui réalise progressivement ses promesses et qui accomplit immanquablement ses desseins. Seul le vrai Dieu peut porter un nom si riche de sens. Vous souvenez-vous des différentes façons dont le nom divin était rendu en Psaume 83:18 (ou 19), selon ce que nous avons lu dans la section précédente (page 5)? Deux des traductions citées le remplaçaient purement et simplement par un titre, “SEIGNEUR” ou “l’Éternel”. En revanche, dans les deux autres termes, Yahvé et Jéhovah, on retrouvait au moins partiellement les quatre lettres du nom de Dieu. Somme toute, ces deux dernières graphies diffèrent surtout par leur prononciation. Mais pourquoi? Comment se prononce-t-il? Le fait est que personne ne sait vraiment comment ce nom s’articulait à l’origine. Quelle en est la raison? Rappelons que la première partie de la Bible a été rédigée en hébreu. Or, dans cette langue, on n’écrivait à l’époque que les consonnes, et pas les voyelles. Évidemment, quand les rédacteurs divinement inspirés ont mentionné le nom du Créateur, ils ont suivi la même règle: ils n’en ont inscrit que les consonnes. Tant que l’hébreu ancien était une langue vivante, cela ne présentait aucune difficulté. Les Israélites avaient l’habitude d’utiliser le nom par excellence. De ce fait, lorsqu’ils le rencontraient dans un texte ils rajoutaient les voyelles nécessaires à sa prononciation sans même y penser, un peu comme un francophone lira naturellement les abréviations “vx” vieux et “gd” grand. Mais aujourd’hui les choses ont changé, et ce pour deux raisons: Primo, une superstition a amené les Juifs à croire qu’il était mal de prononcer le nom divin. Quand donc ils le trouvaient en lisant la Bible à haute voix, ils lui substituaient un autre mot hébreu, ʼAdhônây (“Souverain Seigneur”). Secundo, avec le temps l’hébreu ancien a cessé d’être employé dans les conversations quotidiennes, de sorte que la prononciation originale du nom de Dieu a fini par tomber en désuétude. Pour que l’usage de la langue hébraïque dans son ensemble ne se perde pas, au cours de la deuxième moitié du premier millénaire de notre ère des docteurs juifs ont élaboré un système de signes représentant les voyelles manquantes, et ils l’ont introduit dans le texte consonantique de la Bible hébraïque. Désormais, les voyelles étaient écrites au même titre que les consonnes, ce qui a permis à la prononciation en vigueur à l’époque de se perpétuer. Néanmoins, quand ils ont rencontré le nom de Dieu, ces scribes ne lui ont pas ajouté les signes vocaliques qui en auraient défini l’articulation. Dans la plupart des cas, ils ont plutôt mis d’autres points-voyelles afin de rappeler au lecteur qu’il devait dire ʼAdhônây. C’est de cet assemblage de lettres qu’est née la forme Iehouah ou Yehôwâh, qui s’est transformée au fil des siècles pour donner Jéhovah, l’orthographe reçue du nom divin en français. Ce terme a conservé les éléments essentiels du nom de Dieu tels qu’ils apparaissent dans l’original hébreu. Comment le prononcerez-vous? Dès lors, d’où viennent les autres graphies du nom divin, comme Yahvé? Elles ont été avancées par des hébraïsants contemporains qui cherchaient à définir la prononciation primitive de ce nom à travers un certain nombre de déductions. Quelques-uns — ils ne font pas l’unanimité — sont d’avis qu’avant l’époque de Jésus les Israélites articulaient probablement le nom divin Yahvé. Toutefois, personne n’est en droit de l’affirmer. Peut-être le prononçaient-ils d’une autre manière encore. Quoi qu’il en soit, nombreux sont ceux qui préfèrent employer l’orthographe “Jéhovah”. Pourquoi? Parce qu’elle est autrement plus répandue et plus usuelle que sa rivale. Cependant, ne serait-il pas préférable d’utiliser la forme qui a le plus de chances de ressembler à la prononciation originale? Pas nécessairement, car ce n’est pas ainsi qu’on procède d’ordinaire avec les noms bibliques. Pour prendre l’exemple le plus marquant, citons le cas de Jésus. Savez-vous comment ses amis et ses parents l’appelaient dans leurs conversations quotidiennes, pendant son enfance à Nazareth? En fait, nul ne peut se montrer catégorique sur ce point. Peut-être le dénommait-on Yéshouaʽ ou Yehôshouaʽ, mais sûrement pas “Jésus”. Pourtant, quand ils ont rédigé en langue grecque les récits relatifs à sa vie, les évangélistes divinement inspirés n’ont pas tenté de préserver la prononciation hébraïque de son nom, car ils l’ont écrit Iêsous. Aujourd’hui, les traductions le présentent différemment selon les langues: Les Espagnols trouvent dans leur Bible la forme Jesús (prononcez khéssouss), les Italiens l’écrivent Gesù (Djèzou) et les Anglais Jesus (Djizess). Allons-nous cesser d’employer le nom de Jésus sous prétexte que peu de gens — sinon personne — savent aujourd’hui comment il se prononçait au départ? Pour le moment, aucun traducteur n’est allé jusque-là. Au fond, nous aimons nous servir de ce nom, car il évoque en nous l’image du Fils bien-aimé de Dieu qui a donné son sang pour nous. Serait-ce honorer Jésus que d’écarter systématiquement son nom des Écritures pour le remplacer par de simples titres comme “Enseignant” ou “Médiateur”? Non, bien sûr. Il nous est beaucoup plus facile de nous représenter Jésus lorsque nous utilisons son nom personnel de la façon dont on le prononce généralement en français. On pourrait faire les mêmes remarques à propos de tous les noms propres de la Bible. Effectivement, nous les lisons selon les règles de notre langue, et nous n’essayons pas d’imiter la prononciation des temps bibliques. Ainsi, nous disons “Jérémie”, et non Yirmeyâhou. Pareillement, nous parlons d’Ésaïe, alors qu’à son époque le prophète était sans doute appelé Yesha‘yâhou. D’ailleurs, les biblistes qui connaissent la prononciation hébraïque de ces noms en emploient aussi la forme la plus courante quand ils en font mention. Ce principe s’applique tout autant au vocable Jéhovah. Même si cette orthographe ne correspond pas exactement à la prononciation originelle du nom divin, cela ne diminue en rien sa valeur. En effet, ce mot identifie bien le Créateur, le Dieu vivant, le Très-Haut à qui Jésus a dit: “Notre Père qui es dans les cieux, que ton nom soit sanctifié!” — Matthieu 6:9. Un nom irremplaçable Bien que quantité de traducteurs soient partisans de la prononciation Yahvé, la Traduction du monde nouveau et un certain nombre d’autres versions continuent à utiliser la forme Jéhovah parce qu’elle est connue et employée depuis des siècles. En outre, elle conserve au moins aussi bien que les autres les quatre lettres du Tétragramme, YHWH ou JHVH. Alexandre Westphal, docteur en théologie de langue française, a jadis fait le même choix pour des raisons tout à fait similaires. Dans son ouvrage intitulé “Jéhovah” il déclarait: “Si quelque lecteur venait à s’étonner de ce que nous écrivons Jéhovah, et non pas Jahvéh, ou Jahvé (...), nous répondrons que nous nous sommes fait un devoir de n’adopter dans notre livre que les modifications qui s’imposent. (...) Il est certain que le mot Jéhovah, mot classique en français, consacré par les maîtres de notre langue comme par la littérature chrétienne qui depuis des siècles fait l’édification de l’Église, est un vocable conventionnel. (...) On comprendra dès lors que nous n’ayons pas cru devoir jeter le désarroi parmi nos lecteurs, en rompant avec une tradition qui (...) exprime dans le vocable Jéhovah le tétragramme JHVH.” — Édition de 1924, pages 36, 37. De même, dans sa Grammaire de l’hébreu biblique (édition de 1923, note au bas de la page 49), le professeur Paul Joüon, membre de l’Institut biblique de Rome, dit: “Dans nos traductions, au lieu de la forme (hypothétique) Ya̧hwȩh, nous avons employé la forme Jéhovah (...) qui est la forme littéraire et usuelle du français.” Dans bien d’autres langues, des traducteurs de la Bible ont recouru à une orthographe analogue, comme cela ressort de l’encadré de la page 8. Est-il donc mal d’utiliser une graphie comme Yahvé ou Yahweh? Pas du tout. L’avantage du vocable Jéhovah consiste en ce que celui-ci a plus de chances d’éveiller tout de suite un écho chez le lecteur du fait qu’il a été adopté par la plupart des langues. Quoi qu’il en soit, ce qui compte, c’est que nous employions le nom par excellence et que nous le proclamions devant nos semblables. “Rendez grâce à Jéhovah, s’exclame le prophète. Invoquez son nom. Faites connaître parmi les peuples ses manières d’agir. Faites mention de ceci: que son nom est mis en haut.” — Ésaïe 12:4. Voyons maintenant comment les serviteurs de Dieu ont répondu à cette invitation au fil des siècles.

