Preuves évidentes de l'existence de Dieu. La vie est-elle apparue par évolution ou création ?

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La théorie de l'évolution n'a aucun fondement scientifique !

Elle est une tromperie, un mensonge et une désinformation monumentale !

Tous les scientifiques honnête reconnaissent l'existence d'un créateur !

Preuves èvidentes de l'existence d'un Créateur 1/7

Incroyable!!! Preuve Scientifique de L'existence d'un créateur unique (Dieu)

Stupéfiantes preuves de Dieu - Preuves scientifiques de Dieu

~L’origine de la vie

LA VIE est partout. Témoin le bourdonnement des insectes, le chant des oiseaux et le bruissement des petits animaux dans les broussailles. Elle existe sur les glaces polaires et dans les déserts brûlants. On la trouve à la surface des mers baignée de soleil, mais aussi dans les abîmes les plus sombres de l’océan. De minuscules créatures flottent très haut dans l’atmosphère. Sous nos pieds, des milliards et des milliards de micro-organismes s’activent dans le sol pour le rendre fertile et permettre ainsi la croissance de la végétation indispensable à la vie. 2 La vie est si abondante et si variée sur la terre que nous restons confondus. Mais comment a-t-elle commencé? Comment notre planète et ses habitants sont-ils venus à l’existence? Et plus précisément, comment l’homme est-il venu à l’existence? Est-il l’aboutissement d’une lente évolution en passant par le stade d’un animal simiesque, ou bien a-t-il été créé? Bref, comment sommes-nous apparus sur la terre? Et puis, quel rapport la réponse à ces questions a-t-elle avec l’avenir de l’homme? En fait, elles ne datent pas d’hier, et pour beaucoup de gens elles sont restées sans réponse, même aujourd’hui. 3 Peut-être pensez-vous que ces questions ne vous concernent pas vraiment, à moins que vous ne vous disiez: ‘Peu importe comment je suis venu à l’existence. J’existe, voilà tout. Je vivrai sans doute 60 ou 70 ans, voire 80 ans. Qui sait? Mais que nous ayons été créés ou que nous soyons le résultat de l’évolution, qu’est-ce que cela change pour moi?’ Détrompez-vous, cela peut changer beaucoup de choses: la durée de votre vie, votre vie elle-même et les conditions de celle-ci. Pourquoi donc? Eh bien, parce que notre attitude à l’égard de la vie et de l’avenir est influencée par notre point de vue sur l’origine de la vie. De plus, la façon dont la vie est apparue sur la terre aura une incidence sur le cours de l’Histoire et sur notre place dans celle-ci. Des points de vue différents 4 De l’avis de bon nombre de gens qui acceptent la théorie de l’évolution, la vie sera toujours marquée par la compétition ardente, les conflits, la haine, les guerres et la mort. Certains vont jusqu’à penser que l’homme pourrait se détruire dans un avenir proche. Ainsi, un savant bien connu a déclaré: “Il pourrait ne nous rester que quelques décennies avant que ne sonne l’heure fatale. (...) Le développement des armes atomiques et de leur système de lancement conduira tôt ou tard à un désastre mondial1.” Beaucoup croient que, même si cela n’arrive pas bientôt, de toute façon quand on meurt, c’est pour toujours. D’autres sont convaincus que dans un avenir plus ou moins lointain la vie disparaîtra tout simplement de la terre. Selon leur théorie, le soleil se dilatera au point de devenir une géante rouge; alors “les océans entreront en ébullition, l’atmosphère s’évaporera dans l’espace, et une catastrophe d’une ampleur inimaginable frappera notre planète2”. 5 Au nombre de ceux à qui répugnent pareilles conclusions il y a les “créationnistes scientifiques”. Leur interprétation du récit de la création consigné dans la Genèse les amène à affirmer que la terre n’a pas plus de 6 000 ans d’existence et que les six “jours” de création mentionnés dans le récit biblique n’ont duré que 24 heures chacun. Mais une telle interprétation reflète-t-elle exactement le point de vue de la Bible? La terre et toutes les formes de vie qui l’habitent ont-elles été créées en six jours de 24 heures? Ou bien y a-t-il une autre explication possible, plus rationnelle? 6 Lorsqu’ils réfléchissent aux questions liées à l’origine de la vie, beaucoup de gens sont terriblement influencés par leurs sentiments et par l’opinion. Pour éviter cela et aboutir à des conclusions exactes, il faut donc examiner les faits sans préjugé. Il est également intéressant de noter que même Charles Darwin, le plus célèbre théoricien de l’évolution, a montré qu’il n’ignorait pas les limites de sa théorie. Dans la conclusion de son livre L’origine des espèces, il parle de “véritable grandeur dans cette manière d’envisager la vie, avec ses puissances diverses attribuées primitivement par le Créateur à un petit nombre de formes, ou même à une seule3”. Il reconnaissait ainsi clairement que la question de l’origine de la vie n’était pas définitivement réglée. La science n’est pas en cause 7 Avant d’aller plus loin, il sera peut-être utile d’éclaircir un point: Nous ne mettons pas en cause les réalisations scientifiques. Tout individu bien informé est conscient que les savants ont réalisé des choses extraordinaires dans de nombreux domaines. Leurs recherches ont permis d’élargir considérablement notre connaissance de l’univers, de la terre et de la vie. Grâce à l’étude du corps humain, nous sommes mieux armés pour guérir les maladies et les blessures. Les progrès rapides dans le domaine de l’électronique nous ont fait entrer dans l’ère de l’ordinateur, lequel transforme la vie de l’homme. Les savants ont réussi des prouesses étonnantes, au point qu’aujourd’hui les hommes sont capables d’aller sur la lune et d’en revenir. Il n’est que juste d’être pénétré de respect devant les techniques et les compétences qui ont tant contribué à augmenter notre connaissance du monde, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. 8 Il n’est peut-être pas non plus inutile, arrivé à ce stade de la discussion, de définir clairement les termes employés dans ce livre. Ainsi, l’évolutionnisme se rapporte à l’évolution organique; c’est la théorie selon laquelle le premier organisme vivant s’est développé à partir de la matière inerte. Puis, toujours d’après cette théorie, en se reproduisant il s’est transformé en différentes espèces vivantes pour produire finalement toutes les formes de vie ayant jamais existé sur la terre, y compris le genre humain. Tout cela se serait accompli sans la moindre direction intelligente ou intervention surnaturelle. En revanche, par création nous entendons que l’apparition des formes de vie ne peut s’expliquer que par l’existence d’un Dieu tout-puissant qui a conçu et formé l’univers ainsi que toutes les grandes espèces vivantes sur la terre. Des questions capitales 9 Il est bien évident que la théorie de l’évolution et le récit de la création selon la Genèse présentent des différences très profondes. Les partisans de l’évolution prétendent que la création n’est pas scientifique. Mais, en toute justice, on peut aussi soulever ces questions: La théorie de l’évolution elle-même est-elle vraiment scientifique? D’autre part, la Genèse ne propose-t-elle, comme beaucoup l’affirment, qu’un mythe de plus sur la création? Ou bien est-elle en harmonie avec les découvertes de la science moderne? Et puis, d’autres questions encore troublent plus d’une personne: S’il y a un Créateur tout-puissant, pourquoi toutes ces guerres, ces famines et ces maladies qui fauchent avant l’heure des millions d’humains? Pourquoi permet-il tant de souffrances? Enfin, révèle-t-il ce que nous réserve l’avenir? 10 Le but du présent ouvrage est précisément de répondre à ces questions et à bien d’autres qui en découlent. Les éditeurs espèrent que vous le lirez sans préjugés. Pourquoi est-ce si important? Parce que les renseignements qu’il contient pourront se révéler d’une valeur beaucoup plus grande que vous ne l’imaginez à l’instant présent.

~Pourquoi tant de désaccords au sujet de l’évolution?

À l’occasion du centenaire du livre L’origine des espèces, de Darwin, on publia une édition spéciale de cet ouvrage pour laquelle on invita W. Thompson, alors directeur de l’Institut des études biologiques pour le Commonwealth, à Ottawa (Canada), à rédiger la préface. Dans celle-ci il écrivit notamment: “Comme nous le savons, les biologistes ont des points de vue très divergents non seulement sur les causes de l’évolution mais aussi sur le processus évolutif lui-même. Ces divergences existent parce que les preuves ne sont pas vraiment convaincantes et ne permettent d’arriver à aucune conclusion certaine. Il est donc normal et juste d’attirer l’attention des lecteurs n’ayant pas une formation scientifique sur les désaccords au sujet de l’évolutiona.” LES partisans de la théorie de l’évolution affirment que celle-ci est aujourd’hui un fait établi. Ils croient que l’évolution est un “phénomène réel”, une “réalité”, une “vérité”, autant de qualificatifs que les dictionnaires associent au mot “fait”. Mais l’évolution est-elle vraiment un fait? 2 Illustrons notre propos. Dans le passé, on a cru que la terre était plate, mais depuis il a été démontré qu’elle a la forme d’une sphère. C’est un fait. On pensait également qu’elle était le centre de l’univers autour duquel gravitait le ciel. Maintenant nous savons avec certitude qu’elle tourne sur elle-même et décrit une orbite autour du soleil. Cela aussi est un fait. On pourrait citer beaucoup d’autres concepts qui, après n’avoir été dans le passé que des théories contestées, sont à présent prouvés et sont ainsi devenus des faits établis, des réalités, des vérités. 3 L’examen des preuves avancées en faveur de l’évolution permet-il de poser un fondement aussi solide? Notons avec intérêt que depuis la parution en 1859 du livre de Charles Darwin L’origine des espèces, maints aspects de la théorie évolutionniste ont été l’objet d’importants désaccords, même entre les savants évolutionnistes les plus éminents. Aujourd’hui, la querelle est plus vive que jamais. Les propos des évolutionnistes eux-mêmes sont à cet égard très révélateurs. La théorie de l’évolution subit des attaques 4 La revue scientifique Discover résumait ainsi la situation: “L’évolution (...) n’est pas seulement attaquée par les chrétiens fondamentalistes. Elle est également contestée par des savants réputés. Parmi les paléontologistes (...), il y a de plus en plus de désaccords avec l’opinion prédominante du darwinisme1.” Francis Hitching, évolutionniste et auteur du livre Le cou de la girafe (angl.), a écrit: “Bien qu’il soit accepté dans le monde scientifique comme le grand principe unificateur de la biologie, il est surprenant de constater qu’après un peu plus d’un siècle d’existence, le darwinisme rencontre quantité de problèmes2.” 5 À l’issue d’une importante conférence qui réunissait, à Chicago (États-Unis), quelque 150 spécialistes de l’évolution, un compte rendu tirait cette conclusion: “[L’évolution] est en train de subir sa plus grande et sa plus profonde révolution de ces 50 dernières années (...). Le processus exact de l’évolution est aujourd’hui l’objet de vives controverses parmi les biologistes. (...) Aucune solution claire n’était en vue pour régler la controverse3.” 6 Niles Eldredge, paléontologiste et évolutionniste éminent, a déclaré: “Le doute qui s’est infiltré dans les certitudes confiantes, voire suffisantes, qui caractérisaient la biologie évolutionniste ces vingt dernières années a enflammé les passions.” Il parlait aussi d’“absence d’accord complet même au sein de chacun des camps opposés”, et il ajoutait: “La situation est vraiment confuse (...). On a parfois l’impression que sur chaque sujet [relatif à l’évolution] il y a autant d’opinions différentes que de biologistes4.” 7 Christopher Booker (qui accepte l’évolution), rédacteur au Times de Londres, a dit à ce propos: “C’était une théorie merveilleusement simple et attrayante. Le seul ennui, c’est que, comme Darwin lui-même en était conscient, du moins dans une certaine mesure, elle présentait d’énormes failles.” Concernant L’origine des espèces, de Darwin, il a fait cette remarque: “Comble de l’ironie, nous avons là un livre devenu célèbre parce qu’il était censé expliquer l’origine des espèces, alors qu’en réalité il ne fait rien de tout cela.” — C’est nous qui soulignons. 8 Booker ajoutait: “Un siècle après la mort de Darwin, nous n’avons toujours pas la moindre idée démontrable, voire plausible, de la façon dont l’évolution s’est réellement faite, ce qui a provoqué ces dernières années une succession extraordinaire de disputes sur l’ensemble de la question. (...) Il y a presque un état de guerre ouverte parmi les évolutionnistes eux-mêmes, chaque secte [évolutionniste] préconisant quelque modification nouvelle.” Et il concluait ainsi: “Quant à savoir comment et pourquoi elle [l’évolution] s’est réellement faite, nous n’en avons pas la moindre idée et nous ne le saurons probablement jamais5.” 9 Partageant cette opinion, Hitching dit: “Des querelles ont éclaté au sujet de la théorie de l’évolution (...). En haut lieu, on s’est retranché sur des positions pour ou contre, et les deux camps se sont accablés d’injures.” Pour lui, il s’agit d’une querelle académique de grande envergure, “potentiellement une de celles qui se produisent à certaines époques quand une idée acceptée depuis longtemps s’effondre brusquement sous le poids de preuves contradictoires et est remplacée par une nouvelle6”. Quant au New Scientist, une revue britannique, il notait qu’“un nombre croissant de savants, et notamment d’évolutionnistes, (...) affirment que la théorie évolutionniste de Darwin n’est pas une théorie vraiment scientifique. (...) Bon nombre de ces critiques sont pourvus de solides diplômes7”. Des questions embarrassantes 10 À propos de l’origine de la vie, l’astronome Robert Jastrow déclara: “À leur grand regret, [les savants] ne peuvent fournir de réponse tranchée, parce que les chimistes n’ont jamais réussi à reproduire les expériences de la nature concernant la création d’une vie à partir de matière inerte. Les savants ignorent comment cela s’est passé.” Et il ajouta: “Les savants ne peuvent prouver que la vie ne fut pas la conséquence d’une création8”. 11 Cependant, le problème ne se limite pas à l’origine de la vie. Considérez des organes comme l’œil, l’oreille ou le cerveau. Ils sont d’une complexité stupéfiante, autrement plus grande que l’invention humaine la plus élaborée. Le problème pour les évolutionnistes, c’est que toutes les parties de chacun de ces organes doivent fonctionner ensemble pour que l’individu puisse voir, entendre ou réfléchir. De tels organes auraient été absolument inutiles tant que leurs différentes parties n’auraient pas été toutes achevées. La question est donc la suivante: Le hasard, élément non dirigé, qui serait la force d’impulsion de l’évolution, aurait-il pu assembler toutes ces parties au moment qu’il fallait pour produire des mécanismes aussi compliqués? 12 Darwin lui-même admettait que c’était là un gros problème. Ainsi, il écrivait: “Il semble absurde au possible, je le reconnais, de supposer que [l’évolution] ait pu former l’œil9.” Plus d’un siècle après, la question a-t-elle été résolue? Non, bien au contraire. Depuis Darwin, tout ce qu’on a appris au sujet de l’œil démontre que cet organe est encore plus complexe qu’il ne l’imaginait alors. Jastrow a d’ailleurs écrit: “L’œil semble avoir été spécialement dessiné, et aucun fabricant de télescope n’aurait pu faire mieux10.” 13 S’il en est ainsi de l’œil, que dire du cerveau humain? Puisqu’une machine toute simple n’est pas le résultat d’une évolution provoquée par le hasard, comment peut-on affirmer que c’est le cas du cerveau infiniment plus complexe et prétendre qu’il s’agit là d’un fait? Jastrow tire cette conclusion: “Il est difficile de croire que l’évolution de l’œil ne soit que le fruit du hasard; il est encore plus difficile d’accepter que l’évolution de l’intelligence humaine ne soit que la conséquence d’accidents ayant bouleversé les cellules cérébrales de nos ancêtres11.” Des questions embarrassantes au sujet des fossiles 14 Les savants ont exhumé des millions d’ossements ainsi que d’autres vestiges fossiles de la vie passée. Si l’évolution était un fait, on aurait dû trouver parmi tous ces témoignages suffisamment de preuves qu’il y a eu transformation d’une espèce vivante en une autre espèce. Or, le Bulletin (angl.) du Field Museum of Natural History de Chicago faisait ce commentaire: “La théorie de Darwin [sur l’évolution] a toujours été très liée au témoignage des fossiles, et il est probable que la plupart des gens s’imaginent que ceux-ci apportent une contribution très importante à l’argumentation avancée en faveur des interprétations darwiniennes sur l’histoire de la vie. Malheureusement, ce n’est pas rigoureusement exact.” 15 Qu’est-ce à dire? Le Bulletin ajoutait que Darwin “était gêné par les documents fossiles parce que ceux-ci ne correspondaient pas à ce qu’il avait prédit (...). Les registres géologiques ne fournissaient pas et ne fournissent toujours pas une chaîne continue indiquant une évolution lente et graduelle”. En fait, expliquait cette revue, après avoir collecté des fossiles pendant plus d’un siècle, “on a encore moins d’exemples de filiation évolutive qu’on n’en avait du temps de Darwin12”. Pourquoi cela? Parce que les témoignages des fossiles, beaucoup plus nombreux maintenant, démontrent que certains des exemples de filiation qu’on avait avancés naguère pour prouver l’évolution ne sont plus du tout considérés comme des preuves aujourd’hui. 16 L’impossibilité de confirmer une évolution graduelle par les témoignages fossiles a troublé bon nombre d’évolutionnistes. Steven Stanley parlait (dans The New Evolutionary Timetable) de “l’incapacité générale des registres [fossiles] de montrer des formes de transition graduelle d’un groupe important à un autre”. Il déclarait: “Les documents fossiles ne sont pas et n’ont jamais été en accord avec [une évolution lente]13.” Niles Eldredge a lui aussi reconnu: “Le schéma [évolutif] que l’on nous avait dit devoir trouver, au cours de ces 120 dernières années, n’existe pas14.” Des théories plus récentes 17 Tout cela a amené de nombreux savants à prendre fait et cause pour de nouvelles théories sur l’évolution. Voici ce que disait à ce propos le Science Digest: “Des savants parlent de variations évolutives encore plus rapides et considèrent très sérieusement des idées qui n’avaient auparavant été rendues populaires que par la fiction15.” 18 Par exemple, certains scientifiques sont arrivés à la conclusion que la vie n’a pu apparaître spontanément sur la terre, et ils avancent comme théorie qu’elle vient de l’espace. Mais ils ne font là que repousser le problème de l’origine de la vie, et ce dans un milieu encore plus hostile. Les dangers qui menacent la vie dans l’espace sont bien connus. Dès lors, peut-on avancer comme une hypothèse probable que la vie serait apparue spontanément quelque part dans l’univers immense, après quoi elle aurait survécu dans des conditions extrêmement précaires et qu’enfin, après avoir atteint la terre, elle se serait développée pour devenir telle que nous la connaissons aujourd’hui? 19 Puisque les vestiges fossiles ne reflètent pas une transformation progressive d’une forme de vie en une autre, des évolutionnistes avancent l’idée que l’évolution a dû se faire non pas graduellement, mais par des changements brusques et discontinus. C’est ainsi qu’on peut lire dans une encyclopédie (The World Book Encyclopedia): “De nombreux biologistes pensent que de nouvelles espèces ont peut-être été produites par des modifications brusques et importantes du patrimoine génétique16.” 20 Certains partisans de cette théorie en parlent comme de la théorie des “équilibres ponctués”. Cela veut dire que dans l’évolution des espèces il y aurait des phases d’“équilibre” (durant lesquelles elles demeureraient à peu près identiques) de temps à autre “ponctuées” de grands sauts évolutifs (qui les transformeraient en des espèces nouvelles). Cette théorie est tout à fait à l’opposé de celle que la plupart des évolutionnistes acceptaient depuis des dizaines d’années. L’abîme qui sépare ces deux théories était très bien illustré par ce titre du New York Times: “La théorie de l’évolution rapide attaquée à son tour.” L’article disait que la théorie récente des “équilibres ponctués” “a provoqué une nouvelle opposition” parmi les évolutionnistes qui restent attachés au point de vue traditionnel17. 21 Quelle que soit la théorie, il devrait logiquement y avoir au moins quelques preuves démontrant qu’une espèce se transforme en une autre espèce. Mais le fossé entre les différentes formes de vie qui figurent dans les registres fossiles et celui que l’on observe aujourd’hui entre les grandes espèces vivantes existent toujours. 22 Il est également très révélateur de voir ce qu’est devenue la théorie de la “survivance du plus apte” que Darwin appelait la “sélection naturelle”. Il croyait que la nature “sélectionnait” les plus aptes à survivre. Ces individus “aptes” évoluaient lentement au fur et à mesure qu’ils acquéraient de nouveaux caractères favorables. Cependant, les faits constatés au cours des 125 dernières années montrent que s’il s’avère effectivement que les individus les plus aptes peuvent survivre, cela n’explique pas pour autant comment ils sont apparus. Il est possible qu’un lion soit plus apte qu’un autre, mais cela n’explique pas comment il est devenu un lion. De plus, il aura pour progéniture des lions, rien d’autre. 23 Écrivant dans la revue Harper, Tom Bethell fit ce commentaire: “Darwin a commis une erreur suffisamment grave pour que sa théorie en soit ébranlée, et cette erreur n’a été reconnue comme telle que récemment. (...) Un organisme peut en effet être plus ‘apte’ qu’un autre (...). Cela ne contribue évidemment pas à la création de l’organisme (...). Il est clair, je pense, qu’il y avait dans cette théorie quelque chose qui n’allait pas du tout.” Bethell ajoutait: “Pour moi, la conclusion est effarante: Je crois que la théorie de Darwin est près de s’effondrer18.” Fait ou théorie? 24 Résumant quelques-uns des problèmes non résolus auxquels se heurte l’évolution, Francis Hitching a fait cette remarque: “Dans trois domaines décisifs où elle peut être éprouvée, [la théorie moderne sur l’évolution] a échoué: Les documents fossiles font état de sauts évolutifs plutôt que d’une transformation progressive. Les gènes constituent un puissant mécanisme stabilisateur dont la fonction principale est d’empêcher le développement de nouvelles formes. Des mutations graduelles et fortuites au niveau de la molécule ne peuvent expliquer la complexité croissante et organisée de la vie.” — C’est nous qui soulignons. 25 Hitching concluait ainsi: “Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’une théorie évolutionniste qui soulève tant de doutes, même chez ceux qui l’enseignent, est sujette à caution. Si le darwinisme est vraiment le grand principe unificateur de la biologie, il comporte des zones d’ignorance extraordinairement grandes. Cette théorie ne réussit pas à expliquer quelques-unes des questions les plus fondamentales: Comment des éléments chimiques inanimés sont-ils devenus vivants? Quelles règles de base régissent le code génétique? Comment les gènes modèlent-ils les formes de vie?” En réalité, pour Hitching la théorie moderne de l’évolution est “si déficiente qu’elle mérite qu’on la considère comme une question de foi19”. 26 Toutefois, bon nombre de défenseurs de l’évolution estiment qu’ils ont suffisamment de raisons pour affirmer avec insistance que l’évolution est un fait. Ils expliquent que les controverses ne portent que sur des détails. Pourtant, si n’importe quelle autre théorie laissait subsister autant de graves difficultés et si l’on constatait les mêmes contradictions importantes parmi ses défenseurs, serait-on aussi prompt à la reconnaître comme un fait? Il ne suffit pas de répéter que quelque chose est un fait pour que ce soit effectivement le cas. Ainsi, John Durant, un biologiste, écrivit dans le Guardian de Londres: “Beaucoup de savants succombent à la tentation du dogmatisme (...). On a maintes et maintes fois présenté l’origine des espèces comme une question définitivement réglée. Il n’y a rien de plus éloigné de la vérité. (...) Pourtant, cette tendance dogmatique persiste, et elle ne rend pas service à la cause de la science20.” 27 Que dire, en revanche, de la création pour ce qui est d’expliquer l’apparition de la vie sur la terre? Les arguments présentés par ceux qui y croient sont-ils plus crédibles que les assertions avancées en faveur de l’évolution? Enfin, la Genèse, le récit de la création le plus connu, apporte-t-elle une explication valable sur la façon dont la terre et les organismes vivants sont venus à l’existence?