~Le nom de Dieu à travers les âges JÉHOVAH tient à ce que les hommes connaissent et emploient son nom. La preuve en est qu’il l’a révélé aux deux premiers habitants de la terre. Nous savons en effet qu’Adam et Ève n’ignoraient pas le nom divin, car après avoir donné le jour à Caïn Ève s’est exclamée, selon l’original hébreu: “J’ai produit un homme avec l’aide de Jéhovah.” — Genèse 4:1. Les Écritures nous apprennent également que, plus tard, des hommes fidèles comme Hénoch et Noé ‘marchaient avec le vrai Dieu’. (Genèse 5:24; 6:9.) Eux aussi devaient connaître son nom. D’ailleurs, ce dernier a survécu au déluge universel avec le juste Noé et sa famille. Malgré la grande révolte qui a éclaté par la suite à Babel, les véritables serviteurs de Dieu ont continué de l’utiliser. Effectivement, il revient des centaines de fois dans les lois que le Créateur a données à Israël. Dans le seul livre du Deutéronome on en compte pas moins de 551 occurrences. Aux jours des juges, les Israélites ne répugnaient visiblement pas à employer le nom de leur Dieu. Ils s’en servaient même dans leurs formules de politesse. Ainsi, nous lisons (toujours suivant l’original hébreu) que Boaz saluait ses moissonneurs par les mots “Jéhovah soit avec vous!” et que ceux-ci lui répondaient: “Jéhovah te bénisse!” — Ruth 2:4. Jusqu’à l’époque où ils sont revenus de leur déportation à Babylone, les Juifs n’ont pas cessé d’utiliser couramment le nom de Jéhovah. Par exemple, le roi David, un homme selon le cœur de Dieu, l’a mentionné des centaines de fois dans les psaumes qu’il a écrits (Actes 13:22). En outre, ce terme est entré dans la composition de nombreux noms israélites, tels Adonijah (“Jah est mon Seigneur” — “Jah” étant une forme abrégée de Jéhovah), Ésaïe (“Salut de Jéhovah”), Jonathan (“Jéhovah a donné”), Michée (“Qui est comme Jah?”) et Josué (“Jéhovah est salut”). Hors de la Bible Nous disposons également de preuves non bibliques attestant que le nom divin était très employé dans l’Antiquité. D’après un reportage de l’Israël Exploration Journal (volume XIII, no 2), en 1961 on a trouvé à quelque distance au sud-ouest de Jérusalem une caverne qui, jadis, tenait lieu de sépulture. Ses murs portaient des épitaphes hébraïques qui semblaient dater de la deuxième moitié du VIIIe siècle avant notre ère. On y remarquait des déclarations comme celle-ci: “Jéhovah est le Dieu de toute la terre.” En 1966, un autre article de l’Israël Exploration Journal (volume XVI, no 1) était consacré aux ostraca ou tessons de poteries marqués de caractères hébreux qui ont été découverts à Arad, dans le sud de la Palestine. Ces textes ont été écrits dans la seconde moitié du VIIe siècle avant notre ère. L’un d’eux consistait en une lettre adressée à un certain Éliashib; or cette missive s’ouvrait par ces mots: “À mon seigneur Éliashib; que Jéhovah demande ta paix” et se terminait ainsi: “Il demeure dans la maison de Jéhovah.” En 1975 et en 1976, des archéologues qui travaillaient dans le Négueb ont mis au jour une collection d’inscriptions hébraïques et phéniciennes gravées sur des plâtres, des jarres et des ustensiles de pierre. On y rencontrait le terme hébreu traduit par Dieu, ainsi que le nom divin YHWH en lettres hébraïques. À Jérusalem, on a récemment découvert un petit rouleau d’argent qui paraissait antérieur à l’exil. Au dire des chercheurs, lorsqu’on l’a déroulé on y a vu le nom de Jéhovah en hébreu. — Biblical Archaeology Review, mars/avril 1983, page 18. Un autre exemple illustrant l’emploi du nom de Dieu nous est fourni par ce qu’il est convenu d’appeler les “lettres de Lachis”. Ces messages sur ostraca ont été trouvés entre 1935 et 1938 dans les ruines de Lachis, une ville forte qui a joué un rôle déterminant dans l’histoire d’Israël. Ils semblent avoir été écrits par un officier qui commandait un avant-poste judéen et adressés à son supérieur, un nommé Yaosh, qui était établi à Lachis. L’échange de courrier a vraisemblablement eu lieu au cours de la guerre qui opposait Israël à Babylone, vers la fin du VIIe siècle avant notre ère. Sur les huit lettres lisibles, sept débutent par une salutation comme celle-ci: “Que Yahweh [ou Jéhovah] fasse voir à mon seigneur la paix en ce temps-ci!” En tout, le nom divin apparaît 11 fois dans les sept messages, ce qui indique on ne peut plus clairement qu’il faisait partie des conversations quotidiennes vers la fin du VIIe siècle avant notre ère. Même des monarques païens connaissaient et utilisaient le nom du Dieu d’Israël. Ainsi, sur la stèle qui porte son nom et qui est conservée au musée du Louvre, à Paris, Mésa, roi de Moab, se vante des victoires qu’il a remportées sur les Israélites. Voici l’une de ses rodomontades: “Kemosh me dit: ‘Va, prends Nebô sur Israël!’ J’allai de nuit et je combattis contre elle depuis le lever de l’aube jusqu’à midi. Et je la pris et je la détruisis toute (...). Et je pris de là les vases de Yahvé [ou Jéhovah] et je les traînai devant Kemosh.” — Sur la pierre et l’argile, par Henri Michaud, pages 38, 39, 101. En rapport avec ces emplois non bibliques du nom divin, le Theologisches Wörterbuch zum Alten Testament (Dictionnaire théologique pour l’Ancien Testament, tome III, colonne 538) déclare: “Par conséquent, 19 documents porteurs du Tétragramme sous la forme jhwh témoignent dans ce domaine de la qualité du T[exte] M[assorétique]. On peut en attendre d’autres, surtout des archives d’Arad.” Le nom divin ne s’est pas perdu La connaissance et l’usage du nom de Dieu se sont ainsi perpétués jusqu’à l’époque de Malachie. En effet, ce prophète qui a vécu à peu près 400 ans avant la venue de Jésus a encore mis le nom divin en évidence en l’employant 48 fois dans son livre, qui fait maintenant partie de la Bible. Avec le temps, beaucoup de Juifs en sont venus à habiter loin de leur pays. Certains d’entre eux ont même fini par ne plus pouvoir lire les Écritures en hébreu. C’est pourquoi au IIIe siècle avant notre ère on a commencé à traduire la partie de la Bible qui existait alors (l’“Ancien Testament”) dans la nouvelle langue internationale, le grec. Toutefois, le nom de Dieu n’a pas été négligé pour autant. Les traducteurs l’ont gardé en l’écrivant en caractères hébraïques, comme le prouvent de vieilles copies de la Septante grecque qui ont été conservées jusqu’à nos jours. Mais quelle était la situation au temps où Jésus était sur terre? Comment pouvons-nous savoir si le Christ et ses apôtres utilisaient le nom de Dieu?