~Que dit la Genèse?

COMME bien d’autres faits qui sont mal compris ou déformés, le premier chapitre de la Genèse mérite au moins qu’on le juge équitablement. Il ne s’agit pas d’altérer ce récit pour le faire cadrer avec telle ou telle théorie, mais de l’examiner objectivement pour déterminer s’il est conforme ou non aux faits connus. Rappelons aussi qu’il n’a pas été écrit pour expliquer comment la création a eu lieu. Non, il rapporte plutôt les événements majeurs de celle-ci d’une manière progressive, indiquant ce qui a été formé, l’ordre dans lequel cela s’est fait ainsi que la période, ou “jour”, au cours de laquelle chaque chose est apparue. 2 Quand nous considérons le récit de la Genèse, il est utile de garder présent à l’esprit que les événements sont rapportés comme s’ils avaient été observés par un homme qui se serait trouvé sur la terre. C’est ce qui ressort de la description des faits survenus le quatrième “jour”. Le soleil et la lune y sont présentés comme de grands luminaires comparativement aux étoiles. Or, bon nombre d’étoiles sont beaucoup plus grandes que le soleil, et à côté de ces astres la lune est insignifiante. Mais un observateur placé sur la terre ne s’en rend pas compte. Vus de notre planète, le soleil paraît bien être un ‘grand luminaire qui domine le jour’, et la lune un ‘petit luminaire qui domine la nuit’. — Genèse 1:14-18. 3 Quoiqu’il ne précise pas l’âge de la terre, le premier verset de la Genèse laisse néanmoins entendre qu’elle pouvait très bien avoir existé depuis des milliards d’années avant que ne débute le premier “jour” de la Genèse. En revanche, il décrit l’état de notre planète juste avant ce premier “jour”. Nous lisons: “Or la terre était informe et déserte et il y avait des ténèbres sur la surface des flots de l’abîme; et la force active de Dieu se mouvait au-dessus de la surface des eaux.” — Genèse 1:2. Durée d’un “jour” selon la Genèse 4 Beaucoup pensent que le mot “jour” utilisé au chapitre 1 de la Genèse doit être pris dans le sens de 24 heures. Cependant, en Genèse 1:5, Dieu lui-même donne le nom “Jour” à une période de temps plus courte, la partie éclairée de la journée. Par contre, en Genèse 2:4, c’est l’ensemble des périodes de création qui sont appelées un seul “jour”; il est dit: “Ceci est l’histoire des cieux et de la terre, au temps de leur création, au jour [les six périodes de création] où Jéhovah Dieu fit la terre et le ciel.” 5 Le terme hébreu yôm, traduit par “jour”, peut effectivement désigner des périodes de temps variables. Voici quelques-unes de ses significations possibles, selon William Wilson (dans Old Testament Word Studies): “Jour; fréquemment utilisé pour le temps en général, ou pour une longue période; la totalité d’une période considérée (...). Jour est également employé à propos d’une période particulière ou d’une certaine époque marquée par tel événement extraordinaire1.” Cette dernière phrase semble très bien cadrer avec les “jours” de création qui sont incontestablement des périodes de temps au cours desquelles se sont produits des événements extraordinaires, ceux que décrit la Genèse. Elle permet aussi de considérer ces “jours” comme des périodes de temps beaucoup plus longues que 24 heures. 6 À propos de ces périodes de création, Genèse chapitre 1 utilise les expressions “soir” et “matin”. Cela ne laisse-t-il pas entendre que ces périodes ne duraient que 24 heures? Pas forcément. Dans certaines régions, les gens parlent souvent de l’époque d’un homme comme de ses “jours”; ils emploient également l’expression “aux jours de mon père” ou “aux jours de Molière”. Ils peuvent même préciser le moment de la vie de quelqu’un, de ses “jours”, en disant “au matin [à l’aube] de sa vie” ou “au soir [au crépuscule] de sa vie”. Ainsi, l’expression ‘soir et matin’ qu’on trouve en Genèse chapitre 1 ne limite pas la durée des jours en question à 24 heures. 7 La Bible utilise aussi le mot “jour” pour désigner une période de temps qui inclut l’été et l’hiver, plusieurs saisons (Zacharie 14:8). Le “jour de la moisson” compte beaucoup de jours de 24 heures (voir Proverbes 25:13 et Genèse 30:14). Mille ans sont comparés à un jour (Psaume 90:4; II Pierre 3:8, 10). Le “Jour du Jugement” s’étend sur de nombreuses années (Matthieu 10:15; 11:22-24). Il semble logique que les “jours” dont parle la Genèse correspondent pareillement à de longues périodes de temps, à des millénaires. Mais que s’est-il produit durant ces ères de création? Le récit biblique est-il en accord avec la science? Eh bien, voyons comment la Genèse présente ces “jours” et les événements qui les ont marqués: Premier “jour” 8 “‘Qu’il se fasse de la lumière!’ Et il se fit de la lumière. Et Dieu commença à appeler la lumière Jour, mais il appela les ténèbres Nuit. Et il se fit un soir et il se fit un matin: premier jour.” — Genèse 1:3, 5. 9 Bien sûr, le soleil et la lune existaient dans l’espace longtemps avant que ne débute ce premier “jour”. Toutefois, la lumière qui provenait de ces luminaires n’atteignait pas la surface de la terre, de sorte qu’un observateur placé sur celle-ci n’aurait pu la voir. Mais au premier “jour”, la lumière devint clairement visible, et désormais sur la terre, qui tourne sur elle-même, il y avait alternativement le jour et la nuit. 10 Vraisemblablement, la lumière est apparue graduellement au cours d’une longue période de temps et non pas instantanément comme lorsqu’on allume une lampe électrique. C’est ce que laisse entendre la traduction de la Genèse par J. Watts qui rend ainsi ce passage: “Et la lumière apparut graduellement.” (A Distinctive Translation of Genesis). La lumière venait du soleil, mais celui-ci n’était pas visible au travers de l’enveloppe ténébreuse qui entourait la terre. C’était donc une “lumière diffuse” qui arrivait jusqu’à la terre, comme l’indique le commentaire sur le verset 3 dans la Bible de Crampon, tome I. — Voir aussi la note sur le verset 14. Deuxième “jour” 11 “‘Qu’une étendue se fasse entre les eaux et qu’une séparation se produise entre les eaux et les eaux!’ Alors Dieu se mit à faire l’étendue et à faire une séparation entre les eaux qui devaient être au-dessous de l’étendue et les eaux qui devaient être au-dessus de l’étendue. Et cela se fit ainsi. Et Dieu commença à appeler l’étendue Ciel.” — Genèse 1:6-8. 12 Certaines versions mettent “firmament” au lieu d’“étendue” et en tirent argument pour prétendre que ce passage de la Genèse a été emprunté à des récits mythiques de la création qui décrivent ce “firmament” comme une voûte métallique. D’autres, telles que Crampon et Segond, traduisent bien par “étendue” le mot hébreu raqiaʽ qui vient d’une racine verbale signifiant “étendre”. 13 La Genèse nous dit ce que Dieu a fait, mais elle ne précise pas comment. De quelque façon qu’ait eu lieu la séparation décrite ici, c’était comme si les ‘eaux au-dessus’ avaient été repoussées vers le haut par rapport à la terre. On pouvait donc parler ensuite, selon Genèse 1:20, des oiseaux qui volaient dans “l’étendue des cieux”. Troisième “jour” 14 “‘Que les eaux de dessous les cieux s’amassent en un seul lieu et qu’apparaisse la terre ferme!’ Et cela se fit ainsi. Et Dieu commença à appeler la terre ferme Terre, mais il appela l’amas des eaux Mers.” (Genèse 1:9, 10). Là encore le récit ne décrit pas la façon dont cela s’est produit. Il ne fait toutefois aucun doute que la formation des continents a exigé des mouvements considérables de l’écorce terrestre, bouleversements importants que des géologues expliquent par la thèse dite du catastrophisme. La Genèse, elle, laisse entendre qu’ils ont été dirigés par un Créateur. 15 Dans le récit qui nous présente Dieu en train d’interroger Job sur sa connaissance de la terre, la Bible nous fournit quelques renseignements quant à l’histoire de notre planète, — ses dimensions, ses masses nuageuses, ses mers, comment les mouvements de celles-ci ont été limités par les continents, — autant d’informations générales sur la création qui sous-entendent de longues périodes de temps. Toujours selon la Bible, comparant la terre à un édifice, Dieu pose cette question à Job: “Dans quoi ses socles mortaisés ont-ils été enfoncés, ou qui a posé sa pierre angulaire?” — Job 38:6. 16 On notera avec intérêt que la croûte terrestre, comparable à des “socles mortaisés”, est plus épaisse sous les continents et l’est encore davantage sous les massifs montagneux où elle s’enfonce profondément dans le manteau du globe, la couche inférieure, comme les racines d’un arbre qui pénètrent profondément dans le sol. Un ouvrage de géologie dit que “l’idée selon laquelle les montagnes et les continents avaient des racines a été maintes et maintes fois mise à l’épreuve et confirmée2”. Sous les océans, la croûte terrestre n’a qu’environ 8 kilomètres d’épaisseur, mais sous les continents elle descend jusqu’à 30 kilomètres de profondeur, et deux fois plus sous les massifs montagneux. De toutes les directions, les différentes couches terrestres exercent une pression sur le noyau de la terre, faisant en quelque sorte de celui-ci la “pierre angulaire” de tout l’édifice. 17 Quels qu’aient été les moyens utilisés pour provoquer le soulèvement de la terre ferme, le point important est celui-ci: La Bible comme la science présentent ce soulèvement comme une des étapes de la formation de la terre. Les plantes terrestres 18 Le récit biblique ajoute: “‘Que la terre fasse pousser de l’herbe, de la végétation portant semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leurs espèces, dont la semence est en lui, sur la terre!’ Et cela se fit ainsi.” — Genèse 1:11. 19 Vers la fin de cette troisième période de création, trois grandes catégories de plantes terrestres avaient été créées. La lumière diffuse était devenue assez abondante pour que se produise le processus de la photosynthèse, phénomène vital pour les plantes vertes. À propos, notons que le récit ne mentionne pas chaque “espèce” de plante apparue ce jour-là. Ainsi, les plantes microscopiques, aquatiques et bien d’autres ne sont pas nommées expressément, mais elles ont vraisemblablement été créées ce “jour”-là. Quatrième “jour” 20 “‘Que des luminaires apparaissent dans l’étendue des cieux pour faire une séparation entre le jour et la nuit; et ils devront servir de signes, et pour les époques, et pour les jours, et pour les années. Et ils devront servir de luminaires dans l’étendue des cieux pour éclairer la terre.’ Et cela se fit ainsi. Et Dieu se mit à faire les deux grands luminaires, le grand luminaire pour dominer le jour et le petit luminaire pour dominer la nuit, et aussi les étoiles.” — Genèse 1:14-16; Psaume 136:7-9. 21 Précédemment, à propos du premier “jour” on avait l’expression: “Qu’il se fasse de la lumière!” Le mot hébreu traduit par “lumière” était ʼôr, lequel désigne la lumière au sens général. Mais pour le quatrième “jour”, on a un autre mot, maʼôr, qui désigne la source de la lumière. Une note de la Bible de Pirot et Clamer sur le verset 14 dit: “Tandis que le 1er jour [au verset 3] Dieu avait créé la lumière, ʼôr, il crée le 4e jour [au verset 14] des foyers de lumière.” Au cours du premier “jour”, la lumière diffuse a sans doute commencé à pénétrer les “langes” qui entouraient la terre, mais un observateur situé sur celle-ci aurait été incapable de discerner les sources de cette lumière à cause des couches nuageuses qui enveloppaient la planète. Mais maintenant, au quatrième “jour”, les choses avaient apparemment changé. 22 Une atmosphère au départ riche en gaz carbonique faisait peut-être qu’un climat très chaud régnait sur toute la terre. Mais la végétation si luxuriante durant les troisième et quatrième périodes de création allait absorber une partie de cette couverture de gaz carbonique qui retenait la chaleur. De son côté, la végétation libérait de l’oxygène, indispensable à la vie animale. 23 Désormais, un observateur placé sur la terre aurait été en mesure de discerner le soleil, la lune et les étoiles qui allaient “servir de signes, et pour les époques, et pour les jours, et pour les années”. (Genèse 1:14.) La lune servirait à fixer les mois lunaires, et le soleil les années solaires. Les saisons qui ‘se firent ainsi’ en ce quatrième “jour” étaient certainement beaucoup plus tempérées qu’elles allaient le devenir par la suite. — Genèse 1:15; 8:20-22. Cinquième “jour” 24 “‘Que les eaux pullulent d’un pullulement d’âmes vivantes et que des créatures volantes volent au-dessus de la terre, sur la face de l’étendue des cieux!’ Et Dieu se mit à créer les grands monstres marins et toute âme vivante qui se meut, dont les eaux pullulèrent selon leurs espèces, et toute créature volante ailée selon son espèce.” — Genèse 1:20, 21. 25 Nous noterons avec intérêt que les créatures animales qui allaient pulluler dans les eaux sont appelées des “âmes vivantes”. Ce terme est aussi appliqué aux “créatures volantes [qui] volent au-dessus de la terre, sur la face de l’étendue des cieux”. Sont également incluses parmi les “âmes vivantes” les créatures aériennes et marines, comme les grands monstres marins, dont les savants ont trouvé récemment des restes fossilisés. Sixième “jour” 26 “‘Que la terre produise des âmes vivantes selon leurs espèces: animal domestique, et animal qui se meut, et bête sauvage de la terre selon son espèce!’ Et cela se fit ainsi.” — Genèse 1:24. 27 Les animaux terrestres, domestiques ou sauvages, ont donc fait leur apparition le sixième “jour”. Mais avant la fin de ce “jour”, une dernière “espèce”, particulièrement remarquable, devait encore venir: 28 “Puis Dieu dit: ‘Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils tiennent dans la soumission les poissons de la mer, et les créatures volantes des cieux, et les animaux domestiques, et toute la terre, et tout animal se mouvant qui se meut sur la terre.’ Et Dieu se mit à créer l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa; il les créa mâle et femelle.” — Genèse 1:26, 27. 29 Le chapitre 2 de la Genèse ajoute, semble-t-il, quelques détails. Mais, contrairement à ce que certains ont prétendu, il ne s’agit pas d’un récit de la création qui contredirait celui du chapitre 1. Il revient sur un moment précis du troisième “jour”, entre l’apparition de la terre ferme et la création des plantes terrestres, pour ajouter quelques détails relatifs à la venue des humains: il parle de l’âme vivante Adam, de sa demeure édénique et de sa femme, Ève. — Genèse 2:5-9, 15-18, 21, 22. 30 Ce qui précède avait pour but de nous aider à comprendre le récit tout à fait réaliste de la Genèse, récit qui montre bien que le processus de la création s’est effectué non pas sur une période de 144 heures (24 × 6) seulement, mais au cours de nombreux millénaires. D’où le rédacteur de la Genèse tenait-il ces renseignements? 31 Bon nombre de gens ont beaucoup de mal à accepter ce récit de la création. Ils affirment qu’il a été tiré des mythes de peuples primitifs, notamment de ceux des Babyloniens. Toutefois, un dictionnaire biblique récent fait cette remarque: “Jusqu’à ce jour, on n’a trouvé aucun mythe qui se rapporte formellement à la création de l’univers.” Il dit encore que les mythes “se caractérisent par le polythéisme et la lutte entre les divinités pour la suprématie, ce qui contraste nettement avec le monothéisme hébreu propre au récit [de Genèse] 1 et 23”. À propos des légendes babyloniennes relatives à la création, les administrateurs du British Museum ont déclaré: “Il existe une divergence quant au fond entre les concepts de base des Hébreux et des Babyloniens4.” 32 Il ressort donc de tout ce qui précède que le récit de la création consigné dans la Genèse est scientifiquement valable. Il nous présente les grandes classes de plantes et d’animaux, qui comptent chacune d’innombrables variétés, en disant qu’elles se reproduisent uniquement “selon leurs espèces”. Les documents fossiles confirment ce fait. En réalité, ils révèlent que chaque “espèce” est apparue brusquement, sans qu’aucune véritable forme de transition ne relie une “espèce” à une autre, qui lui serait antérieure, comme le voudrait la théorie de l’évolution. 33 Toutes les connaissances réunies des sages égyptiens n’auraient pas suffi pour fournir à Moïse, le rédacteur de la Genèse, la moindre explication du processus de la création. Les mythes des peuples anciens n’offrent aucune ressemblance avec ce que Moïse a écrit dans la Genèse. Alors, d’où celui-ci tenait-il tous ces renseignements? Vraisemblablement, de quelqu’un qui était là au moment de la création. 34 Le calcul des probabilités nous apporte une preuve remarquable que le récit de la création tel qu’il est rapporté dans la Genèse a dû être inspiré par quelqu’un qui connaissait bien les événements. Ce récit définit 10 étapes principales qui se sont succédé dans cet ordre: 1) un commencement; 2) une terre qui, à l’état primitif, était dans l’obscurité et enveloppée de gaz lourds et d’eau; 3) la lumière; 4) une étendue ou atmosphère; 5) d’immenses étendues de terre ferme; 6) les plantes terrestres; 7) le soleil, la lune et les étoiles qui deviennent visibles dans l’étendue, les saisons; 8) les monstres marins et les créatures volantes; 9) les bêtes sauvages et domestiques, les mammifères; 10) l’homme. Les faits scientifiques confirment que ces étapes ont eu lieu dans cet ordre général. Mais quelles chances le rédacteur de la Genèse aurait-il eues de deviner ne serait-ce que l’ordre de ces étapes? Pas plus que vous n’en auriez d’aligner dans l’ordre dix cubes marqués de 1 à 10 en les prélevant au hasard dans leur boîte. En fait, vous auriez 1 chance sur 3 628 800 de réussir cela dès le premier essai. Il n’est donc pas raisonnable de prétendre que le rédacteur de la Genèse n’a pas reçu d’une source extérieure la connaissance des faits, mais qu’il a tout simplement énuméré les événements précités dans l’ordre exact. 35 Cependant, la théorie évolutionniste exclut l’idée d’un Créateur qui, étant présent, aurait connu les faits et les aurait révélés aux humains. Elle explique plutôt l’apparition de la vie sur la terre par la génération spontanée d’organismes vivants à partir d’éléments chimiques inertes. Mais des réactions chimiques non dirigées pourraient-elles créer la vie uniquement par hasard? Les savants eux-mêmes sont-ils convaincus que cela était possible? Nous vous invitons à lire le chapitre suivant.

~La vie a-t-elle pu naître par hasard?

QUAND Charles Darwin a proposé sa théorie de l’évolution, il a admis qu’à l’origine la vie avait peut-être été insufflée “par le Créateur à un petit nombre de formes, ou même à une seule1”. Mais les théories évolutionnistes modernes excluent généralement toute idée d’un Créateur. En revanche, la théorie de la génération spontanée, naguère rejetée, a été ressuscitée sous une forme légèrement modifiée. 2 La croyance en la génération spontanée remonte à plusieurs siècles. Au XVIIe siècle, des savants très respectés, comme Francis Bacon et William Harvey, acceptaient cette théorie. Cependant, au XIXe siècle, Louis Pasteur et d’autres scientifiques lui avaient donné un coup apparemment mortel en prouvant par des expériences que la vie ne pouvait provenir que d’une autre vie. Pourtant, et par la force des choses, les évolutionnistes supposent qu’il y a très longtemps des organismes microscopiques ont pu, d’une manière ou d’une autre, naître spontanément de la matière inerte. Une nouvelle forme de génération spontanée 3 Dans son livre Le gène égoïste, Richard Dawkins résume l’apparition de la vie selon l’explication évolutionniste couramment admise. Il laisse entendre qu’au commencement l’atmosphère de la terre se composait de bioxyde de carbone, de méthane, d’ammoniac et d’eau. Grâce à l’énergie solaire, et peut-être aussi sous l’action des éclairs et d’explosions volcaniques, ces éléments simples se seraient alors décomposés puis recomposés pour former des acides aminés. Plusieurs variétés de ces amino-acides se seraient accumulées dans l’océan pour se combiner ensuite et constituer des protéines. Finalement, explique-t-il, l’océan est devenu une “soupe organique”, mais toujours inanimé. 4 C’est alors que, selon Dawkins, “à un certain moment, il se forma par accident une molécule particulièrement remarquable”, une molécule capable de se reproduire. Tout en admettant qu’un tel accident était extrêmement improbable, il affirme qu’il a dû néanmoins avoir lieu. Des molécules identiques se sont ensuite combinées puis, de nouveau par un accident très improbable, se sont entourées d’une membrane protectrice constituée d’autres molécules protéiques. C’est ainsi, affirme-t-on, que la première cellule vivante est née spontanément2. 5 Arrivé à ce point, vous commencerez peut-être à comprendre pourquoi Dawkins écrit ceci dans la préface de son ouvrage: “Ce livre (...) a des airs de science-fiction3.” Cependant, quiconque lit des ouvrages traitant de l’évolution constatera que cette façon d’aborder la question n’est pas exceptionnelle. La plupart de ces livres effleurent à peine l’énorme problème que constitue l’explication de l’apparition de la vie à partir de la matière inanimée. Aussi William Thorpe, professeur de zoologie à l’université de Cambridge, déclara-t-il à ses collègues: “Toutes les hypothèses et les discussions superficielles qui ont été publiées ces dix à quinze dernières années pour expliquer l’origine de la vie se sont révélées beaucoup trop simplettes et trop légères. En fait, la solution du problème semble être tout aussi éloignée que par le passé4.” 6 Le développement récent et très rapide des connaissances n’a fait qu’élargir le gouffre qui sépare l’inanimé de l’animé. En effet, on s’est rendu compte que même les organismes unicellulaires connus depuis très longtemps sont d’une infinie complexité. Au dire des astronomes Fred Hoyle et Chandra Wickramasinghe, “pour la biologie, le problème consiste à arriver à un commencement simple”. Or, “les vestiges fossiles des formes de vie anciennes que l’on a découverts dans les roches ne révèlent pas un commencement simple. (...) La théorie évolutionniste n’a donc pas de fondement solide5”. Plus les connaissances augmentent, plus il devient difficile d’expliquer comment des micro-organismes d’une complexité incroyable ont pu naître par hasard. 7 Voici les principales étapes qui, selon la théorie évolutionniste, auraient abouti à l’origine de la vie: 1) L’atmosphère primitive appropriée vient à l’existence et 2) une soupe organique composée de molécules “simples” nécessaires à la vie se concentre dans les océans. 3) Ces molécules donnent les protéines et les nucléotides (composés chimiques très complexes), lesquels 4) se combinent et acquièrent une membrane, après quoi 5) ils développent un code génétique et commencent à se répliquer. Ces différentes étapes s’harmonisent-elles avec les faits qui ont pu être observés? L’atmosphère primitive 8 En 1953, Stanley Miller obtint, grâce à une décharge électrique dans une “atmosphère” d’hydrogène, de méthane, d’ammoniac et de vapeur d’eau, quelques-uns des nombreux acides aminés existants, les “briques” nécessaires à la construction des protéines. Il ne produisit toutefois que 4 des 20 acides aminés indispensables à la vie. Plus de 30 ans après, les savants n’ont toujours pas réussi à produire en laboratoire, dans des conditions que l’on pourrait juger plausibles, la totalité des 20 acides aminés nécessaires. 9 Miller prétendait que l’atmosphère primitive de la terre était identique à celle qu’il avait reconstituée dans son ballon. Pourquoi? Parce que, comme son collègue et lui l’écrivirent plus tard, “la synthèse des composés ayant une valeur biologique ne se produit que dans une atmosphère réductrice [sans oxygène à l’état libre]6”. Cependant, d’autres scientifiques estiment qu’il y avait de l’oxygène. Les évolutionnistes se trouvent donc enfermés dans un dilemme que Hitching définit ainsi: “Avec de l’oxygène dans l’air, le premier acide aminé n’aurait jamais vu le jour; sans oxygène, il aurait été anéanti par les rayons cosmiques7.” 10 En réalité, toute tentative visant à définir la nature de l’atmosphère primitive de la terre ne peut reposer que sur des conjectures ou des suppositions. Personne ne sait avec certitude à quoi elle ressemblait. La vie est-elle née dans une “soupe organique”? 11 Les acides aminés qui, de l’avis des évolutionnistes, se seraient formés dans l’atmosphère avaient-ils des chances d’arriver jusqu’aux océans et d’y constituer une “soupe organique”? Non, aucune. La même énergie qui, dans l’atmosphère, aurait provoqué la scission des composés simples aurait plus rapidement encore décomposé n’importe quel acide aminé complexe qui se serait formé. À propos de l’expérience au cours de laquelle Miller a provoqué une décharge électrique dans une “atmosphère” reconstituée, il est intéressant de noter que s’il a pu sauver les quatre acides aminés qu’il avait ainsi obtenus, c’est parce qu’il les a éloignés de l’étincelle. S’il les y avait laissés, ils auraient été décomposés. 12 Mais supposons que, comme on le prétend, ces acides aminés aient pu d’une manière ou d’une autre atteindre les océans et éviter la destruction par les rayons ultraviolets de l’atmosphère. Que se serait-il passé ensuite? Hitching l’explique: “Dans l’eau, il n’y aurait pas eu assez d’énergie pour activer d’autres réactions chimiques; de toute façon l’eau empêche le développement de molécules plus complexes8.” 13 Ainsi donc, dès que les amino-acides se trouvent dans l’eau, il faut qu’ils en sortent s’ils doivent former des molécules plus importantes et évoluer pour devenir des protéines utiles à la formation de la vie. Or, une fois qu’ils sont hors de l’eau, ils sont de nouveau exposés aux rayons ultraviolets destructeurs! “En d’autres termes, dit Hitching, les chances hypothétiques pour que soit franchie avec succès cette première étape relativement facile [la production d’acides aminés] de l’évolution aboutissant à la vie sont pour ainsi dire inexistantes9.” 14 Alors qu’on prétend couramment que la vie est apparue spontanément dans les océans, la vérité toute simple est que les masses d’eau ne sont pas favorables aux réactions chimiques nécessaires. Richard Dickerson, un chimiste, a écrit: “Comment expliquer l’apparition d’une telle réaction de polymérisation [assemblage de petites molécules assurant la formation d’une plus grosse] dans un environnement aqueux (les océans primitifs) qui favorise plutôt la dépolymérisation [division d’une molécule en plusieurs molécules] par hydrolyse10?” Le biochimiste George Wald est de cet avis; il dit: “La décomposition spontanée est bien plus probable, et elle se produit beaucoup plus rapidement que la synthèse spontanée.” Cela signifie qu’il n’y aurait pas eu accumulation de soupe organique! Wald pense que c’est là “le problème le plus tenace que nous [les évolutionnistes] ayons à résoudre11”. 15 La théorie de l’évolution se heurte toutefois à un autre problème tout aussi tenace. Rappelez-vous qu’il existe plus de 100 acides aminés, mais que seulement 20 sont nécessaires à la formation des protéines indispensables à la vie. De plus, ils se présentent sous deux formes, images l’une de l’autre, les formes D (dextrogyre) et L (lévogyre) (de même que dans un miroir la main gauche est l’image de la main droite). S’ils s’étaient formés par hasard, dans une soupe organique hypothétique par exemple, il y aurait eu probablement des amino-acides D et d’autres L. On ne sait pas pourquoi il faut une forme plutôt que l’autre pour les organismes vivants, mais les 20 acides aminés indispensables à la production des protéines nécessaires à la vie sont tous de la série L! 16 Alors, comment se pourrait-il que, par hasard, seuls les acides aminés de la catégorie requise s’unissent dans la soupe organique? Le physicien J. Bernal reconnaît: “Il faut admettre que l’explication (...) demeure une des plus grandes difficultés pour ce qui est des structures de la vie.” Et il conclut: “Peut-être ne pourrons-nous jamais expliquer cela12.” Les probabilités et la naissance spontanée des protéines 17 Quelles chances y avait-il que les acides aminés appropriés s’unissent pour former une molécule protéique? En guise d’illustration, imaginons un gros tas de haricots rouges et de haricots blancs en nombre égal que l’on aurait bien mélangés. Il y a également dans ce tas plus de 100 variétés de haricots. Si vous preniez une louche de haricots, à votre avis, qu’obtiendriez-vous? Pour obtenir les haricots qui figurent les constituants de base nécessaires à la formation d’une protéine, votre louche ne devrait contenir que des haricots rouges, pas un seul haricot blanc! De plus, vous devriez avoir des représentants de 20 variétés seulement. Chaque haricot devrait en outre occuper une place bien définie et fixée à l’avance. Dans la réalité, si une seule des conditions requises n’est pas remplie, la fonction de la protéine ainsi produite ne peut être assurée. Obtiendrions-nous de notre tas de haricots hypothétique la bonne combinaison, même si nous le remuions et puisions dedans maintes et maintes fois? Non. Alors, comment cela aurait-il pu se produire dans la soupe organique en question? 18 Les protéines indispensables à la vie se composent de molécules très complexes. Quelle était la probabilité d’apparition d’une seule de ces molécules par hasard dans une soupe organique? Des évolutionnistes reconnaissent qu’il y avait une chance sur 10113 (1 suivi de 113 zéros). Or, pour les mathématiciens, un événement qui n’a qu’une chance sur 1050 de se produire est en fait une impossibilité. On peut se rendre compte à quel point cela était improbable quand on considère que le nombre 10113 est plus important que le nombre total de tous les atomes de l’univers, selon les estimations des savants! 19 Certaines protéines servent de matériaux de construction, d’autres d’enzymes, lesquels accélèrent les réactions chimiques à l’intérieur des cellules. Sans ces enzymes, la cellule mourrait. Mais pour maintenir celle-ci en activité, il faut que 2 000 protéines, et non pas quelques-unes seulement, servent d’enzymes. Quelles chances y avait-il d’obtenir toutes ces protéines par hasard? Une sur 1040 000! “Une probabilité terriblement faible qu’on ne pourrait envisager, dit Hoyle, même si l’univers tout entier était une soupe organique.” Et il ajoute: “À moins que, par ses préjugés nés de ses croyances sociales ou de sa formation scientifique, on soit persuadé que la vie est née [spontanément] sur la terre, ce simple calcul écarte complètement cette idée13.” 20 Cependant, la probabilité d’un tel phénomène est beaucoup plus faible encore que ne le laisse entendre ce chiffre déjà ‘terriblement petit’. En effet, la cellule doit être entourée d’une membrane. Or cette membrane, constituée de protéines, de glucides et de lipides, est extrêmement complexe. Voici d’ailleurs ce qu’écrit à ce sujet l’évolutionniste Leslie Orgel: “Les membranes cellulaires comportent aujourd’hui des canaux et des pompes qui règlent très précisément l’introduction et le rejet d’éléments nutritifs, des déchets, des ions métalliques, etc. Ces canaux aux fonctions hautement spécifiques ont besoin de protéines très particulières, des molécules qui ne pouvaient exister au tout début de l’évolution de la vie14.” L’extraordinaire code génétique 21 Il est encore plus difficile d’obtenir les acides nucléiques, constituants de l’ADN, support du code génétique. Il faut cinq histones pour une molécule d’ADN. (On pense que les histones jouent un rôle pour ce qui est de diriger l’activité des gènes.) Il y aurait, dit-on, une chance sur 20100 pour que se forme par hasard la plus simple de ces histones. C’est là aussi un chiffre énorme, “supérieur au nombre total des atomes dont sont constituées toutes les étoiles et les galaxies visibles au moyen des plus grands télescopes astronomiques15”. 22 Mais la théorie de l’évolution rencontre des difficultés plus grandes encore quand on aborde la question de l’origine du code génétique complet, lequel est absolument nécessaire à la reproduction de la cellule. C’est alors que ressurgit le dilemme de ‘l’œuf et de la poule’ à propos des protéines et de l’ADN; Hitching déclare: “Les protéines ont besoin de l’ADN pour se former. Mais l’ADN a lui-même besoin d’une protéine pour se former16.” On se retrouve donc devant le paradoxe soulevé par Dickerson: “Lequel est apparu le premier”, la protéine ou l’ADN? Ce scientifique propose cette réponse: ‘Ils se sont développés en parallèle17.’ Cela revient à dire que ‘l’œuf’ et ‘la poule’ ont évolué simultanément, aucun d’eux n’étant issu de l’autre. Cela vous paraît-il raisonnable? Un savant a résumé ainsi l’énigme: “L’origine du code génétique soulève un énorme problème, celui de l’œuf et de la poule, qui demeure encore aujourd’hui totalement obscur18.” 23 Un autre scientifique a fait cet intéressant commentaire: “Nous ne disposons d’aucun modèle de laboratoire permettant de simuler l’évolution de la machinerie génétique; on peut donc en discuter sans fin, sans être gêné par quelque contingence19.” Mais est-ce suivre la méthode scientifique que d’écarter aussi facilement l’avalanche de ‘contingences’? Leslie Orgel parle de l’existence du code génétique comme de “l’aspect le plus déconcertant du problème que constituent les origines de la vie20”. Quant à Francis Crick, il tire cette conclusion: “En dépit de la quasi-universalité du code génétique, le mécanisme nécessaire pour le mettre en œuvre est beaucoup trop sophistiqué pour être apparu d’un seul coup21.” 24 Les évolutionnistes tentent d’éliminer la nécessité devant laquelle ils se trouvent de faire se réaliser l’impossible d’“un seul coup” en adoptant l’idée d’un processus graduel par lequel la sélection naturelle aurait pu faire son œuvre d’une façon progressive. Mais s’il n’y a pas de code génétique pour mettre en branle le processus de reproduction, la sélection naturelle n’a rien à sélectionner. La photosynthèse 25 L’évolutionnisme se trouve devant un autre obstacle. À un certain moment, la cellule primitive aurait dû inventer un phénomène qui allait bouleverser la vie sur la terre: la photosynthèse. Ce processus, au cours duquel les plantes absorbent le gaz carbonique et rejettent l’oxygène, n’est toujours pas parfaitement compris par les savants. Selon F. Went, un biologiste, c’est “un processus que jusque-là personne n’a été capable de reproduire dans une éprouvette22”. Et pourtant, les évolutionnistes pensent que c’est par hasard qu’une minuscule cellule a mis en branle ce processus. 26 La photosynthèse a transformé l’atmosphère dépourvue d’oxygène à l’état libre en une nouvelle atmosphère dont 20 pour cent de molécules sont de l’oxygène. Grâce à cela, les animaux pourraient respirer de l’oxygène et vivre. De plus, il s’est formé une couche d’ozone qui allait protéger toute vie contre les radiations néfastes des rayons ultraviolets. La conjugaison remarquable de ces conditions peut-elle être tout simplement attribuée au hasard? Y a-t-il une intelligence derrière tout cela? 27 Lorsqu’ils sont obligés de constater à quel point il est improbable qu’une cellule ait pu naître par le seul hasard, certains évolutionnistes se sentent obligés de faire marche arrière. Par exemple, Hoyle et Wickramasinghe (auteurs de Evolution From Space) renoncent en disant: “Ces questions sont trop complexes pour que nous puissions fixer des chiffres.” Et ils ajoutent: “Il n’est pas possible de s’en sortir en imaginant simplement une soupe organique plus vaste et meilleure, comme nous espérions nous-mêmes pouvoir le faire il y a un ou deux ans. Les chiffres calculés plus haut sont tout aussi fabuleux pour une soupe universelle que pour une soupe limitée à la terre23.” 28 C’est pourquoi, après avoir reconnu que d’une manière ou d’une autre il a fallu une intelligence pour que la vie apparaisse, ces deux auteurs déclarent: “En fait, une telle hypothèse saute tellement aux yeux qu’on se demande pourquoi elle n’est pas largement acceptée comme une évidence. Les raisons en sont plus psychologiques que scientifiques24.” Un observateur pourrait donc en conclure qu’une barrière “psychologique” est la seule raison plausible pour laquelle la plupart des évolutionnistes s’obstinent à expliquer l’origine de la vie par le hasard et excluent toute idée de “dessein, de finalité ou de direction25”, selon les expressions de Dawkins. Effectivement, après avoir pourtant admis la nécessité d’une intelligence, même Hoyle et Wickramasinghe disent qu’ils ne croient pas qu’un Créateur soit à l’origine de la vie26. Suivant leur raisonnement, il a fallu une intelligence, mais l’idée d’un Créateur, elle, est inacceptable. N’est-ce pas contradictoire? Est-ce scientifique? 29 Pour admettre comme un fait scientifique que la vie soit apparue par hasard, encore faut-il que cela soit établi selon la méthode scientifique, que l’on définit ainsi: Observez ce qui se produit; sur la base de vos observations, formulez une théorie qui pourrait être exacte; mettez-la à l’épreuve par d’autres observations et par des expériences; voyez si les prédictions découlant de votre théorie se réalisent. 30 Il n’a pas été possible, en cherchant à suivre la méthode scientifique, d’observer l’apparition spontanée de la vie. Il n’y a aucune preuve que cela se produise aujourd’hui et, bien entendu, aucun observateur humain n’était présent à l’époque où les évolutionnistes situent l’événement. Aucune théorie expliquant la génération spontanée de la vie n’a pu être vérifiée par l’observation. On a été incapable de reproduire l’expérience en laboratoire. Les prédictions fondées sur cette théorie ne se sont pas réalisées. Puisqu’il est impossible de suivre la méthode scientifique, est-il vraiment scientifique d’élever une telle théorie au niveau d’un fait? 31 En revanche, quantité de faits nous amènent à conclure que la génération spontanée de la vie à partir de la matière inanimée est impossible. “Il suffit d’examiner attentivement l’ampleur d’une telle œuvre”, reconnaît George Wald, professeur à l’Université Harvard, “pour admettre que la génération spontanée d’un organisme vivant est une impossibilité”. Mais que croit ce partisan de l’évolution? Il répond: “Pourtant, je crois que nous sommes le résultat de la génération spontanée27.” Vous paraît-il témoigner d’un esprit scientifique et impartial? 32 Joseph Woodger, biologiste anglais, dit que “c’est pur dogmatisme que d’affirmer que ce que l’on veut croire s’est effectivement produit28”. Comment des savants ont-ils pu accepter eux-mêmes ce qui est une violation flagrante de la méthode scientifique? Loren Eiseley, évolutionniste réputé, a reconnu: “Après avoir reproché aux théologiens de s’appuyer sur le mythe et le miracle, la science se voyait dans la triste obligation de créer une mythologie nouvelle, c’est-à-dire de présumer que ce qu’un long effort ne pouvait produire aujourd’hui s’était produit à la genèse du monde29.” 33 Si l’on s’en tient aux faits, la théorie selon laquelle la vie serait apparue par hasard relève plus de la science-fiction que de la science tout court. Dans ce domaine, bon nombre de partisans de l’évolution ont manifestement abandonné la méthode scientifique pour croire ce qu’ils souhaitaient croire. Malgré tout ce qui rend absolument improbable la naissance de la vie par hasard, le dogmatisme le plus tranchant l’emporte sur la prudence qui, normalement, caractérise la méthode scientifique. Tous les savants ne l’acceptent pas 34 Cependant, tous les savants n’ont pas rejeté catégoriquement l’autre alternative. Par exemple, conscient de tout ce qui rend invraisemblable la génération spontanée de la vie, le physicien H. Lipson dit ceci: “La seule explication acceptable, c’est la création. Je sais que c’est une abomination aux yeux des physiciens, et à mes yeux aussi d’ailleurs, mais on ne doit pas rejeter une théorie qu’on n’aime pas quand elle est fondée sur les faits établis.” Il ajouta qu’après la parution de L’origine des espèces, le livre de Darwin, “l’évolution est devenue en quelque sorte une religion scientifique; presque tous les savants l’ont acceptée, et beaucoup sont prêts à ‘infléchir’ leurs observations pour les faire correspondre à la théorie30”. Telle est la triste vérité. 35 Chandra Wickramasinghe, professeur à l’université de Cardiff, déclara: “Dès le début de ma formation de scientifique, on m’a bourré le crâne pour me convaincre qu’on ne peut concilier la science et la création dirigée, quelle qu’elle soit. Il m’a fallu rejeter avec peine ce concept. Je me sens très mal à l’aise dans cette situation, dans l’état d’esprit qui est le mien aujourd’hui. Mais il n’y a aucun moyen raisonnable d’en sortir. (...) Dire que la vie est apparue sur la terre à la suite d’un accident chimique, c’est rechercher un grain de sable bien particulier sur toutes les plages de toutes les planètes de l’univers... et le trouver.” En d’autres termes, il est tout simplement impossible que la vie soit née d’un accident chimique. Wickramasinghe conclut ainsi: “Pour comprendre l’agencement précis des constituants chimiques nécessaires à la vie, il n’y a pas d’autre moyen que d’invoquer la création à l’échelle cosmique31.” 36 Quant à l’astronome Robert Jastrow, il dit: “Les savants ne peuvent prouver que la vie ne fut pas la conséquence d’un acte de création32.” 37 Et même si l’on admet qu’une première cellule vivante est bien apparue spontanément d’une manière ou d’une autre, y a-t-il des preuves qu’elle ait évolué et se soit transformée pour donner naissance à toutes les créatures ayant jamais existé sur la terre? Les registres fossiles apportent une réponse que nous examinerons dans le chapitre suivant.