~Les chrétiens et le nom par excellence NUL ne peut dire à quel moment précis les Juifs traditionalistes ont cessé de prononcer le nom divin pour le remplacer par les mots hébreux qui signifient Dieu et Souverain Seigneur. Certains croient que ce nom a disparu des conversations quotidiennes bien avant la venue de Jésus. En tout état de cause, il y a de bonnes raisons de penser que le grand prêtre a continué de l’employer quand il officiait au sanctuaire, notamment le Jour des Propitiations, jusqu’à la destruction du temple en 70 de notre ère. Par conséquent, lorsque Jésus était sur terre, les Juifs savaient articuler le nom de Dieu, même s’ils ne s’en servaient plus beaucoup. Mais pourquoi ont-ils abandonné l’usage de ce nom? Sans doute leur attitude était-elle motivée, au moins en partie, par une interprétation erronée du troisième commandement qui était ainsi conçu: “Tu ne dois pas prendre le nom de Jéhovah, ton Dieu, d’une manière futile.” (Exode 20:7). Bien évidemment, cette loi n’interdisait pas l’emploi du nom par excellence, sans quoi on ne voit pas comment les fidèles des temps anciens, tel David, auraient pu utiliser ce nom aussi largement qu’ils l’ont fait tout en jouissant de la bénédiction de son possesseur. En outre, si le commandement précité devait s’entendre de la sorte, il conviendrait également de se demander pourquoi Jéhovah s’est fait connaître par son nom à Moïse en lui ordonnant de révéler aux Israélites l’identité de Celui qui l’avait envoyé. — Psaume 18:1-3, 6, 13; Exode 6:2-8. Néanmoins, les contemporains de Jésus avaient une sérieuse tendance à tirer des commandements raisonnables de Dieu une interprétation totalement déraisonnable. Ainsi, le quatrième précepte du Décalogue obligeait les Israélites à observer un jour de repos, un sabbat, le septième jour de la semaine (Exode 20:8-11). Mais les Juifs conservateurs ont délayé cette injonction simple dans des commentaires interminables et extravagants. Ils ont établi d’innombrables règles pour déterminer dans les moindres détails ce qui pouvait se faire ou non le jour du sabbat. C’est sans doute dans le même esprit qu’ils ont transformé le commandement raisonnable selon lequel le nom de Dieu ne devait pas être déshonoré en un tabou aberrant qui en proscrivait la seule prononciation. Jésus et le nom par excellence Jésus allait-il se plier à une telle tradition non biblique? Certainement pas. Il ne s’est pas retenu un instant d’opérer des guérisons le jour du sabbat, bien que cela l’ait amené à violer les prescriptions humaines des Juifs et à risquer sa vie (Matthieu 12:9-14). D’ailleurs, s’il a taxé les Pharisiens d’hypocrisie, c’est précisément parce que leurs traditions allaient au delà de la Parole inspirée de Dieu (Matthieu 15:1-9). Dès lors, il n’est guère vraisemblable qu’il se soit abstenu de prononcer le nom de son Père, surtout lorsqu’on sait que son propre nom, Jésus, signifiait “Jéhovah est salut”. Un jour, dans une synagogue, le Christ s’est levé pour lire un passage du rouleau d’Ésaïe. Le texte qu’il avait sous les yeux correspond, dans nos Bibles, aux versets 1 et 2 du chapitre 61 de ce livre, dans lequel le nom divin apparaît plus d’une fois (Luc 4:16-21). Quand donc Jésus a rencontré ce nom, s’est-il refusé à le prononcer pour le remplacer par les mots “Dieu” ou “Seigneur”? Sûrement pas. S’il avait agi de la sorte, il aurait suivi une tradition non biblique forgée de toutes pièces par les dignitaires du judaïsme. Or il est écrit à son sujet: “Il les enseignait en personne qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.” — Matthieu 7:29. Du reste, ainsi que nous l’avons déjà noté, Jésus a invité ses disciples à prier Dieu en ces termes: “Que ton nom soit sanctifié!” (Matthieu 6:9). La veille de son exécution, il s’est lui-même adressé à son Père en disant: “J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde (...). Père saint, veille sur eux en considération de ton nom que tu m’as donné.” — Jean 17:6, 11. À ce propos, le livre Der Name Gottes (Le nom de Dieu) déclare à la page 76: “C’est là une vérité étonnante qu’il nous faut bien comprendre: L’interprétation traditionnelle de l’Ancien Testament nous présente la révélation de Dieu comme une révélation de son nom; de fait, cette vérité est proclamée jusqu’à la fin de l’Ancien Testament, et elle transparaît encore dans les dernières portions du Nouveau Testament, par exemple en Jean 17:6 où nous lisons: ‘J’ai manifesté ton nom.’” Tout bien considéré, il est fort peu vraisemblable que Jésus se soit abstenu d’utiliser le nom de Dieu, surtout quand il a cité des passages des Écritures hébraïques où celui-ci se trouvait. Les premiers chrétiens Au premier siècle, les chrétiens employaient-ils le nom divin? Rappelons que Jésus leur avait ordonné de faire des disciples des gens de toutes les nations (Matthieu 28:19, 20). Or, parmi les personnes à qui ils devaient prêcher, beaucoup ne connaissaient pas du tout le Dieu qui s’était révélé aux Juifs sous le nom de Jéhovah. Dès lors, comment allaient-ils leur expliquer de qui il s’agissait? Serait-il suffisant de l’appeler Dieu ou Seigneur? Bien sûr que non. En effet, les nations avaient aussi leurs dieux et leurs seigneurs (I Corinthiens 8:5). Dans ce cas, comment les disciples établiraient-ils une distinction nette entre le vrai Dieu et les faux? Ils ne pourraient le faire qu’en employant son nom personnel. On conçoit donc que le disciple Jacques ait fait la remarque suivante au cours d’une réunion d’anciens qui se tenait à Jérusalem: “Siméon a raconté, sans rien omettre, comment Dieu a, pour la première fois, tourné son attention vers les nations pour en tirer un peuple pour son nom. Et avec cela s’accordent les paroles des Prophètes.” (Actes 15:14, 15). Dans le célèbre discours qu’il a prononcé le jour de la Pentecôte, l’apôtre Pierre a également attiré l’attention de ses auditeurs sur un élément fondamental du message chrétien lorsqu’il a cité ces paroles du prophète Joël: “Quiconque invoquera le nom de Jéhovah s’en tirera sain et sauf.” — Joël 2:32; Actes 2:21. Paul, quant à lui, ne nous cache pas l’importance qu’il attache au nom divin. Dans sa lettre aux chrétiens de Rome, il reprend les mêmes propos de Joël, après quoi il encourage ses lecteurs à démontrer leur foi dans cette prophétie en allant prêcher le nom du Créateur à leurs semblables afin que ceux-ci puissent être sauvés à leur tour (Romains 10:13-15). Plus tard il écrira à Timothée: “Qu’il rompe avec l’injustice, quiconque nomme le nom de Jéhovah!” (II Timothée 2:19). À la fin du premier siècle, l’apôtre Jean emploiera encore le nom divin dans ses écrits. Effectivement, le terme “Alléluia”, qui signifie “Louez Jah!”, revient plusieurs fois dans le livre de la Révélation. — Révélation 19:1, 3, 4, 6. Cependant, Jésus et ses disciples avaient annoncé qu’une apostasie se déclarerait dans la congrégation chrétienne. Par exemple, l’apôtre Pierre avait écrit: “Il y aura (...) parmi vous de faux enseignants.” (II Pierre 2:1; voir aussi Matthieu 13:36-43; Actes 20:29, 30; II Thessaloniciens 2:3; I Jean 2:18, 19). Ces prédictions se sont réalisées, de sorte que le nom de Dieu a été relégué à l’arrière-plan. Il a même été écarté des copies et des traductions de la Bible. Mais voyons comment cela s’est produit. [Note] D’autres avancent une explication différente. D’après eux, les Juifs se seraient laissé séduire par la philosophie grecque. Par exemple, Philon, un philosophe juif d’Alexandrie à peu près contemporain de Jésus, avait été profondément marqué par le philosophe grec Platon, qu’il tenait pour divinement inspiré. À l’entrée “Philon”, le Grand Larousse encyclopédique (tome VIII, page 423) souligne que “la doctrine de Philon est un mélange de Platon et de la Bible” et qu’“elle a exercé une influence (...) sur les Pères de l’Église”. Or Philon enseignait que Dieu ne pouvait être défini et, partant, qu’il était impossible de lui donner un nom.