~Laissons parler les fossiles

LES fossiles sont des vestiges d’anciennes formes de vie préservés dans les couches terrestres. Il peut s’agir de squelettes, d’os, de dents ou de coquilles, ou bien tout simplement d’une empreinte laissée par un organisme alors qu’il était encore vivant et en activité. De plus, nombre de fossiles ont perdu leur substance primitive et se composent de sédiments minéraux qui se sont infiltrés en eux et ont épousé leur forme. 2 Pourquoi les fossiles revêtent-ils tant d’intérêt aux yeux des évolutionnistes? G. Stebbins, un généticien, en donne une raison fondamentale: “Aucun biologiste n’a réellement observé l’apparition par l’évolution d’un groupe animal important1.” De nos jours, on ne voit pas de formes de vie évoluer d’une espèce à une autre. Au contraire, elles sont toutes complètement formées et bien distinctes les unes des autres. Theodosius Dobzhansky, un autre généticien, fit cette remarque: “Le monde vivant n’est pas un ensemble unique (...) que relie une succession ininterrompue de formes de transition2.” Quant à Charles Darwin, il reconnaissait “une difficulté évidente, (...) la distinction bien tranchée des formes [vivantes] spécifiques, et l’absence d’innombrables chaînons de transition les reliant les unes aux autres3”. 3 Ainsi, la distinction très nette entre les différentes variétés actuellement vivantes n’appuie nullement la théorie de l’évolution, ce qui explique pourquoi les archives fossiles ont pris une telle importance. On pensait en effet que celles-ci apporteraient au moins la confirmation dont avait besoin la théorie évolutionniste. Qu’y cherche-t-on? 4 Si l’évolution était un fait, les témoignages fossiles feraient certainement état d’une transformation progressive d’une forme de vie à une autre, et ce quelle que soit la théorie transformiste formulée. Même les scientifiques partisans de la théorie des “équilibres ponctués”, qui pensent que les changements ont été beaucoup plus brusques et plus rapides, admettent que ceux-ci se sont produits au cours de nombreux millénaires. Il ne serait donc pas logique de croire que la théorie évolutionniste pourrait se passer de formes intermédiaires. 5 D’autre part, si l’évolution était un fait établi, on s’attendrait à observer dans des documents fossiles l’ébauche de nouveaux membres ou de nouveaux organes chez certains organismes vivants. On trouverait à tout le moins quelques fossiles présentant des bras, des jambes, des ailes, des yeux ou quelque autre os ou organe en cours de formation. Par exemple, on devrait voir des nageoires de poissons se transformer en pattes et en doigts d’amphibiens, des branchies se changer en poumons. On devrait découvrir des reptiles dont les membres antérieurs se transformeraient en ailes d’oiseaux, dont les membres postérieurs se doteraient de griffes, dont les écailles deviendraient des plumes et dont la gueule se transformerait en un bec corné. 6 Voici d’ailleurs ce que la revue britannique New Scientist disait au sujet de cette théorie: “Elle laisse entendre que des registres fossiles complets consisteraient en des lignées d’organismes qui révéleraient une transformation graduelle et continue sur de longues périodes de temps4.” Darwin lui-même disait: “Le nombre des variétés intermédiaires qui ont autrefois existé a dû être considérable5.” 7 En revanche, si la création dont parle la Genèse est un fait, alors les archives fossiles ne doivent pas révéler une seule forme de vie en train de se transformer en une autre forme de vie, mais au contraire confirmer la déclaration de la Genèse selon laquelle chaque forme de vie allait se reproduire uniquement “selon son espèce”. (Genèse 1:11, 12, 21, 24, 25.) De plus, si les formes de vie sont la conséquence d’un acte de création, on ne doit trouver dans les registres fossiles aucune ébauche de membre ou d’organe non achevé, mais des organismes complets et hautement complexes, comme le sont les organismes actuellement vivants. 8 Enfin, si les organismes vivants ont été créés, il faut s’attendre à ce qu’ils apparaissent brusquement dans les archives fossiles, sans la moindre filiation avec quelque ancêtre qui les aurait précédés. Quelle conclusion faudra-t-il en tirer s’il en est effectivement ainsi? Darwin reconnut franchement: “Si des espèces nombreuses (...) avaient réellement apparu tout à coup, ce fait anéantirait la théorie de l’évolution6.” Les archives sont-elles complètes? 9 Mais les archives fossiles sont-elles assez complètes pour qu’on puisse déterminer honnêtement si elles appuient l’évolution ou la création? Il y a un peu plus d’un siècle, Darwin pensait que non. Qu’est-ce qui n’allait pas dans les archives fossiles connues de son temps? Elles ne révélaient pas l’existence des chaînons intermédiaires dont avait besoin sa théorie, ce qui l’amena à dire: “Pourquoi donc chaque formation géologique, dans chacune des couches qui la composent, ne regorge-t-elle pas de ces formes intermédiaires? La géologie ne révèle assurément pas une série organique si bien graduée, et c’est en cela, peut-être, que consiste l’objection la plus sérieuse qu’on puisse faire à ma théorie7.” 10 Les documents fossiles disponibles à son époque se révélèrent décevants pour une autre raison encore. Darwin explique pourquoi: “Plusieurs paléontologistes (...) ont argué de l’apparition soudaine de groupes entiers d’espèces dans certaines formations comme d’un fait inconciliable avec la théorie de la transformation.” Il ajoute: “Il est une autre difficulté analogue, mais beaucoup plus sérieuse. Je veux parler de l’apparition soudaine d’espèces appartenant aux divisions principales du règne animal dans les roches fossilifères les plus anciennes que l’on connaisse. (...) Le problème reste donc, quant à présent, inexpliqué, insoluble et on peut continuer à s’en servir comme d’un argument sérieux contre les opinions [évolutionnistes] émises ici8.” 11 Darwin essaya de résoudre cet énorme problème en mettant en cause les archives fossiles. Il dit: “Je considère les archives géologiques (...) comme une histoire du globe incomplètement conservée (...). Personne ne conteste l’imperfection des documents géologiques9.” Darwin et d’autres scientifiques pensaient qu’avec le temps on trouverait certainement les chaînons intermédiaires qui faisaient défaut. 12 Mais maintenant, après plus d’un siècle de fouilles considérables, on a mis au jour quantité de fossiles. Les archives géologiques sont-elles toujours aussi ‘imparfaites’? Voici ce qu’on peut lire à ce propos: “Les archives relatives aux formes de vie anciennes sont à présent très vastes et leur richesse augmente constamment au fur et à mesure que les paléontologistes trouvent, décrivent et comparent entre eux de nouveaux fossiles10.” Porter Kier, de la Smithsonian Institution, précise: “Dans les musées du monde entier, sont conservés une centaine de millions de fossiles, tous catalogués et identifiés11.” Aussi un ouvrage sur l’histoire de la terre fait-il cette remarque: “Grâce aux fossiles, les paléontologistes peuvent maintenant nous donner une excellente image de la vie telle qu’elle existait dans les périodes anciennes12.” 13 Après toutes ces années de recherches et la comparaison de millions de fossiles, que disent aujourd’hui les archives? Selon l’évolutionniste Steven Stanley, ces fossiles “révèlent des choses nouvelles et surprenantes sur nos origines biologiques13”. Luria, Gould et Singer, trois évolutionnistes, écrivent (dans A View of Life): “Les archives fossiles présentent un grand nombre de diversifications que les paléontologistes sont incapables d’expliquer14.” Quelles sont ces ‘choses surprenantes’ que ces savants évolutionnistes ont trouvées et qu’ils sont “incapables d’expliquer”? 14 Ce qui déconcerte ces savants, c’est que les innombrables témoignages fossiles actuellement disponibles révèlent la même chose qu’à l’époque de Darwin: les grands groupes d’organismes vivants sont apparus soudainement et n’ont pas subi de transformations sensibles pendant de longues périodes de temps. On n’a jamais trouvé de chaînons intermédiaires reliant un grand groupe à un autre. Les archives fossiles disent donc exactement le contraire de ce que les évolutionnistes espéraient y trouver. 15 Après s’être lui-même livré à des recherches durant 40 ans, Heribert Nilsson, botaniste suédois, décrit ainsi la situation: “Il n’est même pas possible de faire une caricature de l’évolution à partir des faits paléobiologiques. Les documents fossiles sont aujourd’hui si complets (...) qu’on ne peut en invoquer la rareté pour expliquer l’absence de lignées intermédiaires. Les lacunes sont bien réelles, elles ne seront jamais comblées15.” La vie est apparue brusquement 16 Examinons les faits de plus près. Robert Jastrow (dans son livre Red Giants and White Dwarfs) écrit: “Au cours du premier milliard d’années, la vie apparut sur la surface de la terre. Selon les registres fossiles, les organismes vivants gravirent lentement l’échelle les conduisant des formes de vie les plus simples aux plus complexes.” À la lecture de ces lignes, on pourrait penser que les documents fossiles démontrent effectivement qu’il y a eu une lente évolution à partir d’organismes “simples” pour aboutir à des formes de vie complexes. Or dans le même ouvrage on peut lire ceci: “Dans l’histoire de la terre, le premier milliard d’années, période décisive durant laquelle la vie a commencé, n’offre que des pages blanches16.” 17 Mais d’autre part, peut-on vraiment qualifier de “simples” ces premières formes de vie? “Si nous remontons dans le temps jusqu’à l’ère géologique la plus ancienne, disent Hoyle et Wickramasinghe, les vestiges fossiles d’organismes anciens que l’on a découverts dans les roches ne révèlent pas un commencement simple. Même si nous sommes d’avis que les bactéries, les algues et les champignons fossiles sont simples comparés à un chien ou à un cheval, leur structure est néanmoins très complexe. La complexité biochimique de la vie existait déjà dans une très large mesure à l’époque où se formaient les roches superficielles de la terre les plus anciennes17.” 18 Y a-t-il des preuves qu’à partir de ce commencement les organismes unicellulaires ont évolué pour donner naissance à des organismes pluricellulaires? Jastrow répond: “Les documents fossiles ne présentent nulle trace de ces étapes préliminaires dans le développement des organismes pluricellulaires18.” Au contraire, il écrit: “Les roches ne renferment pas grand-chose, en dehors de bactéries et de quelques plantes unicellulaires. Jusqu’à ce qu’une innovation majeure se produise il y a un milliard d’années, après quelque trois milliards d’années de progrès imperceptible. Les premières créatures pluricellulaires apparurent sur la terre19.” 19 Ainsi, au début de la période dite du Cambrien, les documents fossiles font état d’un changement spectaculaire inexpliqué. Une grande variété de créatures marines, parfaitement développées et complexes, dont beaucoup avec une coquille dure, apparaissent si soudainement qu’on parle, à propos de cette époque, d’une “explosion” d’organismes vivants. Un ouvrage déjà cité (A View of Life) en donne la description suivante: “À partir du début du Cambrien et sur une période de quelque 10 millions d’années, tous les principaux groupes d’invertébrés pourvus d’un squelette externe firent leur apparition de la façon la plus spectaculaire et la plus diversifiée qui ait jamais été enregistrée sur notre planète.” Des mollusques, des éponges, des étoiles de mer, des animaux ressemblant au homard qu’on appelle trilobites et une foule d’autres créatures marines tout aussi complexes vinrent à l’existence. Nous noterons avec intérêt cette remarque du même ouvrage: “En fait, certains trilobites maintenant disparus développèrent des yeux plus complexes et plus efficaces que ceux que possède n’importe quel arthropode vivant20.” 20 Y a-t-il des formes de transition fossilisées permettant d’établir une filiation entre cette explosion de vie et des organismes qui existaient auparavant? À l’époque de Darwin ces chaînons n’existaient pas. D’ailleurs, il déclara: “Pourquoi ne trouvons-nous pas des dépôts riches en fossiles appartenant à ces périodes primitives antérieures à l’époque cambrienne? C’est là une question à laquelle je ne peux faire une réponse satisfaisante21.” La situation a-t-elle changé depuis? Ayant remarqué les propos de Darwin sur “l’apparition soudaine d’espèces appartenant aux divisions principales du règne animal”, le paléontologiste Alfred Romer écrivit: “Au-dessous [du Cambrien], on trouve d’épaisses strates sédimentaires où l’on s’attendrait normalement à découvrir les ancêtres des formes cambriennes. Cependant, nous ne les y trouvons pas; ces strates plus anciennes sont pour ainsi dire dépourvues de traces de vie, de sorte qu’on pourrait dire raisonnablement que le tableau général est conforme à la conception d’une création spéciale au début du Cambrien. Darwin déclara: ‘Pourquoi ne trouvons-nous pas des dépôts riches en fossiles appartenant à ces périodes primitives antérieures à l’époque cambrienne? C’est là une question à laquelle je ne peux faire une réponse satisfaisante.’ Nous non plus22.” 21 Certains prétendent que les couches précambriennes ont subi trop de bouleversements dus à la chaleur et à d’énormes pressions pour que des chaînons fossiles aient pu y être conservés, ou qu’il n’y a pas eu de dépôts de sédiments dans les mers peu profondes pour que des fossiles puissent y être préservés. “Aucun de ces arguments n’a tenu”, disent les évolutionnistes Salvador Luria, Stephen Gould et Sam Singer. Et ils ajoutent: “Les géologues ont découvert intactes quantité de couches sédimentaires antérieures au Cambrien, et elles ne renferment aucun fossile d’organismes complexes23.” 22 Ces faits ont amené le biochimiste D. Gower à faire ce commentaire rapporté dans le Times du Kent (Angleterre): “On ne peut concilier le récit de la création consigné dans la Genèse et la théorie de l’évolution. Une des deux thèses doit être exacte, et l’autre fausse. L’histoire contée par les fossiles confirme le récit de la Genèse. Dans les roches les plus anciennes, on n’a pas trouvé une série de fossiles confirmant qu’il y a eu transformation graduelle à partir des créatures les plus primitives pour arriver à des formes de vie plus développées. Au contraire, dans ces roches anciennes sont apparues brusquement des espèces complexes, et on a constaté l’absence totale de fossiles de transition entre les espèces24.” 23 Le zoologiste Harold Coffin tire donc cette conclusion: “S’il est exact qu’il y a eu évolution progressive du simple vers le complexe, alors on aurait dû trouver les ancêtres de ces créatures vivantes pleinement développées qu’on rencontre dans le Cambrien. Mais voilà, on ne les a pas trouvés, et les scientifiques admettent qu’il y a peu de chances qu’on les trouve un jour. Si l’on se fonde uniquement sur les faits et sur ce qu’on a effectivement découvert dans la terre, c’est la thèse selon laquelle les grandes formes de vie sont la conséquence d’un acte de création soudain qui concorde le mieux avec les faits25.” Une apparition soudaine, puis très peu de changements 24 Dans les couches géologiques supérieures à celles du Cambrien qui ont vu une explosion de formes vivantes, le témoignage des archives fossiles est toujours le même: de nouvelles espèces animales et végétales apparaissent brusquement sans aucune filiation avec celles qui les précèdent. Une fois apparues, elles se perpétuent sans changement important. Un ouvrage évolutionniste dit ceci: “Les documents révèlent que les espèces survivent habituellement sur une centaine de milliers de générations, voire un million ou plus, sans beaucoup évoluer. (...) Après leur naissance, la plupart des espèces ne subissent qu’une faible évolution avant de s’éteindre26.” 25 Par exemple, les insectes apparaissent brusquement et en nombre considérable dans les documents fossiles, sans filiation évolutive. Et ils n’ont pas changé beaucoup depuis. Commentant la découverte d’une mouche fossilisée que l’on fait remonter à “40 millions d’années”, George Poinar fils déclara: “L’anatomie interne de ces créatures est étonnamment identique à celle des mouches aujourd’hui vivantes. Les ailes, les pattes, la tête et même les cellules de l’insecte ressemblent beaucoup à celles des espèces actuelles27.” Le Globe and Mail de Toronto faisait également cette remarque: “En 40 millions d’années de lutte pour gravir l’échelle évolutive, elles n’ont fait presque aucun progrès appréciable28.” 26 C’est aussi le cas des végétaux. On trouve dans les couches géologiques des feuilles fossilisées de nombreux arbres et arbustes qui sont à peine différentes de celles des plantes existant de nos jours: chênes, noyers, vignes, magnolias, palmiers et bien d’autres. On peut dire la même chose des espèces animales. Les ancêtres des espèces actuellement vivantes apparaissent soudainement dans les registres fossiles et ressemblent beaucoup à leurs descendants vivants. Il existe quantité de variétés, mais on les identifie facilement à une même “espèce”. La revue Discover en donne un exemple: “Le crabe des Moluques, (...) qui existe sur la terre depuis 200 millions d’années, n’a pour ainsi dire pas changé29.” Des espèces aujourd’hui disparues ont suivi un modèle identique. Par exemple, les dinosaures sont apparus brusquement dans les archives fossiles sans aucune filiation évolutive. Ils se sont considérablement multipliés, puis ont disparu. 27 À ce sujet, le Bulletin d’un musée de Chicago (le Field Museum of Natural History) dit: “Les espèces apparaissent brusquement dans la lignée, changent peu ou pas du tout au cours de leur existence dans les archives, puis disparaissent subitement de celles-ci. Et il n’est pas toujours évident, voire rarement évident que les descendants étaient réellement plus aptes que leurs prédécesseurs. En d’autres termes, il est difficile de constater un progrès biologique30.” Pas de caractères intermédiaires 28 Les évolutionnistes rencontrent un autre problème: On ne trouve nulle part dans les documents fossiles un organisme présentant des os ou des organes partiellement formés qui pourraient être considérés comme l’ébauche d’un nouveau caractère. Par exemple, on dispose de fossiles de diverses espèces de créatures volantes: oiseaux, chauves-souris, ptérodactyles (genre aujourd’hui éteint). Selon la théorie évolutionniste, elles devraient avoir pour ancêtres des formes de transition à partir desquelles elles auraient évolué, mais on n’a jamais trouvé ces formes transitionnelles. Il n’y en a pas la moindre trace. Découvre-t-on des fossiles de girafes au cou inférieur d’un tiers ou d’un quart à celui des girafes actuelles? Y a-t-il des fossiles d’oiseaux présentant un bec à moitié développé à partir d’une mâchoire de reptile? Les fossiles nous montrent-ils un poisson en train de développer des os pelviens propres aux amphibiens, ou dont les nageoires se changeraient en pattes et orteils propres aux mêmes amphibiens? De fait, c’est en vain qu’on a recherché de tels caractères évolutifs dans les documents fossiles. 29 Le New Scientist faisait remarquer que la théorie évolutionniste ‘laissait entendre que des documents fossiles complets montreraient des lignées d’organismes reflétant une transformation progressive et continue sur de longues périodes de temps’. “Malheureusement, dit cette revue, les documents fossiles ne répondent pas à cette attente, car les diverses espèces fossilisées sont rarement liées les unes aux autres par des formes intermédiaires connues (...). Les espèces fossiles connues ne semblent pas évoluer, même sur des millions d’années31.” Quant au généticien Stebbins, il écrit: “On ne connaît pas de formes transitionnelles entre les principaux phylums [lignées évolutives] des animaux ou des végétaux.” Et il parle du “large fossé qui existe entre de nombreux grands groupes d’organismes32”. “En fait, admet un ouvrage déjà cité, les documents fossiles n’appuient pas de façon convaincante l’existence d’un seul cas de forme transitionnelle entre une espèce et une autre. De plus, les espèces se sont perpétuées sur des périodes remarquablement longues33.” — C’est nous qui soulignons. 30 Ces remarques s’accordent avec l’étude très complète réalisée par la Société de géologie de Londres et l’Association de paléontologie d’Angleterre. John Moore, professeur de sciences naturelles, commenta ainsi les résultats: “Quelque 120 savants, tous des spécialistes, ont rédigé 30 chapitres constituant un ouvrage monumental de plus de 800 pages afin de présenter les documents fossiles des animaux et des végétaux classés en 2 500 groupes environ. (...) Il apparaît que chaque forme ou espèce importante a une histoire indépendante et distincte de celle de toutes les autres formes ou espèces. Les grands groupes des végétaux et des animaux apparaissent brusquement dans les registres fossiles. (...) Baleines, chauves-souris, chevaux, primates, éléphants, lièvres, écureuils, etc., tous sont aussi différents les uns des autres dès leur première apparition qu’ils le sont de nos jours. On ne trouve nulle trace d’un ancêtre commun, et encore moins d’un chaînon qui les relierait à quelque reptile, leur ancêtre présumé.” Et Moore d’ajouter: “Si l’on n’a pas trouvé de formes transitionnelles dans les archives fossiles, c’est sans doute parce qu’il n’y en a pas du tout dans les couches fossilifères. Il est très probable qu’il n’y a jamais eu de transitions entre les espèces animales ni entre les espèces végétales34.” 31 Ce qui était vrai à l’époque de Darwin l’est donc tout autant aujourd’hui. Les faits appuyés par les documents fossiles sont toujours ceux que le zoologiste D’Arcy Thompson résuma ainsi il y a quelques années: “La théorie évolutionniste de Darwin ne nous a pas appris comment les oiseaux sont issus des reptiles, les mammifères des premiers quadrupèdes, les quadrupèdes des poissons, les vertébrés des invertébrés. (...) Notre recherche d’une passerelle qui nous permettrait de franchir ces fossés est et sera toujours vaine35.” Que dire du cheval? 32 Pourtant, on a souvent affirmé que les documents fossiles offrent au moins un exemple de série évolutive, celle très classique du cheval. C’est en tout cas ce que prétend une encyclopédie (The World Book Encyclopedia): “Les équidés sont au nombre des exemples d’évolution les mieux documentés36.” Le premier des dessins qui illustrent cette série évolutive représente un tout petit animal, et le dernier nous montre un cheval de grande taille comme on en voit de nos jours. Mais les documents fossiles appuient-ils cela? 33 On peut lire dans l’Encyclopédie britannique: “La lignée évolutive du cheval n’a jamais été rectiligne37.” En d’autres termes, les documents fossiles ne prouvent nullement qu’il y ait eu une évolution graduelle à partir de ce petit animal pour aboutir au cheval de grande taille. Au sujet de cet exemple typique et bien connu de série évolutive, l’évolutionniste Hitching déclare: “Naguère présenté comme simple et direct, il est aujourd’hui si compliqué qu’accepter une version plutôt qu’une autre est plus un acte de foi qu’un choix rationnel. Selon les spécialistes, l’Éohippus, que l’on dit être l’ancêtre le plus ancien du cheval, aurait disparu depuis longtemps et ne nous serait plus connu que grâce aux fossiles. Pourtant, il est possible que cet Éohippus soit encore vivant et n’ait rien à voir avec le cheval. C’est peut-être un petit animal timide, de la taille du renard, qu’on appelle daman et qui vit dans la brousse africaine38.” 34 Faire de l’Éohippus l’ancêtre du cheval met à l’épreuve l’imagination. Voyons ce qu’en dit un autre ouvrage (The New Evolutionary Timetable): “On a souvent laissé entendre que [l’Éohippus] avait lentement mais continuellement évolué pour adopter un profil beaucoup plus chevalin.” Cependant, les faits appuient-ils cette idée? “Les espèces fossiles de [l’Éohippus] font très peu état de modifications évolutives”, répond ce livre. Puis, à propos des archives fossiles, il admet: “Elles n’appuient pas toute l’histoire de la famille des équidés39.” 35 Voilà pourquoi certains savants affirment maintenant que l’Éohippus n’a jamais été un équidé ni un ancêtre de cette famille. De plus, les formes fossiles incluses dans la lignée du cheval témoignent d’une stabilité remarquable, sans qu’il y ait de formes transitionnelles entre le cheval et un ancêtre avec lequel il aurait présenté une filiation évolutive. On ne devrait pas non plus être surpris d’observer des fossiles d’équidés de taille et de forme différentes. Aujourd’hui encore les poneys et les chevaux de trait sont très différents, notamment en taille. Ce sont autant de variétés dans la famille du cheval. Que disent vraiment les fossiles? 36 Quand on laisse parler les documents fossiles, leur témoignage n’est pas favorable à l’évolution, mais plutôt à la création. Ils montrent que des espèces vivantes, très nombreuses et différentes, sont apparues brusquement. Certes, on constate une grande variété à l’intérieur de chacune des grandes espèces, mais il n’existe pas de formes transitionnelles qui permettraient d’établir une filiation évolutive entre celles-ci et d’autres plus anciennes, ni entre elles et d’autres espèces vivantes qui apparurent après elles. Des espèces très variées se sont perpétuées sur de longues périodes en ne subissant que des changements très limités, après quoi certaines se sont éteintes et d’autres ont survécu jusqu’à nos jours. 37 Edmund Samuel tire cette conclusion: “La thèse de l’évolution ne peut être considérée comme une explication scientifique solide de la présence des diverses formes de vie.” Pourquoi? “Aucune étude sérieuse de la biogéographie ou des documents fossiles ne peut, dit-il, prouver directement l’évolution40.” 38 Il est donc clair que quiconque cherche à s’informer de façon impartiale arrivera à la conclusion que les fossiles ne prouvent pas la théorie de l’évolution, mais donnent du poids aux arguments en faveur de la création. Le zoologiste Coffin déclara: “Pour les savants non croyants, les documents fossiles, témoignages de la vie passée, sont l’ultime et dernier recours, car ils constituent la seule histoire authentique de la vie dont dispose la science. Et si cette histoire ne confirme pas la théorie évolutionniste, — et nous avons vu qu’elle ne la confirme pas, — qu’enseigne-t-elle donc? Elle nous dit que les plantes et les animaux ont été créés dans leurs formes de base définitives. Les témoignages les plus importants des fossiles confirment la création, pas l’évolution41.” Quant à l’astronome Carl Sagan, il reconnaît honnêtement dans son livre Cosmos: “Ce que révèlent les fossiles pourrait ne pas être incompatible avec l’existence d’un Créateur42.”