~Le nom de Dieu et les traducteurs de la Bible DÈS le début du IIe siècle, après la disparition du dernier apôtre, l’abandon de la doctrine chrétienne annoncé par Jésus et par ses disciples commence à s’étaler au grand jour. Des philosophies et des doctrines païennes s’infiltrent dans la congrégation, créant sur leur passage une foule de sectes et de divisions et corrompant la pureté originelle de la foi. Quant au nom de Dieu, il va parallèlement tomber dans l’oubli. À mesure que le pseudo-christianisme se propage, il devient nécessaire de traduire la Bible dans d’autres langues à partir de l’hébreu et du grec originaux. Mais comment ceux qui s’en chargeront rendront-ils le nom divin? En règle générale, ils lui substitueront un équivalent de notre mot “Seigneur”. Une version qui va compter parmi les plus répandues, la Vulgate, sera produite par Jérôme dans le latin courant de son époque. Dans cette œuvre, l’auteur remplacera le Tétragramme (YHWH) par le mot Dominus, qui signifie “Seigneur”. Avec le temps, de nouveaux idiomes tels que le français, l’anglais et l’espagnol émergent en Europe. Toutefois, l’Église catholique décourage la traduction de la Bible dans ces langues. Dès lors, si les Juifs qui lisent les Écritures dans le texte hébreu refusent de prononcer le nom divin quand ils le rencontrent, la plupart des “chrétiens” entendent la lecture de la Bible dans des traductions latines dont il est totalement absent. Mais le nom par excellence est appelé à réapparaître. En 1278, un moine espagnol dénommé Raymond Martini l’utilise sous la forme Yohoua dans son Pugio fidei (Poignard de la foi). Peu après, en 1303, Porchetus de Salvaticis rédige un livre intitulé Victoria Porcheti adversus impios Hebraeos (La victoire de Porchetus sur les Hébreux impies). Dans cet ouvrage, il mentionne également le nom de Dieu, qu’il écrit tour à tour Iohouah, Iohoua et Ihouah. En 1518, Pierre Galatin publiera son De arcanis catholicae veritatis (Des secrets de la vérité universelle) où il orthographiera le nom divin Iehoua. Ce nom est employé pour la première fois dans une version anglaise en 1530, quand William Tyndale achève sa traduction des cinq premiers livres de la Bible. Son texte ne comporte qu’une seule mention du nom divin sous la forme Iehouah, en Exode 6:3. Dans une note de la même édition Tyndale explique: “Iehovah est le nom de Dieu (...). En outre, chaque fois que vous voyez le mot SEIGNEUR en grandes lettres (sauf erreur d’impression) c’est Iehovah qui apparaît en hébreu.” En 1611 sort l’Authorized Version, la traduction anglaise qui de toutes va connaître la plus grande diffusion. Le nom par excellence s’y rencontre quatre fois dans le texte (Exode 6:3; Psaume 83:18; Ésaïe 12:2; 26:4). On y trouve également “Jah”, son abréviation poétique, en Psaume 68:4. Enfin, il figure en entier dans des noms de lieux tels que “Jéhovah-Jiré”. (Genèse 22:14; Exode 17:15; Juges 6:24; en français, voir la version Darby qui suit la même ligne de conduite.) Néanmoins, à l’exemple de Tyndale, les traducteurs ont substitué le plus souvent les termes “SEIGNEUR” ou “DIEU” au nom divin. Pourtant, s’il n’y a pas d’inconvénient à ce que celui-ci apparaisse dans quatre versets, pourquoi n’aurait-il pas droit de cité dans les milliers d’autres passages qui le contiennent en hébreu? Vers la même époque, un phénomène similaire se produit chez les traducteurs de langue allemande. En 1534, Martin Luther publie sa version complète de la Bible à partir des textes originaux. Or lui aussi s’est abstenu d’employer le nom propre de Dieu. Il a préféré le remplacer par d’autres mots comme HERR (“SEIGNEUR”). Cependant, il était conscient de l’importance du nom divin puisqu’en 1526, dans un sermon basé sur Jérémie 23:1-8, il faisait cette observation: “Ce nom, Jéhovah ou Seigneur, appartient exclusivement au vrai Dieu.” En 1543, Luther écrira avec la franchise qui le caractérise: “Quand ils [les Juifs] allèguent que le nom de Dieu est ineffable, ils ne savent pas de quoi ils parlent (...). Si on peut l’écrire avec l’encre et la plume, pourquoi ne pourrait-on pas le prononcer, ce qui serait autrement mieux? Sinon, pourquoi n’en proscrivent-ils pas également l’écriture, la lecture et la pensée? Tout bien considéré, il s’agit là d’une position injustifiable.” Toutefois, Luther n’a pas corrigé sa traduction de la Bible pour autant. Au fil des siècles suivants, les traducteurs de la Bible se rangeront en deux écoles. Quelques-uns s’efforceront soigneusement de ne jamais employer le nom de Dieu, tandis que d’autres s’en serviront largement dans toutes les Écritures hébraïques, soit sous la forme Jéhovah soit sous la forme Yahvé. Examinons donc de plus près les versions dans lesquelles le nom de Dieu n’apparaît pas, afin de savoir pourquoi leurs auteurs ont évité de l’utiliser. Pourquoi l’ont-ils exclu? En 1983, quand l’Alliance biblique universelle a publié une nouvelle version des Écritures intitulée Bible en français courant, le lecteur a pu constater que celle-ci substituait dans la plupart des cas les mots “Seigneur” ou “Dieu” au nom personnel du Créateur. La raison de cette option était exposée en ces termes dans la Présentation: “En ce qui concerne les NOMS DIVINS on s’est conformé en général à l’usage (...). Quant au mystérieux nom propre du Dieu d’Israël, YHWH, la traduction a voulu respecter l’usage du judaïsme, (...) selon lequel ce nom ne devait pas être prononcé mais remplacé par un équivalent, comme le Seigneur.” D’autres traducteurs français semblent également se retrancher derrière la tradition juive pour faire disparaître le nom propre de Dieu. Ainsi, la Traduction Œcuménique de la Bible (éd. de 1977) avance l’explication suivante dans une note en bas de page: “Les Juifs prirent l’habitude de ne plus prononcer ce nom (pour ne pas risquer de le prononcer à tort, voir [Exode] 20:7), mais de dire Le Seigneur (le plus souvent) ou de le remplacer par d’autres expressions, telles que Je suis ([Exode 3:]14), Le Nom (Lv 24:11). Lorsque le texte hébreu donne le nom personnel Yahweh ou l’un des noms de remplacement, ceux-ci sont traduits par le SEIGNEUR, JE SUIS, le NOM, en lettres majuscules.” Dans leur version anglaise (1935), J. Powis Smith et Edgar Goodspeed avaient fait le même choix et s’en expliquaient d’une manière analogue dans leur préface. Pourtant, dans un revirement inattendu par rapport à la tradition des Juifs qui voient les lettres YHWH mais disent “Seigneur”, ils ajoutaient: “Quiconque donc désire retrouver toute la couleur de l’original n’a qu’à lire ‘Yahweh’ quand il rencontre les mots SEIGNEUR ou DIEU.” Celui qui réfléchit à cette explication ne peut s’empêcher de se demander: Si l’on retrouve “toute la couleur de l’original” quand on lit “Yahweh” au lieu de “SEIGNEUR”, pourquoi les traducteurs n’ont-ils pas employé le terme “Yahweh” dans leur version? Pourquoi ont-ils, de leur propre aveu, remplacé le nom divin par le vocable “SEIGNEUR”, au risque de masquer la “couleur” de l’original? En réponse, les traducteurs invoquent la tradition juive. Cependant, est-ce là une attitude chrétienne? N’oublions pas que ce sont les Pharisiens, les gardiens de l’orthodoxie judaïque, qui ont rejeté Jésus. C’est à eux que celui-ci a adressé cette accusation cinglante: “Vous avez rendu inopérante la parole de Dieu à cause de votre tradition.” (Matthieu 15:6). Or la substitution qui nous intéresse a aussi pour effet de dégrader la Bible. En 1951, les Écritures hébraïques étaient publiées dans la Revised Standard Version; les auteurs de cette traduction anglaise avaient également jugé bon de remplacer le nom divin par d’autres mots. Comme cette Bible était une révision de l’American Standard Version, qui employait le nom Jéhovah tout au long des Écritures hébraïques, l’omission du nom par excellence était le résultat d’une nouvelle orientation qui n’allait pas passer inaperçue. Comment a-t-elle été justifiée? Dans la préface de la Revised Standard Version nous lisons: “Le comité est revenu à l’usage plus familier de la King James Version [usage qui consistait à supprimer le nom de Dieu] pour deux raisons: 1) À proprement parler, le terme ‘Jéhovah’ ne correspond à aucune forme du nom divin qui ait jamais été utilisée en hébreu. 2) L’emploi d’un nom propre pour désigner le seul et unique Dieu, comme s’il existait d’autres dieux desquels il faudrait le distinguer, a été abandonné dans le judaïsme dès avant l’ère chrétienne et il n’a donc rien à voir avec la foi universelle de l’Église.” Ces arguments sont-ils solides? Comme nous l’avons montré plus haut, le nom Jésus ne correspond pas non plus à celui que les premiers disciples donnaient au Fils de Dieu. Cependant, cela n’a pas décidé le comité de traduction précité à l’écarter pour le remplacer par un titre tel que “Médiateur” ou “Christ”. Certes, ces mots-là sont employés, mais en plus du nom personnel de Jésus et pas à sa place. Quant à l’idée selon laquelle le vrai Dieu n’aurait pas besoin de se distinguer des faux, elle est totalement inexacte. En fait, les humains adorent des millions de divinités. Paul lui-même l’a reconnu par ces mots: “Il y a beaucoup de ‘dieux’.” (I Corinthiens 8:5; Philippiens 3:19). Bien entendu, il n’existe qu’un seul vrai Dieu, comme l’apôtre l’a dit ensuite. Dès lors, en utilisant le nom du Dieu véritable, on le différencie de tous les faux, ce qui est loin d’être inutile. Enfin, si l’emploi du nom divin “n’a rien à voir avec la foi”, comment se fait-il que celui-ci revienne près de 7 000 fois dans le texte hébreu de la Bible? Heureusement, de nombreux traducteurs sont convaincus que la forme contemporaine du nom divin a sa place dans la Bible. C’est pourquoi ils ont décidé de s’en servir. Par voie de conséquence, les versions qu’ils ont produites honorent davantage l’Auteur des Écritures et sont plus proches de l’original. Parmi les Bibles qui utilisent le nom divin, citons les versions Valera (espagnole, publiée en 1602) et Almeida (portugaise, 1681), la première traduction Elberfelder (allemande, 1871) ainsi que l’American Standard Version (anglaise, 1901). En langue française, les traductions de J.N. Darby (1885) et de L.-Cl. Fillion (1899) employaient le nom divin Jéhovah dans quelques passages, notamment en Exode 6:3. Quant à la Bible de Crampon (1904), la première version catholique française faite à partir des textes originaux, elle restituait le nom par excellence dans toutes les Écritures hébraïques. Depuis, de nombreuses autres traductions françaises ont employé librement le nom divin sous la forme Yahvé (Bible du Centenaire, Jérusalem, Osty, Votre Bible), Yahweh (Crampon-Tricot, Pirot et Clamer) ou Iahvé (Dhorme). Mais voyons maintenant les explications avancées par les traducteurs qui ont utilisé le nom propre de Dieu, afin de les confronter avec le raisonnement de l’école rivale. Pourquoi l’ont-ils utilisé? Dans la préface de l’American Standard Version (1901), on découvre la remarque suivante: “[Les traducteurs] sont arrivés unanimement à cette conclusion: La superstition juive qui regarde le nom divin comme trop sacré pour être prononcé n’a plus lieu de régir les versions de l’Ancien Testament en anglais ou dans d’autres langues (...). Ce nom-mémorial analysé en Ex. iii. 14, 15 et mis en lumière à maintes et maintes reprises dans le texte de base de l’Ancien Testament désigne en l’Être suprême le Dieu personnel, le Dieu de l’alliance, le Dieu de la révélation, le Libérateur et l’Ami de ses serviteurs (...). Ce nom particulier, avec la profusion de souvenirs qui s’y rattachent, est maintenant rétabli à la place qui lui revient sans contredit dans le texte sacré.” De son côté, Steven Byington, à qui l’on doit la Bible in Living English, explique en ces termes pour quelle raison il s’est servi du nom de Dieu dans sa version: “Ce ne sont pas l’orthographe et la prononciation qui comptent le plus. L’essentiel est de souligner qu’il s’agit d’un nom personnel. Il y a plusieurs textes qu’il est impossible de comprendre convenablement si l’on traduit ce nom propre par un nom commun comme ‘Seigneur’, ou, pis encore, par un adjectif substantivé [comme l’‘Éternel’].” Pour ce qui est de l’orthographe du nom divin, voici ce qu’on pouvait lire dans la préface de la première édition de la Bible de Crampon: “La prononciation des mots hébreux n’est rien moins que certaine, et cette forme étrange les rend souvent méconnaissables à qui n’est pas initié à la langue hébraïque. Pour une raison semblable, nous avons conservé Jéhovah, tout en sachant bien que la prononciation très probable de ce mot est Jahvé.” Pourtant, contrairement aux souhaits de l’auteur, ceux qui ont révisé sa version par la suite ont remplacé “Jéhovah” par “Yahweh”. Il est intéressant de noter le cheminement suivi par J. Rotherham, un autre traducteur de la Bible. Celui-ci a utilisé le nom de Dieu dans sa version, tout en préférant la forme Yahwéh. Cependant, dans une œuvre plus tardive intitulée Studies in the Psalms (Étude des Psaumes, 1911), il est revenu à la graphie Jéhovah. Pourquoi? Il l’explique en ces termes: “JÉHOVAH: Si nous avons employé cette forme anglaise du nom-mémorial (Ex. 3:18) dans la présente version du psautier, ce n’est pas parce que nous doutions que la prononciation Yahwéh soit plus correcte. Il s’agit plutôt là d’un choix personnel fondé sur des considérations d’ordre pratique. Nous estimons en effet qu’il est avantageux de rester en contact avec les oreilles et les yeux du public sur une question de ce genre. Le plus important, c’est que l’on puisse facilement reconnaître le nom divin.” En Psaume 34:3 l’appel suivant est lancé aux serviteurs de Jéhovah: “Oh! magnifiez Jéhovah avec moi, et exaltons ensemble son nom!” Mais comment ceux qui lisent la Bible dans des traductions dont le nom de Dieu est banni peuvent-ils répondre pleinement à cette invitation? Par bonheur, quelques traducteurs ont quand même eu le courage d’utiliser le nom divin dans les Écritures hébraïques afin de sauvegarder ce que Smith et Goodspeed appelaient “la couleur de l’original”, et les chrétiens s’en félicitent. Cependant, la majorité des versions, y compris celles qui font apparaître le nom par excellence dans les Écritures hébraïques, l’omettent dans les Écritures grecques chrétiennes ou “Nouveau Testament”. Pourquoi? Aurait-on des raisons de rétablir aussi le nom propre de Dieu dans la seconde partie de la Bible?