~Des fossés énormes: l’évolution peut-elle les combler?

LES fossiles fournissent des preuves tangibles de l’existence de formes de vie très variées longtemps avant l’apparition de l’homme. En revanche, contrairement aux espoirs des évolutionnistes, ils n’ont pas confirmé leur théorie sur l’origine de la vie et sur l’apparition de nouvelles espèces. À propos de l’absence de fossiles de transition, dont l’existence aurait permis de combler les fossés biologiques, Francis Hitching fait cette remarque: “Ce qui est curieux, ce sont ces lacunes répétées dans les documents fossiles: les fossiles font défaut à tous les stades importants1.” 2 Les stades importants dont parle Hitching sont les fossés entre les grandes divisions du règne animal. Par exemple, on pensait que les poissons avaient évolué à partir des invertébrés, animaux sans colonne vertébrale. Or, dit Hitching, “les poissons apparaissent brusquement dans les documents fossiles, venant apparemment de nulle part, mystérieusement, de façon soudaine et pleinement développés2”. Quant au zoologiste N. Berrill, commentant sa propre explication évolutionniste de l’apparition des poissons, il écrit: “Dans un certain sens, ce récit est de la science-fiction3.” 3 Selon la théorie évolutionniste, des poissons seraient devenus des amphibiens, des amphibiens se seraient transformés en reptiles, et des reptiles auraient à leur tour évolué pour devenir des mammifères ou des oiseaux. Finalement, certains mammifères auraient donné naissance à l’homme. Le chapitre précédent montrait cependant que les documents fossiles ne confirment pas de telles affirmations. Le présent chapitre traitera plus particulièrement de l’ampleur des prétendues étapes de transition. Tout en le lisant, demandez-vous quelles chances il y avait que de tels changements se produisent spontanément et fortuitement par le seul fait du hasard. Le fossé entre les poissons et les amphibiens 4 Les poissons se distinguaient des invertébrés par leur squelette. Celui-ci aurait dû subir d’importantes modifications pour que les poissons deviennent des amphibiens ou batraciens, c’est-à-dire des animaux capables de vivre aussi bien dans l’eau que sur la terre. Il leur aurait fallu notamment un bassin. Or, aucun poisson fossile ne montre comment le bassin des amphibiens s’est développé. Pour certains d’entre eux, tels que la grenouille ou le crapaud, le squelette aurait dû être complètement transformé au point de ne plus être reconnaissable. Les os du crâne sont également différents. De plus, pour que le processus évolutif aboutisse à la formation de batraciens, il aurait fallu que les nageoires des poissons se transforment en membres articulés avec un poignet et des doigts, ce qui sous-entend des modifications importantes au niveau des muscles et des nerfs. Les branchies devaient aussi évoluer pour devenir des poumons. En outre, chez les poissons, le sang est pompé par un cœur à deux cavités, tandis que les amphibiens ont un cœur à trois cavités. 5 Pour franchir le fossé qui sépare les poissons des amphibiens, il aurait fallu d’autre part que le sens de l’ouïe des premiers évolue considérablement. En général, les poissons perçoivent les sons par tout leur corps, alors que la plupart des grenouilles et des crapauds disposent de tympans. Leur langue aussi aurait dû se transformer. Contrairement aux amphibiens comme le crapaud, aucun poisson n’a une langue protractile. Les batraciens se distinguent encore des poissons en ce sens qu’ils battent des paupières; ils ont en effet une membrane qui se rabat sur le globe oculaire pour le nettoyer. 6 C’est en vain que les évolutionnistes se sont évertués à établir une filiation évolutive entre les amphibiens et quelque poisson. Le dipneuste a été un candidat bien placé pour être ce genre de poisson parce qu’en plus de ses branchies il dispose d’une vessie natatoire qui lui permet de respirer quand il est temporairement hors de l’eau. Voici ce qu’on peut lire au sujet des dipneustes: “Il est tentant de penser qu’ils pourraient avoir un lien direct avec les amphibiens, lesquels conduisent aux vertébrés terrestres. Mais ce n’est pas le cas; ils constituent un groupe absolument indépendant4.” David Attenborough écarte et le dipneuste et le cœlacanthe, “car, dit-il, leurs os crâniens sont si différents de ceux des premiers fossiles amphibiens que les uns ne peuvent pas dériver des autres5”. Le fossé entre les amphibiens et les reptiles 7 Pour franchir le fossé qui sépare les amphibiens des reptiles, il faut résoudre d’autres problèmes très sérieux. L’un des plus compliqués est l’origine de l’œuf à coquille. Les créatures antérieures aux reptiles déposaient leurs œufs mous, gélatineux, dans l’eau et leur fécondation était externe. Les reptiles, animaux terrestres, déposent leurs œufs sur le sol. Or les embryons qui se développent à l’intérieur des œufs doivent toujours être dans un milieu aqueux. L’œuf à coquille était donc la solution, mais cela nécessitait aussi un changement considérable dans le mode de fécondation. Celle-ci devait désormais être interne, avoir lieu avant que l’œuf ne soit enfermé dans sa coquille. Pour cela, il fallait de nouveaux organes sexuels, une nouvelle forme d’accouplement et de nouveaux instincts, autant de choses qui créent un énorme fossé entre les amphibiens et les reptiles. 8 Le fait que l’œuf soit entouré d’une coquille rendait encore nécessaires d’autres changements remarquables, notamment pour permettre le développement embryonnaire du reptile et, à la fin, sa sortie de la coquille. Par exemple, il faut à l’intérieur de celle-ci plusieurs membranes et sacs, tels que l’amnios qui renferme le liquide dans lequel se développe l’embryon. Un ouvrage sur les reptiles parle d’une autre membrane, l’allantoïde, en ces termes: “L’allantoïde reçoit et emmagasine les déchets de l’embryon, faisant ainsi fonction de vessie. Elle comporte aussi des vaisseaux sanguins qui absorbent l’oxygène lorsqu’il traverse la coquille et le transportent jusqu’à l’embryon6.” 9 La théorie évolutionniste n’explique pas non plus bien d’autres différences très complexes entre les reptiles et les amphibiens. Par exemple, les embryons chez les poissons et les œufs chez les batraciens rejettent leurs déchets sous la forme d’urée soluble dans l’eau qui les entoure. Mais à l’intérieur des œufs à coquille des reptiles, l’urée tuerait les embryons. Il se produit donc une transformation chimique capitale: les déchets, de l’acide urique non soluble, sont emmagasinés dans l’allantoïde. Notez également ceci: Les embryons de reptiles se nourrissent du jaune de l’œuf, de sorte qu’ils sont pleinement développés avant même de sortir de la coquille, ce qui n’est pas le cas des amphibiens qui n’ont pas cet état lorsque les œufs éclosent. De plus, pour sortir de sa coquille, le jeune reptile dispose d’une dent de l’œuf qui l’aidera à s’extraire de sa prison. 10 Beaucoup d’autres choses sont nécessaires pour combler le fossé qui sépare les amphibiens des reptiles, mais ces exemples suffisent pour montrer qu’on ne peut attribuer au seul hasard toutes les modifications compliquées indispensables pour franchir ce gouffre. Il n’est donc pas étonnant que l’évolutionniste Archie Carr se soit plaint en ces termes: “Dans l’histoire des vertébrés, un des aspects les plus décevants des documents fossiles, c’est qu’ils révèlent fort peu de choses sur l’évolution des reptiles au tout début de leur existence, lorsque se développait l’œuf à coquille7.” Le fossé entre les reptiles et les oiseaux 11 Les reptiles sont des animaux à sang froid, ce qui signifie que leur température interne augmente ou diminue en fonction de la température extérieure. Les oiseaux, eux, sont des animaux à sang chaud; leur corps reste à une température relativement constante, quelle que soit la température ambiante. Pour expliquer comment des oiseaux à sang chaud peuvent descendre de reptiles à sang froid, une véritable énigme, certains évolutionnistes disent aujourd’hui que quelques dinosaures (des reptiles) étaient des animaux à sang chaud. Cependant, l’opinion générale est encore celle qu’exprime Robert Jastrow, savoir: “Les dinosaures [étaient des] animaux à sang froid comme tous les reptiles8.” 12 À propos du passage évolutif des reptiles à sang froid aux oiseaux à sang chaud, Lecomte du Noüy, évolutionniste français, déclara: “En cela réside aujourd’hui une des plus grandes énigmes de l’évolution.” Puis, parlant de l’homéothermie des oiseaux, leur capacité de maintenir leur corps à une température constante, il reconnaît qu’elle “présente tous les caractères peu satisfaisants d’une création absolue9”, peu satisfaisants pour les évolutionnistes! 13 S’il est vrai que les reptiles comme les oiseaux pondent des œufs, seuls ces derniers les couvent. Ils sont conçus pour cela. De nombreux oiseaux ont une plaque incubatrice dans la région pectorale. Cette plaque est dépourvue de plumes mais irriguée par un important réseau de vaisseaux sanguins, ce qui permet aux oiseaux de maintenir leurs œufs au chaud. D’autres, qui n’ont pas cette particularité, s’arrachent les plumes de cette partie du corps. En outre, pour les inciter à incuber leurs œufs, l’évolution aurait dû les doter de nouveaux instincts, par exemple celui de construire un nid, de couver les œufs et de nourrir leurs petits. C’est là une attitude généreuse et altruiste exigeant de l’habileté et beaucoup de travail, qui en plus amène l’oiseau à s’exposer volontairement au danger. Tout cela constitue un énorme fossé entre les reptiles et les oiseaux. Mais ce n’est pas tout. 14 Les plumes sont une caractéristique propre aux oiseaux. Les évolutionnistes affirment que les écailles des reptiles se sont tout simplement transformées en plumes, à la structure extraordinaire. Le tuyau d’une plume compte des rangées de barbes, et chaque barbe porte de nombreuses barbules. À chacune de ces barbules sont reliées des centaines de barbicelles et de crochets. L’examen au microscope d’une plume de pigeon révèle que celle-ci compte “plusieurs centaines de milliers de barbules et des millions de barbicelles et de crochets10”. Ces crochets assurent la solidarité de tous les éléments de la plume de sorte qu’elle forme une surface bien plane. On ne peut concevoir de meilleure voilure que celle constituée par les plumes d’un oiseau, et bien peu de substances sont aussi isolantes qu’une plume. Or un oiseau de la taille d’un cygne en compte environ 25 000. 15 Lorsque les barbes de ses plumes viennent à se séparer, l’oiseau les peigne avec son bec. Au fur et à mesure que les barbes passent dans son bec, avec lequel il exerce une certaine pression sur elles, les crochets des barbules s’emboîtent les uns dans les autres un peu comme les dents d’une fermeture à glissière. La plupart des oiseaux ont près du croupion une glande qui sécrète une substance huileuse avec laquelle ils traitent leurs plumes. Ceux qui en sont dépourvus ont des plumes spéciales qui, en s’effritant à leur extrémité, produisent une fine poussière semblable à du talc avec laquelle ils maintiennent leur plumage en bon état. De plus, leurs plumes se renouvellent en général chaque année. 16 Maintenant que vous connaissez tous ces détails sur les plumes, voyez de quelle façon plutôt surprenante un évolutionniste s’efforce d’expliquer leur apparition: “Comment cette merveille s’est-elle développée? Il n’est pas nécessaire de faire un gros effort d’imagination pour concevoir qu’une plume soit une écaille modifiée, une écaille fondamentalement semblable à celles d’un reptile — une écaille assez longue, disposant d’un point d’attache souple, qui se serait ramifiée à l’infini jusqu’à devenir une structure aussi complexe que [la plume] l’est aujourd’hui11.” Qu’en pensez-vous? Cette explication vous semble-t-elle vraiment scientifique? N’est-ce pas plutôt de la science-fiction? 17 Mais voyons à présent comment l’oiseau est conçu pour le vol. Ses os sont légers et creux, alors que ceux des reptiles sont pleins. Cependant, l’oiseau a besoin de force pour voler. Aussi y a-t-il dans ses os des espèces d’entretoises, un peu comme dans les ailes des avions. Mais cette forme des os sert un autre dessein; elle permet d’expliquer une autre caractéristique merveilleuse propre aux oiseaux: leur système respiratoire. 18 Les ailes musclées des oiseaux qui battent en vol pendant des heures, voire des jours, produisent beaucoup de chaleur. Et pourtant, bien qu’ils n’aient pas de glandes sudoripares pour les rafraîchir, les oiseaux résolvent le problème: ils disposent d’un système de “climatisation”. Ils sont dotés de sacs aériens reliés à presque toutes les parties importantes de leur corps, y compris les os creux. C’est cette circulation interne de l’air qui réduit la chaleur de leur corps. De plus, grâce à ces sacs aériens, les oiseaux absorbent l’oxygène de l’air plus efficacement que n’importe quel autre vertébré. Comment procèdent-ils? 19 Chez les reptiles et les mammifères, ce sont les poumons qui, tels des soufflets, inspirent et expirent alternativement de l’air. Mais chez les oiseaux, c’est un courant d’air renouvelé qui traverse constamment les poumons durant l’inhalation et l’exhalation. Résumé simplement, le système fonctionne ainsi: Quand l’oiseau inspire de l’air, celui-ci pénètre dans certains sacs aériens qui, tels des soufflets, l’enverront dans les poumons. Des poumons, l’air sera envoyé dans d’autres sacs aériens qui finalement l’expulseront. Cela signifie qu’un courant d’air renouvelé passe continuellement par les poumons de l’oiseau, toujours dans le même sens, un peu comme de l’eau qui traverserait une éponge. Le sang, lui, circule dans les capillaires des poumons, mais dans la direction opposée. C’est cette circulation de l’air et du sang en sens inverse qui fait que le système respiratoire de l’oiseau est exceptionnel. Grâce à lui, l’oiseau peut respirer l’air raréfié de la haute atmosphère et voler ainsi à quelque 6 000 mètres d’altitude pendant des jours entiers lorsque sa migration annuelle l’amène à parcourir des milliers de kilomètres. 20 D’autres dissemblances encore élargissent le fossé qui sépare les oiseaux des reptiles. La vue, par exemple. De l’aigle à la fauvette, les oiseaux ont des yeux qui fonctionnent à la manière d’un télescope ou d’une loupe. Dans leurs yeux, ils ont plus de cellules sensitives que n’importe quelle autre créature vivante. Ils ont également des pattes très différentes. Quand ils se perchent sur une branche, des tendons bloquent automatiquement ses doigts autour de celle-ci. En outre, ils n’en ont que quatre, alors que les reptiles en ont cinq. D’autre part, les oiseaux n’ont pas de cordes vocales, mais un syrinx duquel ils peuvent faire sortir des sons mélodieux, à l’exemple du rossignol et de l’oiseau-moqueur. Notez aussi que les reptiles ont un cœur à trois cavités, tandis que celui des oiseaux en a quatre. Ces derniers se distinguent encore des reptiles par leur bec. Tel bec sert à casser des noix, à filtrer l’eau boueuse pour en tirer de la nourriture, ou à faire des trous dans les troncs d’arbre, alors qu’un bec croisé est particulièrement approprié pour ouvrir les pommes de pin. La variété des becs d’oiseaux paraît infinie. Et quoique le bec des oiseaux soit conçu dans un but bien précis, les évolutionnistes prétendent qu’il a évolué par hasard à partir de la gueule d’un reptile. Pareille explication vous semble-t-elle crédible? 21 Il n’y a pas si longtemps encore, les évolutionnistes croyaient que l’Archéoptéryx, dont le nom signifie “aile ancienne” ou “oiseau ancien”, était un chaînon intermédiaire entre les reptiles et les oiseaux. Mais aujourd’hui, beaucoup ne partagent pas cette opinion. Ses restes fossilisés laissent voir des ailes aérodynamiques prévues pour le vol et garnies de plumes parfaitement développées. Les os de ses ailes et de ses pattes sont légers et creux. Certaines de ses caractéristiques, que l’on prétendait être propres aux reptiles, se rencontrent chez des oiseaux actuellement vivants. Ce n’était pas non plus un animal antérieur aux oiseaux, car on a trouvé des restes fossiles d’autres oiseaux dans les roches de la même période que celle de l’Archéoptéryx12. Le fossé entre les reptiles et les mammifères 22 Des différences très importantes entre les reptiles et les mammifères créent un large fossé entre eux. Le nom de “mammifère” souligne une de ces grandes différences: l’existence, chez les mammifères, de glandes mammaires pour donner du lait aux petits, qui mènent une vie autonome dès leur naissance. Theodosius Dobzhansky laissait entendre que les glandes mammaires “étaient peut-être des glandes sudoripares modifiées13”. Mais les reptiles n’en possèdent même pas. De plus, les glandes sudoripares sécrètent des déchets, pas de la nourriture. Enfin, contrairement aux nouveau-nés des reptiles, les petits mammifères sont dotés à la fois d’un instinct et de muscles appropriés qui leur permettent de téter leur mère. 23 Les mammifères présentent encore d’autres caractéristiques qu’on ne trouve pas chez les reptiles. Ainsi, les femelles des mammifères ont un placenta d’une composition très complexe grâce auquel le fœtus se nourrit et se développe. Les reptiles n’en ont pas. Ils n’ont pas non plus de diaphragme, alors que les mammifères en ont un qui sépare le thorax de l’abdomen. L’organe de Corti, présent dans l’oreille des mammifères, fait défaut dans celle des reptiles. Cet organe, minuscule et très complexe, comporte 20 000 bâtonnets et 30 000 terminaisons nerveuses. D’autre part, les mammifères maintiennent leur corps à une température constante, ce qui n’est pas le cas des reptiles. 24 L’oreille des mammifères compte trois os, tandis que celle des reptiles n’en a qu’un. D’où sont venus ces deux os “supplémentaires”? Les évolutionnistes ont tenté d’expliquer cela ainsi: la mâchoire inférieure des reptiles est formée de quatre os au moins, et celle des mammifères d’un seul; quand donc les reptiles sont devenus des mammifères, il y aurait eu une réorganisation des os: ceux qui appartenaient à la mâchoire des reptiles se seraient déplacés, sauf un, et auraient formé les trois os de l’oreille moyenne. Mais là où le bât blesse dans ce beau raisonnement, c’est que rien dans les documents fossiles ne confirme cette hypothèse. Les évolutionnistes ne font qu’échafauder des hypothèses à partir de leurs souhaits. 25 Les squelettes de ces animaux présentent un autre problème encore. Les pattes des reptiles sont fixées sur les côtés de leur corps, de sorte que leur ventre est très près du sol, quand il ne le touche pas. Chez les mammifères, les pattes sont sous le reste du corps, qui se trouve ainsi surélevé par rapport au sol. Parlant de cette différence, Dobzhansky dit: “Aussi minime qu’il puisse paraître, ce changement a nécessité d’importantes modifications du squelette et des muscles.” Cet évolutionniste reconnaît ensuite une autre différence très importante entre les reptiles et les mammifères: “Les mammifères ont une dentition très élaborée. Au lieu des dents coniques toutes simples des reptiles, les mammifères disposent d’une grande variété de dents adaptées pour pincer, saisir, transpercer, couper, écraser ou broyer la nourriture14.” 26 Enfin, et ce sera notre dernière remarque, quand les amphibiens se seraient, dit-on, transformés en reptiles, les déchets de ces animaux n’auraient plus été éliminés sous forme d’urée mais sous forme d’acide urique. En revanche, une fois les reptiles devenus des mammifères, il y aurait eu évolution dans le sens inverse. En effet, les mammifères comme les amphibiens éliminent leurs déchets sous la forme d’urée. En réalité, le processus évolutif aurait fait marche arrière, ce qui théoriquement ne devrait pas se produire. Le fossé le plus large de tous 27 Physiquement parlant, l’homme peut être défini d’une manière générale comme un mammifère. Toutefois, un évolutionniste déclara: “On ne pourrait pas faire d’erreur plus tragique que de considérer l’homme comme étant ‘simplement un animal’. L’homme est unique, il diffère de tous les autres animaux par de nombreuses propriétés comme le langage, les traditions, la culture et une période excessivement longue de croissance et d’élevage par les parents15.” 28 Ce qui distingue nettement l’homme de toutes les autres créatures terrestres, c’est son cerveau. Les informations enregistrées par les quelque 100 milliards de neurones que compte le cerveau humain rempliraient les pages d’environ 20 millions de volumes! Son langage ainsi que sa capacité de raisonner dans l’abstrait le rendent tout à fait différent de l’animal. De plus, la faculté d’emmagasiner des connaissances est une de ses caractéristiques les plus remarquables. L’utilisation de cette connaissance lui a permis de surpasser toutes les autres formes de vie terrestres, au point même d’aller sur la Lune et d’en revenir. Oui, vraiment, comme l’a dit un savant, le cerveau humain “est différent et infiniment plus complexe que n’importe quelle autre chose de l’univers connu16”. 29 Si le fossé séparant les humains et les animaux est le plus large de tous, c’est surtout parce que l’homme a des capacités morales et spirituelles, qui résultent de qualités comme l’amour, la justice, la sagesse, la puissance et la miséricorde. C’est ce à quoi la Genèse fait allusion quand elle déclare que l’homme a été créé ‘à l’image et à la ressemblance de Dieu’. Ce fossé entre l’homme et l’animal est un véritable gouffre, le plus grand de tous. — Genèse 1:26. 30 Il y a donc d’énormes différences entre les principaux groupes de formes vivantes qui se distinguent entre eux par leurs structures, leur instinct et leurs qualités propres. Est-il raisonnable d’imaginer qu’ils aient pu venir à l’existence à la suite d’accidents, par pur hasard? Comme nous l’avons vu, le témoignage des fossiles n’appuie nullement cette théorie. On n’a trouvé aucun fossile qui permette de combler ces fossés. Aussi Hoyle et Wickramasinghe avouent-ils: “Les formes intermédiaires sont absentes des documents fossiles. Nous savons maintenant pourquoi. C’est avant tout parce qu’il n’y avait pas de formes intermédiaires17.” À tous ceux qui ont des oreilles pour entendre, les archives fossiles disent: “Création spéciale.”