~Le nom divin et le “Nouveau Testament” INDÉNIABLEMENT, le nom divin est à sa place dans les Écritures hébraïques, dans cette partie de la Parole de Dieu qu’on appelle communément l’“Ancien Testament”. Bien que les Juifs aient cessé de le prononcer, leurs croyances les ont empêchés de le supprimer en recopiant les manuscrits de la Bible. C’est pourquoi il revient plus souvent qu’aucun autre nom propre dans les Écritures hébraïques. Cependant, il n’en va pas de même des Écritures grecques chrétiennes, du “Nouveau Testament”. Certes, les copies de la Révélation (le dernier livre de la Bible) portent toujours l’abréviation du nom de Dieu, “Jah” ou “Yah” (dans l’expression “Alléluia” ou “Hallélou Yah” [Chouraqui]). Toutefois, nous ne possédons aucun manuscrit grec des livres classés dans nos Bibles de Matthieu à Révélation qui contienne le nom divin sous sa forme complète. Faut-il en déduire que celui-ci ne devait pas y figurer? Ce serait surprenant, car nous avons vu que les premiers disciples reconnaissaient son importance et que Jésus leur a appris à prier pour sa sanctification. Dès lors, comment expliquer cet état de fait? Il convient avant tout de rappeler que les manuscrits des Écritures grecques chrétiennes dont nous disposons aujourd’hui ne sont pas les originaux. Les livres écrits de la main de Matthieu, de Luc et des autres rédacteurs de la Bible ont été très utilisés, et ils n’ont pas tardé à s’user. C’est pourquoi on en a établi des copies qui ont été elles-mêmes recopiées après avoir fait leur temps. Cela n’a rien d’étonnant, car ces ouvrages étaient généralement produits pour qu’on s’en serve et non pour qu’on les conserve. Il existe encore des milliers de manuscrits des Écritures grecques chrétiennes, mais la plupart d’entre eux ne remontent pas plus loin qu’au IVe siècle. Voilà qui soulève une question importante: Se pourrait-il que le texte des Écritures grecques chrétiennes ait été altéré avant le IVe siècle, de sorte que le nom de Dieu en aurait disparu? Tout indique que c’est bien là ce qui s’est passé. Le nom divin s’y trouvait Nous pouvons être certains que l’apôtre Matthieu a mentionné le nom de Dieu dans son Évangile. Pourquoi? Parce qu’il a d’abord composé ce dernier en hébreu. Au IVe siècle, Jérôme, l’auteur de la version latine des Écritures appelée Vulgate, expliquait: “Matthieu ou Lévi fut publicain avant de devenir apôtre. En faveur des circoncis qui croyaient à l’Évangile, le premier, il écrivit son évangile dans le texte hébreu. Quel est celui qui le traduisit plus tard en grec, c’est ce qu’on ignore. On possède encore le texte hébreu dans la bibliothèque de Césarée.” Puisque Matthieu a rédigé son livre en hébreu, il serait inconcevable qu’il n’ait pas employé le nom divin, surtout quand il a cité des passages de l’“Ancien Testament” qui le renfermaient. En revanche, les autres rédacteurs de la seconde partie de la Bible se sont adressés à des gens de tous pays, si bien qu’ils ont utilisé la langue internationale de l’époque, le grec. De ce fait, ils n’ont pas cité le texte hébreu des Écritures, mais la version grecque des Septante. Du reste, l’Évangile selon Matthieu a lui-même fini par être traduit en grec. Mais le nom de Dieu figurait-il dans ces écrits hellénistiques? Fait intéressant, de très vieux fragments de la Septante qui existaient déjà du temps de Jésus ont survécu jusqu’à notre époque, et il est à noter que le nom personnel de Dieu y apparaît. The New International Dictionary of New Testament Theology (Nouveau dictionnaire théologique international du Nouveau Testament, tome II, page 512) déclare à ce propos: “Des documents récemment découverts infirment l’idée selon laquelle les traducteurs de la LXX [la Septante] auraient rendu le tétragramme YHWH par kurios. Les plus vieux MSS [manuscrits] de la LXX que nous possédions (à l’état de fragments) portent le tétragramme en caractères héb[reux] dans le texte grec. Cet usage a été perpétué par les traducteurs juifs de l’A[ncien] T[estament] au cours des premiers siècles ap. J.C.” Ainsi donc, qu’ils aient lu la Bible en hébreu ou en grec, Jésus et ses disciples ne pouvaient manquer d’y rencontrer le nom divin. C’est ce qui a amené George Howard, professeur à l’université de Géorgie, aux États-Unis, à tenir le raisonnement suivant: “Comme la Septante utilisée et citée par l’Église du Nouveau Testament contenait le nom divin sous sa forme hébraïque, les rédacteurs du Nouveau Testament ont sans doute conservé le Tétragramme dans leurs citations.” (Biblical Archaeology Review, [Revue d’archéologie biblique], mars 1978, page 14). D’ailleurs, de quel droit auraient-ils fait le contraire? Le nom de Dieu est resté plus longtemps encore dans les traductions grecques de l’“Ancien Testament”. Au cours de la première moitié du IIe siècle, Aquila, un prosélyte juif, produisait une nouvelle version grecque des Écritures hébraïques dans laquelle il introduisait le Tétragramme en caractères hébreux anciens. Au IIIe siècle, Origène déclarait: “Dans les manuscrits les plus fidèles, LE NOM est écrit en lettres hébraïques, non pas en hébreu moderne, mais avec les caractères archaïques.” Au IVe siècle, Jérôme faisait encore cette observation dans son prologue de Samuel et des Rois: “À ce jour, on rencontre toujours le nom quadrilitère de Dieu [יהוה] en caractères archaïques dans certains rouleaux grecs.” La disparition du nom par excellence Cependant, à cette époque, l’apostasie annoncée par Jésus avait pris racine. Dès lors, bien qu’il apparût dans les manuscrits de la Bible, le nom divin était de moins en moins employé (Matthieu 13:24-30; Actes 20:29, 30). Avec le temps, bon nombre de lecteurs ont même fini par ne plus le reconnaître. Ainsi, Jérôme raconte que le Tétragramme n’a pas été compris par certains; à cause de la ressemblance des traits qui composent ces quatre lettres, et quand ils l’ont rencontré dans les livres grecs, ils l’ont lu d’ordinaire ΠΙΠΙ”. Par la suite, le nom de Dieu a été remplacé par des termes comme “Dieu” (Théos) ou “Seigneur” (Kurios) dans les copies de la Septante. Nous savons parfaitement que cela s’est produit, car les fragments les plus anciens de la Septante contiennent le nom de Dieu, alors que les copies postérieures des mêmes textes ne le portent plus. Le même changement s’est opéré dans le “Nouveau Testament”, autrement dit dans les Écritures grecques chrétiennes. À ce sujet, le professeur George Howard ajoute: “Quand la forme hébraïque du nom divin a été abandonnée dans la Septante en faveur de divers termes suppléants, il a aussi disparu des passages du Nouveau Testament qui citaient la Septante (...). L’Église non juive a bientôt perdu toute trace du nom de Dieu, celui-ci ne subsistant plus que dans les formes contractes qui lui étaient parfois substituées ou dans la mémoire de quelques érudits.” Ainsi, tandis que les Juifs se refusaient à prononcer le nom divin, l’Église apostate a réussi à l’éliminer complètement des manuscrits grecs et des traductions des deux parties de la Bible. Une perte grave Comme nous l’avons vu, le nom de Dieu a fini par être rétabli dans de nombreuses versions des Écritures hébraïques. Mais qu’en est-il du “Nouveau Testament”? Les traducteurs et les étudiants de la Bible ont pu remarquer par eux-mêmes qu’en l’absence du nom divin certains passages des Écritures grecques chrétiennes sont pour le moins obscurs. Par contre, dès qu’on remet ce nom à la place qui lui revient, cette portion de la Parole inspirée de Dieu devient beaucoup plus claire. À titre d’exemple, considérons une phrase extraite de la lettre de Paul aux Romains, telle qu’on la trouve dans la version Segond. La voici: “Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.” (Romains 10:13). Quel nom devons-nous donc invoquer en vue de notre salut? Puisque le Christ est souvent appelé “Seigneur” et qu’un autre verset proclame: “Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé”, faut-il en conclure que Paul pensait à Jésus Christ? — Actes 16:31, Segond. Justement pas. Dans la version Segond, en Romains 10:13 une note marginale renvoie le lecteur à Joël 2:32, texte qui appartient aux Écritures hébraïques. Si vous ouvrez votre Bible à ce passage, vous constaterez que Paul citait les propos de Joël dans son épître aux Romains. Or, selon l’hébreu original, ce prophète avait dit: “Quiconque invoquera le nom de Jéhovah s’en tirera sain et sauf.” (Traduction du monde nouveau). Il s’ensuit que Paul voulait nous inviter à invoquer le nom de Jéhovah. Dès lors, s’il est vrai que nous devons croire en Jésus, il n’en demeure pas moins que notre salut dépend directement de notre façon de considérer le nom du Créateur. Cet exemple illustre bien comment la suppression du nom de Jéhovah dans les Écritures grecques a amené plus d’un lecteur à confondre Jésus avec son Père. Sans l’ombre d’un doute, cette altération a compté pour beaucoup dans l’essor du dogme de la Trinité. Devrait-on rétablir le nom divin? Étant donné que le nom de Dieu ne figure pas dans les manuscrits dont nous disposons, le traducteur a-t-il le droit de le rétablir? Absolument. Du reste, la plupart des lexiques grecs admettent que le mot “Seigneur” désigne souvent Jéhovah dans la Bible. Ainsi, à l’entrée Kurios (“Seigneur”), l’ouvrage intitulé A Greek and English Lexicon of the New Testament, de Robinson (Lexique grec-anglais du Nouveau Testament, 1859), explique que ce terme décrit “Dieu comme le Seigneur suprême, le Souverain de l’univers. Il remplace habituellement l’héb[reu] יְהוָֹה Jéhovah dans la Sept[ante]”. Par conséquent, là où les Écritures grecques chrétiennes ont cité les Écritures hébraïques, le traducteur est autorisé à rendre le mot Kurios par “Jéhovah” quand le nom de Dieu apparaît dans l’original hébreu. D’ailleurs, beaucoup l’ont fait. À partir du XIVe siècle, au plus tard, on a publié quantité de versions hébraïques des Écritures grecques chrétiennes. Comment leurs auteurs ont-ils retraduit les citations de l’“Ancien Testament” qui contenaient le nom divin? Plus d’un se sont sentis obligés de le réintroduire dans leur texte. C’est pourquoi de nombreuses traductions partielles ou intégrales des Écritures grecques chrétiennes en hébreu renferment le nom de Dieu. Certaines versions en langues modernes ont suivi la même voie. Tel est particulièrement le cas de celles qui sont utilisées par des missionnaires. C’est ainsi que dans diverses langues d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et des îles du Pacifique des traductions des Écritures grecques emploient largement le nom de Jéhovah, de façon que leurs lecteurs puissent voir nettement la différence qui existe entre le vrai Dieu et les faux. Ce nom se retrouve également dans des versions européennes. La Traduction du monde nouveau compte parmi les versions qui restituent audacieusement et à bon droit le nom de Dieu dans les Écritures grecques chrétiennes. Cette traduction, qui existe actuellement en 11 langues, dont le français, utilise le nom divin chaque fois que les Écritures grecques citent un verset des Écritures hébraïques où il se trouve. En tout, le nom par excellence se rencontre 237 fois dans cette version du “Nouveau Testament”. Des ennemis du nom de Dieu Malgré les efforts que de nombreux traducteurs ont faits pour rétablir le nom divin dans la Bible, la religion en général a toujours essayé de l’en écarter. Les Juifs l’ont gardé dans leur Bible, mais ils refusent de le prononcer. Les chrétiens apostats des IIe et IIIe siècles l’ont laissé de côté en recopiant les manuscrits de la Bible grecque et en traduisant les Écritures. Certains traducteurs contemporains ont également caché ce nom, même lorsque leurs versions étaient fondées sur l’original hébreu, qui l’emploie pourtant près de 7 000 fois (il apparaît 6 973 fois dans la partie hébraïque des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau). Comment Jéhovah considère-t-il ceux qui veulent exclure son nom de la Bible? Si vous étiez écrivain et que quelqu’un cherche par tous les moyens à faire disparaître votre signature de vos œuvres, quelle serait votre attitude à son égard? Les traducteurs qui rejettent le nom de Dieu en alléguant des problèmes de prononciation ou en invoquant la tradition juive ne sont pas sans nous rappeler les individus que Jésus a stigmatisés par ces mots: “Guides aveugles, qui arrêtez au filtre le moustique mais qui avalez le chameau!” (Matthieu 23:24). En effet, eux aussi achoppent sur des problèmes mineurs pour créer en fin de compte un scandale autrement plus grave: ôter le nom du plus grand personnage qui soit du livre qu’il a lui-même inspiré. Un psalmiste demanda jadis: “Jusqu’à quand, ô Dieu, l’adversaire outragera-t-il? L’ennemi manquera-t-il de respect envers ton nom pour toujours?” — Psaume 74:10.

~Le nom de Dieu — Pourquoi faut-il le connaître? “QUICONQUE invoque le nom de Jéhovah sera sauvé.” (Romains 10:13). Ce disant, l’apôtre Paul montrait à quel point il est capital de connaître le nom de Dieu. Sa déclaration nous ramène à notre question première: Pourquoi Jésus a-t-il commencé le Notre Père, cette prière qui devait servir de modèle à ses disciples, en demandant la ‘sanctification’ du nom divin? Pour quelle raison a-t-il fait passer cette requête avant tant d’autres préoccupations au demeurant fondamentales? Si nous désirons le savoir, il nous faut cerner d’un peu plus près la signification de deux mots clés. Tout d’abord le verbe ‘sanctifier’. Dans son sens strict il veut dire “rendre saint”. Mais le nom de Dieu n’est-il pas déjà saint? Bien sûr que si. Dès lors, quand nous le sanctifions, nous ne le rendons pas plus saint qu’il n’est. En fait, nous le reconnaissons plutôt comme saint en ce que nous le mettons à part et le tenons en grande estime. Ainsi, lorsque nous prions pour que le nom de Dieu soit sanctifié, nous songeons d’avance au temps où toute la création le révérera pour saint. Ensuite, il y a le terme “nom”. Que désigne-t-il au juste? Nous avons vu que Dieu a un nom, Jéhovah, et que celui-ci se rencontre des milliers de fois dans la Bible. Nous avons aussi compris combien il était important de rétablir ce nom à la place qui lui revient de droit dans les Écritures. En effet, s’il n’y apparaissait pas, il serait bien difficile d’accomplir les paroles suivantes du psalmiste: “Ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi, car tu ne quitteras assurément pas ceux qui te cherchent, ô Jéhovah!” — Psaume 9:10. Cependant, pour ‘connaître le nom de Dieu’ suffit-il de savoir qu’il se lit YHWH en hébreu et Jéhovah en français? Non, cela requiert bien davantage. Lorsque Moïse se trouvait sur le mont Sinaï, “Jéhovah descendit dans la nuée et se plaça là avec lui et proclama le nom de Jéhovah”. En quoi cette proclamation a-t-elle consisté? Elle comprenait une description des qualités de Dieu. En voici un extrait: “Jéhovah, Jéhovah, Dieu clément et miséricordieux, lent à la colère et abondant en bonté de cœur et en vérité.” (Exode 34:5, 6). Peu avant sa mort, Moïse dit encore aux Israélites: “Je proclamerai le nom de Jéhovah.” Quelle allait être la teneur du discours introduit par cette annonce? Moïse y célèbre les attributs prodigieux du Créateur et rappelle ce qu’il a fait pour Israël à cause de son nom (Deutéronome 32:3-43). Il s’ensuit que pour connaître le nom divin il faut apprendre ce qu’il représente et adorer Celui qui le porte. Puisque Jéhovah a rattaché ses qualités, ses desseins et ses actions à son nom, il n’est pas étonnant que la Bible présente ce dernier comme saint (Lévitique 22:32). En outre, elle le dit majestueux, grand, redoutable et d’une hauteur inaccessible (Psaumes 8:1; 99:3; 148:13). Le nom de Dieu n’est donc pas une simple étiquette. Il évoque sa personne tout entière. Ce n’était pas un nom provisoire qui devait être utilisé pendant quelque temps puis supplanté par un titre comme “Seigneur”. À ce sujet, l’Être suprême avait d’ailleurs confié à Moïse: “‘Jéhovah’, (...) c’est là mon nom jusqu’à des temps indéfinis et c’est là mon mémorial de génération en génération.” — Exode 3:15. Les hommes auront beau se démener, ils ne parviendront jamais à faire disparaître le nom divin de la planète: “‘Du lever du soleil à son coucher, mon nom sera grand parmi les nations, et en tout lieu on fera de la fumée sacrificielle, on présentera à mon nom un don, oui, un don pur; parce que mon nom sera grand parmi les nations’, a dit Jéhovah des armées.” — Malachie 1:11; Exode 9:16; Ézéchiel 36:23. On comprend dès lors que la sanctification du nom de Dieu soit de loin la plus importante des causes. En effet, tous les desseins du Créateur sont associés à son nom. Les problèmes de l’homme ont pris naissance quand Satan a profané le nom de Jéhovah, en parlant de son possesseur d’une manière qui revenait à le traiter de menteur et en insinuant qu’il était indigne de gouverner le genre humain (Genèse 3:1-6; Jean 8:44). Par suite, les habitants de