~Les “hommes-singes”: qu’étaient-ils?

DEPUIS de nombreuses années les médias font état de découvertes de vestiges fossiles d’humains aux traits simiesques. La littérature scientifique regorge de planches dessinées représentant ce genre de créatures. S’agit-il des chaînons intermédiaires dans la lignée évolutive allant de l’animal à l’homme? Ces “hommes-singes” sont-ils nos ancêtres? Des savants évolutionnistes l’affirment. Aussi lit-on souvent, notamment dans les revues scientifiques, des titres comme celui-ci: “Comment le singe est devenu homme1.” 2 Certes, il est des évolutionnistes qui pensent que ces ancêtres hypothétiques de l’homme sont appelés à tort des “singes”. Mais certains de leurs collègues ne sont pas si pointilleux2. Par exemple, Stephen Gould dit: “Les humains (...) ont évolué à partir d’ancêtres simiesques3.” Et George Simpson écrit: “Cet ancêtre commun serait très certainement appelé singe dans le langage courant par toutes les personnes qui le verraient. Les termes de singe et de singe anthropoïde étant définis par l’usage courant, les ancêtres de l’homme étaient des singes ordinaires ou anthropoïdes4.” 3 Pourquoi les documents fossiles sont-ils si importants pour les évolutionnistes quand ils s’efforcent de démontrer que les humains ont bien eu des ancêtres simiesques? Parce que rien dans le monde vivant aujourd’hui ne vient confirmer cette idée. Comme l’a montré le chapitre 6, il y a un énorme fossé entre les humains et n’importe lequel des animaux qui existent actuellement, y compris la famille des grands singes. Étant donné que le monde vivant ne fournit pas le chaînon intermédiaire entre l’homme et les anthropoïdes, les évolutionnistes espèrent qu’ils le trouveront dans les documents fossiles. 4 Du point de vue de l’évolution, le fossé évident qui sépare l’homme des singes est surprenant. En effet, selon cette théorie, plus les animaux gravissaient l’échelle de l’évolution, plus ils devenaient aptes à survivre. Si tel est le cas, pourquoi la famille des singes “inférieurs” est-elle toujours bien représentée, alors qu’on ne trouve aucun spécimen des prétendues formes intermédiaires, lesquelles étaient théoriquement plus évoluées? Il existe aujourd’hui des chimpanzés, des gorilles et des orangs-outans, mais pas d’“hommes-singes”. Est-il logique que tous les “chaînons”, plus récents et censément plus évolués, entre les créatures simiesques et l’homme moderne aient disparu et que les singes “inférieurs”, eux, aient survécu? Les preuves fossiles sont-elles abondantes? 5 À en juger d’après les ouvrages scientifiques ou par ce qu’on nous montre dans les musées ou à la télévision, il semblerait qu’il y ait d’abondantes preuves que les humains ont bien évolué à partir de créatures simiesques. Est-ce vraiment le cas? Par exemple, quelle était l’importance des témoignages fossiles aux jours de Darwin? A-t-il énoncé sa théorie parce qu’il disposait de preuves fossiles? 6 Une revue scientifique fait ce commentaire: “Si on les étudie attentivement, les premières théories sur l’évolution humaine sont vraiment très curieuses. David Pilbeam a dit de celles-ci qu’elles étaient ‘dépourvues de fossiles’. Voilà donc des théories sur l’évolution de l’homme qui, normalement, auraient exigé quelques preuves fossiles. En réalité, ou il y avait si peu de fossiles qu’ils n’influaient en rien sur la théorie, ou il n’y avait pas de fossiles du tout. Ainsi, entre les prétendus proches parents de l’homme et les premiers fossiles d’humains, il n’y avait que l’imagination de savants du dix-neuvième siècle.” Cette publication explique pourquoi: “On voulait croire en l’évolution, l’évolution de l’homme, et cela a influencé les conclusions de leurs travaux5.” 7 Après plus d’un siècle de recherches, combien de témoignages fossiles avons-nous sur l’existence des “hommes-singes”? Richard Leakey déclara: “Ceux qui travaillent dans ce domaine ont si peu de preuves sur lesquelles fonder leurs conclusions qu’ils sont fréquemment obligés de changer celles-ci6.” Et le New Scientist de faire ce commentaire: “Si l’on en juge d’après l’importance des faits sur lesquels elle est fondée, l’étude des hommes fossiles ne mérite guère d’être considérée autrement que comme une simple subdivision de la paléontologie ou de l’anthropologie. (...) La collection est terriblement incomplète, et les spécimens souvent fragmentaires et peu concluants7.” 8 Dans le même ordre d’idées, le livre Les origines de l’homme reconnaît: “Au fur et à mesure que nous suivons le chemin de l’évolution qui conduit à l’homme, la progression devient incertaine, vu la rareté des documents fossiles8.” Et la revue Science ajoute: “Les témoignages scientifiques de base ne sont qu’une misérable petite collection d’ossements à partir desquels il faut reconstruire l’évolution de l’homme. Un anthropologue a comparé cette tâche à celle qui consisterait à reconstituer l’intrigue de Guerre et Paix au moyen de 13 pages du livre prises au hasard9.” 9 Mais les documents fossiles concernant les “hommes-singes” sont-ils aussi rares que cela? Notez ce qu’écrivait Newsweek: “‘Vous pourriez déposer tous les fossiles sur un seul bureau’, déclara Elwyn Simons, de l’Université Duke10.” Le New York Times: “Les vestiges fossiles connus des ancêtres de l’homme tiendraient sur une table de billard. C’est une base bien limitée pour pénétrer le brouillard des quelques millions d’années passées11.” Et Science Digest: “Ce qui est remarquable, c’est qu’on peut encore ranger tous les faits matériels dont nous disposons sur l’évolution humaine dans un seul et unique cercueil, et il restera de la place! (...) Par exemple, les grands singes actuels semblent avoir surgi de nulle part. Ils n’ont aucun passé, pas d’archives fossiles. Quant à la véritable origine de l’homme moderne, nu, au cerveau volumineux, qui se tient debout et qui fabrique ses outils, si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, elle est tout aussi mystérieuse12.” 10 L’homme moderne, avec sa capacité de raisonner, de prévoir, d’inventer, de construire à partir de connaissances acquises et d’utiliser un langage complexe, apparaît brusquement dans les documents fossiles. Gould écrit: “Nous n’avons aucune preuve d’une transformation biologique dans la capacité ou la structure du cerveau depuis l’apparition d’Homo sapiens dans les archives fossiles il y a quelque cinquante mille ans13.” Un ouvrage pose donc cette question: “Qu’est-ce qui a amené l’évolution (...) à produire, comme du jour au lendemain, un humain moderne avec son cerveau exceptionnel14?” La théorie de l’évolution n’apporte aucune réponse. Mais la réponse ne serait-elle pas la création d’une créature différente et très complexe? Où sont les “chaînons” intermédiaires? 11 Toutefois, les savants n’ont-ils pas trouvé les “chaînons” indispensables qui relieraient les animaux simiesques à l’homme? Les faits répondent non. La revue Science Digest parle de “l’absence d’un chaînon intermédiaire pour expliquer la relative soudaineté de l’apparition de l’homme moderne15”. Newsweek fait cette remarque: “Le chaînon manquant entre l’homme et les grands singes (...) est simplement la plus fascinante de toute une hiérarchie de créatures fantômes. Dans les documents fossiles, les chaînons manquants sont la règle16.” 12 Du fait de l’absence de ces chaînons intermédiaires, il a fallu fabriquer des “créatures fantômes” à partir d’indices très minces et les faire passer pour des créatures ayant réellement existé. Cela explique cette contradiction qu’une revue scientifique énonce en ces termes: “Les humains ont évolué progressivement à partir de leurs ancêtres simiesques et non pas, comme le prétendent certains savants, d’une forme à une autre, par de brusques sauts. (...) Cependant, d’autres anthropologues, fondant leurs travaux sur les mêmes informations, seraient arrivés à une conclusion diamétralement opposée17.” 13 Nous comprenons donc mieux la remarque suivante de Solly Zuckerman, anatomiste respecté, qui écrivit dans une revue (le Journal of the Royal College of Surgeons of Edinburgh): “La recherche du ‘chaînon manquant’ proverbial, le Saint-Graal d’une secte toujours vivante d’anatomistes et de biologistes, permet à la spéculation et au mythe de prospérer avec autant de bonheur aujourd’hui qu’il y a 50 ans et plus18.” Zuckerman faisait remarquer que l’on met trop fréquemment les faits de côté et qu’on prend plutôt parti pour ce qui est alors populaire malgré toutes les preuves du contraire. L’“arbre généalogique” de l’homme 14 Conséquence de ce qui précède, l’“arbre généalogique” si souvent dessiné pour illustrer la prétendue évolution de l’homme à partir des animaux inférieurs, change constamment. Ainsi, Richard Leakey déclara que la découverte d’un fossile plus récent “démolit l’idée selon laquelle tous les fossiles plus anciens peuvent être rangés selon un ordre séquentiel indiquant les changements évolutifs19”. Commentant cette découverte, un journal écrivit: “Tous les livres sur l’anthropologie, tous les articles sur l’évolution de l’homme et tous les dessins de l’arbre généalogique de l’homme devront être jetés au rebut. Ils sont vraisemblablement faux20.” 15 L’arbre généalogique hypothétique représentant l’évolution de l’homme est encombré des restes de ce qu’on considérait naguère comme des “chaînons” intermédiaires. Un éditorial du New York Times faisait observer que la science évolutionniste “laisse tant de place aux conjectures que les théories sur la façon dont l’homme est apparu en disent beaucoup plus sur leur auteur que sur le sujet lui-même (...). Celui qui découvre un nouveau crâne donne souvent l’impression de redessiner l’arbre généalogique de l’homme en plaçant sa découverte sur la branche centrale qui aboutit à l’homme, et les crânes découverts par les autres sur des rameaux secondaires qui n’aboutissent nulle part21”. 16 Dans sa critique du livre Les mythes de l’évolution humaine (angl.), écrit par les évolutionnistes Niles Eldredge et Ian Tattersall, le périodique Discover faisait remarquer que les auteurs avaient supprimé tout arbre généalogique évolutif. Pourquoi? Après avoir noté que “les chaînons avec lesquels est établie la filiation de l’espèce humaine ne peuvent qu’être le fruit d’hypothèses hasardeuses”, ce périodique ajoutait: “Eldredge et Tattersall soutiennent que l’homme cherche en vain son ancêtre (...). S’il y avait des preuves, affirment-ils, ‘on s’attendrait en toute confiance à ce que l’histoire de l’évolution humaine devienne d’autant plus claire que l’on trouverait plus de fossiles d’hominidés. Mais si quelque chose s’est produit, c’est bien le contraire’.” 17 Discover conclut ainsi: “L’espèce humaine et toutes les autres espèces resteront en quelque sorte des orphelins, l’identité de leurs parents s’étant perdue dans la nuit des temps22.” Elle est peut-être “perdue” du point de vue des évolutionnistes, mais la Genèse, l’autre solution, n’a-t-elle pas “trouvé” nos parents tels qu’ils apparaissent dans les archives fossiles: des humains parfaitement développés, semblables à nous? 18 Les documents fossiles révèlent que les grands singes et l’homme ont une origine distincte, séparée. C’est pourquoi on n’y trouve aucune preuve de l’existence d’un chaînon intermédiaire entre l’homme et des animaux simiesques. En fait, il n’y a jamais eu de tels chaînons. À quoi ressemblaient-ils? 19 Mais alors, si les ancêtres de l’homme n’étaient pas des créatures simiesques, pourquoi les livres de science et les musées du monde entier regorgent-ils de dessins et de reconstitutions d’“hommes-singes”? Sur quoi sont-ils basés? Un livre qui traite de la biologie des races avance cette réponse: “La chair et le poil dans ce genre de reproductions sont le fruit de l’imagination.” Il ajoute: “La couleur de la peau; la couleur, la forme et l’implantation du système pileux; les traits; le visage; nous ne savons absolument rien de tout cela pour n’importe quel homme préhistorique23.” 20 On pouvait également lire dans Science Digest: “L’immense majorité des planches dessinées sont davantage fondées sur l’imagination que sur les faits. (...) Les artistes doivent créer quelque chose qui se situe entre un grand singe et un être humain; plus le spécimen est jugé vieux, plus ils lui donnent une allure simiesque24.” Donald Johanson, paléontologiste, admet ceci: “Personne ne peut savoir exactement à quoi ressemblait un hominidé disparu25.” 21 D’ailleurs, le New Scientist reconnaissait qu’il n’y a pas “assez de preuves dans les archives fossiles pour faire sortir notre théorie du domaine de l’imagination26”. Comme l’a admis un évolutionniste, les reconstitutions d’“hommes-singes” ne sont donc que “pure fiction à maints égards, (...) pure invention27”. Aussi, dans son livre Dieu était déjà là, Ivar Lissner fait-il ce commentaire: “On commence de même à s’apercevoir que l’homme primitif n’était pas un sauvage; il nous reste encore à nous persuader que les contemporains du Pléistocène n’étaient pas des brutes et encore moins des créatures simiesques au psychisme rudimentaire. C’est pourquoi les reconstitutions qui prétendent représenter le Néanderthalien ou le Pithécanthrope sont grotesques28.” 22 Certains savants, désireux de trouver la preuve que les “hommes-singes” ont bien existé, ont même été trompés. Citons, par exemple, l’affaire de l’homme de Piltdown, en 1912. Pendant environ 40 ans, il a été accepté comme authentique par presque toute la communauté évolutionniste. Finalement, en 1953, on a découvert la supercherie quand des techniques modernes ont permis d’établir qu’il s’agissait d’os de singe et d’humain qui avaient été assemblés et vieillis artificiellement. Une autre fois, on dessina et présenta à la presse un “chaînon manquant” aux traits simiesques. On reconnut plus tard que la “preuve” était en tout et pour tout une dent ayant appartenu à une espèce de cochon aujourd’hui disparue29. Qu’étaient-ils? 23 Si ces reconstitutions d’“hommes-singes” ne sont pas valables, qu’étaient donc ces créatures du passé dont on a trouvé quelques os fossilisés? Au nombre des premiers mammifères qui figureraient dans la lignée évolutive aboutissant à l’homme, il y aurait un animal, ressemblant à un petit rongeur, qui aurait vécu voici 70 millions d’années. Dans leur livre Lucy, Donald Johanson et Maitland Edey écrivent au sujet de ces petits animaux: “C’étaient des quadrupèdes insectivores, dont la taille et la morphologie se rapprochaient de celles de l’écureuil30.” Richard Leakey parle de ce mammifère comme d’un “primate, analogue à un rat31”. Mais existe-t-il des preuves solides que ces animaux minuscules étaient bien les ancêtres de l’homme? Non, ce n’est que pure spéculation. Il n’existe aucune forme intermédiaire qui les relie à autre chose qu’à ce qu’ils étaient: de petits mammifères ressemblant aux rongeurs. 24 Sur la liste généralement acceptée des ancêtres de l’homme vient ensuite, après un fossé évalué à près de 40 millions d’années, un spécimen fossile trouvé en Égypte auquel on a donné le nom d’Aegyptopithecus, grand singe d’Égypte. Cette créature aurait vécu il y a quelque 30 millions d’années. Les revues, les journaux et les livres ont publié des dessins de cette créature accompagnés de légendes de ce genre: “Cette créature simiesque était notre ancêtre.” (Time32). “Primate simiesque d’Afrique identifié à l’ancêtre commun de l’homme et des grands singes.” (The New York Times33). “Aegyptopithecus s’avère un aïeul commun de l’homme et des grands singes actuels.” (Les origines de l’homme34). Mais où sont les chaînons intermédiaires entre cet animal et le rongeur qui le précède, et entre cette créature simiesque et celles qui la suivent dans la lignée évolutive? On n’en a trouvé aucun. Grandeur et décadence des “hommes-singes” 25 Après un autre fossé énorme, et reconnu, dans les documents fossiles, un nouveau spécimen fossile a été présenté comme le premier grand singe hominidé. On a dit qu’il aurait vécu il y a environ 14 millions d’années et on l’a appelé Ramapithecus, singe de Rama (Rama étant un prince mythique de l’Inde). C’est en Inde, il y a un demi-siècle, qu’on a trouvé des restes fossiles de cet hominidé à partir desquels on a reconstitué une créature simiesque, bipède, à station debout. Voici ce qu’on pouvait lire à son sujet dans Les origines de l’homme: “Dans l’état actuel de nos connaissances, il est probablement le premier représentant de la famille humaine35.” 26 De quelles preuves fossiles disposait-on pour tirer pareille conclusion? Le même ouvrage dit: “Les informations relatives au Ramapithecus sont considérables, bien que, en fait, elles demeurent, hélas! fort minces en elles-mêmes. On ne dispose en effet que de fragments de mandibule et de maxillaire supérieur, plus une série de dents36.” À votre avis, de telles “informations” sont-elles assez “considérables” pour permettre de reconstituer un “homme-singe” bipède qui serait l’ancêtre des humains? Et pourtant, cette créature très hypothétique a été dessinée sous les traits d’un “homme-singe” dont les reproductions ont envahi la littérature évolutionniste — tout cela à partir de fragments de maxillaire et de quelques dents! N’empêche que, comme le disait le New York Times, pendant plusieurs décennies Ramapithecus “était considéré comme la base inébranlable de l’arbre évolutif de l’homme37”. 27 Ce n’est toutefois plus le cas. Des vestiges fossiles plus complets découverts récemment ont démontré que Ramapithecus ressemblait beaucoup aux grands singes actuels. Aussi lisons-nous aujourd’hui dans le New Scientist: “Ramapithecus n’a pu être le premier membre de la lignée humaine38.” Ces nouveaux renseignements ont amené la revue Natural History à soulever cette question: “Comment Ramapithecus (...) reconstitué uniquement à partir de dents et de mâchoires, — sans qu’on ne sache rien de ses os pelviens, crâniens ou de ses membres, — a-t-il pu se glisser dans la procession conduisant à l’homme39?” De toute évidence, il fallait prendre ses désirs pour des réalités pour faire dire aux faits ce qu’ils ne disaient pas. 28 Il y a un autre fossé énorme entre cette créature et celle qui la suit dans la liste des “hommes-singes”, les prétendus ancêtres de l’homme. Cette dernière a reçu le nom d’Australopithecus, singe du sud. C’est dans le sud de l’Afrique, dans les années 1920, qu’on a en effet trouvé pour la première fois des restes fossiles de cette créature. Elle avait une boîte crânienne de faible volume comparable à celle des singes et des mâchoires proéminentes. On la représentait marchant debout, penchée en avant, très poilue et avec des traits simiesques. On affirmait qu’elle avait fait son apparition il y a environ trois ou quatre millions d’années. Peu à peu, presque tous les évolutionnistes finirent par la considérer comme un ancêtre de l’homme. 29 Aussi pouvait-on lire: “À une ou deux exceptions près, tous les spécialistes de la question estiment aujourd’hui que les australopithèques (...) sont les vrais ancêtres de l’homme40.” Le New York Times écrivait: “C’est Australopithecus (...) qui a finalement évolué pour devenir Homo sapiens, l’homme moderne41.” Ruth Moore déclarait: “Tout prouve que l’homme a enfin trouvé ses premiers ancêtres demeurés si longtemps inconnus.” Et elle renchérissait: “Les faits sont irréfutables (...). On a enfin découvert le chaînon manquant42.” 30 Cependant, quand les faits présentés à l’appui d’une affirmation quelconque sont trop minces, voire inexistants, ou encore fondés sur une supercherie, tôt ou tard pareille affirmation tombe à plat. Ce fut notamment le cas de nombreuses déclarations antérieures relatives aux prétendus “hommes-singes”. 31 Il en a été ainsi pour Australopithecus. De nouvelles recherches ont révélé que sa boîte crânienne “différait de celle des humains sous bien d’autres aspects que sa seule capacité43”. L’anatomiste Zuckerman écrivit: “Quand on la compare avec celle des humains et des simiens [les singes], la boîte crânienne de l’Australopithèque apparaît très nettement simienne, pas humaine. Affirmer le contraire reviendrait à prétendre que ce qui est noir est blanc44.” Il déclara également: “D’après nos recherches, il n’y a guère de doute (...) [qu’]Australopithecus ne ressemble pas à Homo sapiens mais aux singes et aux anthropoïdes actuels45.” Quant à Donald Johanson, il dit lui aussi: “Les australopithèques (...) n’étaient pas des hommes46.” De son côté, Richard Leakey reconnaît “la difficulté d’admettre que nos prédécesseurs directs soient les descendants évolutionnaires des australopithèques47”. 32 Si l’on découvrait aujourd’hui quelque australopithèque vivant, on le mettrait dans un zoo avec d’autres grands singes. Personne ne le qualifierait d’“homme-singe”. Il en va de même de “cousins” fossiles qui lui ressemblent, tels que “Lucy”, un type d’australopithèque plus petit. Voici ce que dit Jastrow à son sujet: “Le cerveau n’était pas très grand en taille absolue; il ne faisait que le tiers du cerveau humain48.” À l’évidence, il s’agit là aussi tout bonnement d’un “singe”. Le New Scientist déclara en fait que “Lucy” avait un cerveau “très comparable à celui d’un chimpanzé49”. 33 Un autre fossile a reçu le nom d’Homo erectus, homme debout. La taille et la forme de son cerveau font qu’il est rangé à la limite inférieure de la famille de l’homme moderne. L’Encyclopédie britannique fait remarquer que “les os des membres découverts jusque-là ne se différencient pas de ceux d’H[omo] sapiens50”. Toutefois, on ne sait pas vraiment si Homo erectus était un humain ou pas. Si c’était le cas, il appartenait tout simplement à un rameau de la famille humaine et il a disparu. La famille humaine 34 L’homme de Néanderthal (ainsi nommé parce que le premier fossile a été trouvé dans le district de Neander, en Allemagne) était indiscutablement humain. Au début, on l’a représenté voûté, l’air stupide, très poilu et avec un visage simiesque. On sait aujourd’hui que cette reconstitution erronée était fondée sur un squelette fossile déformé par la maladie. Depuis, on a mis au jour de nombreux vestiges fossiles de l’homme de Néanderthal confirmant qu’effectivement celui-ci n’était pas très différent de l’homme moderne. Fred Hoyle déclara: “Rien ne prouve que l’homme de Néanderthal nous était en quoi que ce soit inférieur51.” C’est pourquoi des reconstitutions plus récentes de l’homme de Néanderthal lui prêtent une apparence beaucoup plus moderne. 35 Il est un autre fossile qui figure souvent dans les ouvrages scientifiques: l’homme de Cro-Magnon. On lui a donné le nom du lieu-dit du sud de la France où ses premiers os ont été découverts. Selon le livre Lucy, on en trouva “plusieurs spécimens (...) qu’il était si difficile de distinguer de ceux d’aujourd’hui que même les plus sceptiques durent admettre qu’il s’agissait d’êtres humains52”. 36 Les faits montrent donc clairement que la croyance en l’existence d’“hommes-singes” n’est pas fondée. Les humains présentent au contraire toutes les caractéristiques d’individus ayant fait l’objet d’une création séparée et distincte de celle des autres animaux. Ils se reproduisent seulement selon leur espèce, à présent comme toujours. Toutes les créatures simiesques qui ont vécu dans le passé n’étaient que des singes, anthropoïdes ou non, et pas des humains. La découverte de fossiles humains légèrement différents de l’homme moderne prouve tout simplement qu’il y a une grande variété au sein de l’espèce humaine, variété que l’on constate aujourd’hui encore entre les hommes. Certains mesurent plus de deux mètres, d’autres sont très petits, comme les pygmées; la forme et la taille de leur squelette sont également variables. Mais tous appartiennent à l’“espèce” humaine, pas à l’“espèce” animale. Que dire des dates? 37 La chronologie biblique laisse entendre qu’il s’est écoulé environ 6 000 ans depuis la création des humains. Alors pourquoi, depuis la découverte de fossiles reconnus humains, les livres parlent-ils souvent de périodes beaucoup plus longues? 38 Avant de conclure que la chronologie biblique est fausse, voyez les critiques sévères que quelques savants ont formulées à l’encontre des datations par la radioactivité. Commentant certaines recherches, une revue scientifique indiquait que les “dates déterminées par la désintégration des éléments radioactifs étaient peut-être exagérées, non pas de quelques années seulement, mais énormément”. Elle ajoutait: “Loin d’avoir foulé la terre depuis 3,6 millions d’années, il est possible que l’homme ne soit là que depuis quelques milliers d’années53.” 39 Considérons, par exemple, l’“horloge” au radiocarbone. Cette méthode de datation a été développée sur une période de vingt ans par des savants du monde entier. Partout elle a été présentée comme une méthode très exacte pour dater des objets remontant à l’histoire ancienne de l’homme. Cependant, à l’issue d’une conférence réunissant à Uppsala, en Suède, des spécialistes internationaux, dont des radiochimistes, des archéologues et des géologues, un rapport a laissé entendre que les hypothèses fondamentales sur lesquelles étaient basées les datations étaient plus ou moins dignes de confiance. Il disait notamment que la proportion de carbone radioactif dans l’atmosphère n’a pas été constante dans le passé et que cette méthode n’est pas fiable pour dater des objets remontant à 2000 avant notre ère et au-delà54. 40 N’oubliez pas que lorsqu’on fait référence à des preuves vraiment dignes de foi concernant l’activité de l’homme sur la terre, on parle non pas de millions mais de milliers d’années. Par exemple, on a pu lire: “Il y a seulement six ou sept mille ans (...) est apparue la civilisation et l’homme a pu édifier un monde à sa mesure55.” Un autre livre disait: “Dans l’ancien monde, la plupart des pas décisifs pour ce qui est de la révolution agricole ont été faits entre 10000 et 5000 avant notre ère.” Et encore: “L’homme n’a laissé des témoignages écrits que pour les 5 000 dernières années56.” Les documents fossiles montrent que l’homme moderne est apparu brusquement sur la terre, et les archives historiques dignes de foi sont, de l’avis de tous, très récentes. Voilà qui s’harmonise tout à fait avec la chronologie de la vie humaine sur la terre telle que la donne la Bible. 41 Notez ce qu’a écrit dans Science le physicien nucléaire et prix Nobel W. Libby, un des pionniers dans le domaine de la datation au radiocarbone: “Les recherches dans le développement des techniques de la datation se sont faites à deux niveaux: la datation d’échantillons respectivement de l’époque historique et de l’époque préhistorique. Arnold [un collègue] et moi avons eu notre premier choc quand nos conseillers nous ont informés que l’Histoire ne remontait qu’à 5 000 ans en arrière. (...) On lit des déclarations selon lesquelles telle société ou tel site archéologique remonte à 20 000 ans. Nous avons appris d’une manière plutôt brutale que ces chiffres, ces époques, ne sont pas connus avec certitude57.” 42 Commentant un livre sur l’évolution, l’auteur anglais Malcolm Muggeridge fit remarquer l’absence de preuves en faveur de celle-ci. Ayant constaté que les spéculations les plus hasardeuses étaient néanmoins très abondantes, il déclara: “En comparaison, le récit de la Genèse semble assez raisonnable et a au moins le mérite de toucher de près ce que nous savons sur les êtres humains et leur comportement.” Il ajouta que les affirmations non fondées faisant état de millions d’années d’évolution humaine et les “bonds extravagants de crâne en crâne ne peuvent que donner l’impression à qui ne s’est pas laissé prendre par le mythe [évolutionniste] que tout cela n’est que pure imagination”. Et Muggeridge de conclure: “La postérité sera certainement très étonnée et, je l’espère, très amusée d’apprendre qu’une telle théorie si inconsidérée et si peu convaincante ait pu captiver si facilement les esprits du vingtième siècle et ait été aussi largement et aussi imprudemment appliquée58.”