la terre ne seront pas totalement affranchis des conséquences désastreuses de ce premier mensonge avant que le nom divin ait été tout à fait justifié. C’est pour cela que les chrétiens prient avec autant de ferveur pour la sanctification de ce nom. Toutefois, ils peuvent aussi le sanctifier eux-mêmes. Comment sanctifier le nom de Dieu? L’un des moyens de sanctifier le nom divin consiste à parler de Jéhovah et à présenter le Royaume qu’il a confié à Jésus Christ comme l’unique espoir de l’humanité (Révélation 12:10). De nos jours, beaucoup s’emploient à le faire et réalisent cette prédiction du prophète Ésaïe: “Et, certes, vous direz en ce jour-là: ‘Rendez grâce à Jéhovah. Invoquez son nom. Faites connaître parmi les peuples ses manières d’agir. Faites mention de ceci: que son nom est mis en haut. Exécutez des mélodies pour Jéhovah, car il a agi d’une manière extraordinaire. On fait connaître cela par toute la terre.’” — Ésaïe 12:4, 5. Il est également nécessaire d’observer les lois et les commandements de Dieu pour sanctifier son nom. Jéhovah déclara jadis à la nation d’Israël: “Vous devrez garder mes commandements et les pratiquer. Je suis Jéhovah. Et vous ne devrez pas profaner mon saint nom, et je devrai être sanctifié au milieu des fils d’Israël. Je suis Jéhovah qui vous sanctifie.” — Lévitique 22:31, 32. En quoi l’obéissance des Israélites à la Loi sanctifiait-elle le nom de Dieu? Rappelons que cette loi leur avait été donnée au nom de Jéhovah (Exode 20:2-17). Par conséquent, en la gardant ils rendaient à ce nom l’honneur et le respect qui lui étaient dus. De plus, la nation d’Israël portait collectivement le nom du Créateur (Deutéronome 28:10; II Chroniques 7:14). Quand donc ses membres agissaient convenablement, la louange en revenait à ce dernier, tout comme la bonne conduite d’un enfant rejaillit sur son père. En revanche, lorsque les Israélites se détournaient de la Loi, ils jetaient le discrédit sur le nom de l’Être suprême. Ainsi la Bible explique que leurs péchés, tels les sacrifices idolâtriques, le parjure, l’oppression des pauvres et la fornication, ‘profanaient’ le nom divin. — Lévitique 18:21; 19:12; Jérémie 34:16; Ézéchiel 43:7. Les chrétiens, eux aussi, ont reçu des commandements au nom de Dieu (Jean 8:28). Par ailleurs, ils constituent un ‘peuple pour le nom de Jéhovah’. (Actes 15:14.) En conséquence, ceux qui prient sincèrement pour la sanctification du nom de Dieu veilleront à sanctifier eux-mêmes ce nom dans leur vie en exécutant tous les commandements de son possesseur (I Jean 5:3). Il leur faudra notamment se soumettre aux préceptes de Jésus, le Fils de Dieu, qui a toujours glorifié son Père. — Jean 13:31, 34; Matthieu 24:14; 28:19, 20. La veille de son exécution, le Christ a montré toute la valeur que les chrétiens devaient attacher au nom divin. Après avoir dit à son Père: “Je leur ai fait connaître ton nom et je le ferai connaître”, il a donné cette explication: “Afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en union avec eux.” (Jean 17:26). Entre autres choses, les disciples avaient appris à connaître le nom de Dieu en ce qu’ils avaient personnellement ressenti les effets de son amour. Jésus leur avait ouvert la perspective de faire vraiment la connaissance de Dieu et de découvrir en lui un Père aimant. — Jean 17:3. Et vous? Lors d’une réunion des apôtres et des anciens qui se tenait à Jérusalem au premier siècle, le disciple Jacques a déclaré: “Siméon a raconté, sans rien omettre, comment Dieu a, pour la première fois, tourné son attention vers les nations pour en tirer un peuple pour son nom.” Mais comment vous assimilerez-vous au peuple que Dieu rassemble “pour son nom” si vous vous abstenez d’employer ou de porter ce nom? — Actes 15:14. Beaucoup, il est vrai, rechignent à utiliser le nom de Jéhovah. De nombreux traducteurs de la Bible l’ont même exclu de leurs versions. Cependant, des millions d’hommes et de femmes du monde entier ont accepté avec joie le privilège de porter le nom du Créateur, de s’en servir dans leur culte comme dans leurs conversations quotidiennes et de le faire connaître à leurs semblables. Si quelqu’un vous parle du Dieu de la Bible en l’appelant Jéhovah, à quel groupement religieux l’associerez-vous? Les seuls qui emploient régulièrement le nom de Dieu dans leur culte, à l’instar des fidèles des temps anciens, sont les Témoins de Jéhovah. D’ailleurs, leur appellation même, qui est tirée de la Bible, les identifie déjà à ce peuple réuni ‘pour le nom de Dieu’. Ils en sont fiers, car c’est Jéhovah qui l’a donnée à ses vrais adorateurs. En Ésaïe 43:10 nous lisons en effet: “‘Vous êtes mes témoins’, telle est la déclaration de Jéhovah, ‘oui, mon serviteur que j’ai choisi.’” À qui Dieu s’adressait-il dans ce passage? Pour le savoir, examinons-en le contexte immédiat. Dans les versets 5 à 7 du même chapitre Ésaïe s’exprimait ainsi: “N’aie pas peur, car je suis avec toi. Du levant je ferai venir ta postérité, et du couchant je te rassemblerai. Je dirai au nord: ‘Rends!’ et au sud: ‘Ne retiens pas! Fais venir mes fils de loin, et mes filles de l’extrémité de la terre, tous ceux qui sont appelés de mon nom et que j’ai créés pour ma propre gloire, que j’ai formés, oui, que j’ai faits.’” À notre époque, cette prophétie se réalise sur ceux que Dieu a tirés de toutes les nations pour le louer et pour témoigner en sa faveur. Dès lors, non seulement le nom par excellence désigne le Créateur, mais encore il contribue de nos jours à définir l’identité de ses vrais adorateurs terrestres. Les bienfaits réservés à ceux qui connaissent le nom divin Jéhovah protège ceux qui aiment son nom. Par l’intermédiaire d’un psalmiste il a déclaré: “Parce qu’il a mis sur moi son affection, je lui donnerai aussi d’échapper. Je le protégerai, parce qu’il a connu mon nom.” (Psaume 91:14). En outre, il ne les oublie pas. “En ce temps-là, ceux qui craignent Jéhovah parlèrent entre eux, chacun avec son compagnon, et Jéhovah prêtait attention et écoutait. Et un livre de souvenir commença à être écrit devant lui pour ceux qui craignent Jéhovah et pour ceux qui pensent à son nom.” — Malachie 3:16. Par conséquent, les bienfaits réservés à ceux qui connaissent et qui aiment le nom de Jéhovah ne se limitent pas à la vie présente. En effet, le Créateur a promis aux humains obéissants un bonheur éternel sur une terre paradisiaque. Sous l’inspiration divine, David a écrit: “Car les malfaiteurs seront retranchés, mais ce sont ceux qui espèrent en Jéhovah qui posséderont la terre. Et un peu de temps encore, et le méchant ne sera plus; et assurément tu prêteras attention à son lieu, et il ne sera pas. Mais les humbles posséderont la terre, et vraiment ils se délecteront de l’abondance de la paix.” — Psaume 37:9, 11. Comment cette prédiction s’accomplira-t-elle? Jésus ne nous l’a pas caché. Dans la prière modèle, après avoir dit: “Que ton nom soit sanctifié!” il a ajouté: “Que ton royaume vienne! Que ta volonté se fasse, comme dans le ciel, aussi sur la terre!” (Matthieu 6:9, 10). Effectivement, le Royaume que Dieu a confié à Jésus Christ sanctifiera le nom divin et rétablira de bonnes conditions sur notre planète. Il en extirpera la méchanceté et fera disparaître à jamais la guerre, le crime, la famine, la maladie et la mort. — Psaume 46:8, 9; Ésaïe 11:9; 25:6; 33:24; Révélation 21:3, 4. Grâce à ce Royaume, il ne tient qu’à vous de vivre éternellement. Il vous faut pour cela faire connaissance avec Dieu. “Ceci signifie la vie éternelle: qu’ils apprennent à te connaître, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.” (Jean 17:3). Les Témoins de Jéhovah seront heureux de vous aider à acquérir cette connaissance vivifiante. — Actes 8:29-31. Nous espérons que les renseignements présentés dans cette brochure vous auront convaincu que le Créateur porte un nom personnel auquel il attache beaucoup de prix et que vous devez vous-même tenir en haute estime. Nous souhaitons de tout cœur que vous compreniez, vous aussi, à quel point il est nécessaire de connaître et d’employer ce nom, surtout dans votre culte. Puissiez-vous donc être déterminé à joindre votre voix à cette déclaration courageuse, qui nous vient du prophète Michée à travers bien des siècles: “Tous les peuples, eux, marcheront chacun au nom de son dieu, mais nous, nous marcherons au nom de Jéhovah, notre Dieu, jusqu’à des temps indéfinis, oui, pour toujours.” — Michée 4:5.

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