~Les mutations: mécanisme de l’évolution?

LA THÉORIE de l’évolution se trouve confrontée à un autre problème: Comment au juste l’évolution s’est-elle produite? Quel mécanisme fondamental aurait pu changer une forme de vie d’un certain genre en une forme de vie d’un autre genre? Les évolutionnistes expliquent que diverses transformations à l’intérieur du noyau cellulaire sont le fondement de ce mécanisme évolutif. Les plus importants sont les modifications “accidentelles” auxquelles on a donné le nom de mutations. On croit que ces mutations touchent notamment les gènes et les chromosomes des cellules sexuelles, puisqu’elles peuvent être transmises aux descendants de l’individu concerné. 2 “Les mutations (...) sont le mécanisme de l’évolution”, lit-on dans une encyclopédie (The World Book Encyclopedia1). Pareillement, le paléontologiste Steven Stanley parla des mutations comme des “matériaux” de l’évolution2. Et Peo Keller, généticien, déclara que les mutations “sont nécessaires au processus évolutif3”. 3 Toutefois, ce processus évolutif n’exige pas n’importe quel genre de mutations. Robert Jastrow mit l’accent sur la nécessité d’“une lente accumulation de mutations favorables4”, et Carl Sagan écrivit: “Les caractères résultant des mutations — brusques modifications de l’hérédité — sont transmis aux générations suivantes et fournissent à l’évolution ses matériaux. Le milieu choisit les quelques mutations qui augmentent les chances de survie et provoque ainsi une série de lentes transformations des formes de vie qui sont à l’origine de nouvelles espèces5.” 4 On a dit aussi que les mutations seraient à l’origine des changements brusques qu’exige la théorie des “équilibres ponctués”. Écrivant dans Science Digest, John Gliedman déclara: “Les révisionnistes de l’évolution croient que les mutations dans les principaux gènes de régulation sont peut-être précisément les marteaux-piqueurs dont leur théorie des sauts évolutifs a besoin.” Cependant, le zoologiste anglais Colin Patterson fit cette remarque: “Toutes les suppositions sont permises. Nous ne savons rien de ces principaux gènes de régulation6.” Mis à part toutes ces hypothèses, il est généralement admis que les mutations prétendument nécessaires à l’évolution sont de petites modifications accidentelles qui s’ajoutent les unes aux autres sur une longue période de temps. 5 Mais quelle est l’origine des mutations? On pense que la plupart se produisent au cours du processus normal de reproduction cellulaire. Toutefois, les expériences ont montré qu’elles peuvent également être causées par des agents extérieurs, tels que les radiations et les substances chimiques. Quelle est la fréquence des mutations? La reproduction du matériel génétique dans la cellule est remarquablement fidèle. Relativement parlant, eu égard au nombre de cellules qui se divisent dans un organisme vivant, les mutations ne sont pas très fréquentes. Selon l’Encyclopédie américaine, la reproduction des “chaînes d’ADN composant un gène est très exacte. Les erreurs d’impression ou de copie sont des accidents peu fréquents7”. Sont-elles bénéfiques ou nuisibles? 6 Si les mutations bénéfiques sont le mécanisme de l’évolution, dans quelle proportion les mutations sont-elles bénéfiques? On note sur ce point un large consensus parmi les évolutionnistes. Ainsi Carl Sagan écrit: “La plupart des mutations sont nocives ou destructrices8.” Quant à Peo Keller, il dit: “La plus grande partie des mutations sont néfastes à l’individu porteur du gène mutant. Les expériences ont montré que pour chaque mutation fructueuse ou utile, des milliers d’autres sont néfastes9.” 7 Si l’on exclut les mutations “neutres”, les mutations nuisibles sont beaucoup plus nombreuses que celles qui sont supposées utiles, et ce à raison de mille pour une. Selon l’Encyclopédie britannique, “il faut s’attendre à ce type de résultats à la suite de tout changement accidentel survenant dans n’importe quelle organisation complexe10”. C’est pourquoi, dit-on, les mutations sont la cause de centaines de maladies d’origine génétique11. 8 Étant donné le côté néfaste des mutations, l’Encyclopédie américaine reconnaît: “Le fait que la plupart des mutations sont néfastes à l’organisme semble difficile à concilier avec l’idée selon laquelle les mutations sont la source des matériaux nécessaires à l’évolution. En effet, les mutants reproduits dans les manuels de biologie constituent une collection de bizarreries et de monstruosités, et les mutations semblent bien être un processus destructeur plutôt que constructeur12.” Quand on met en compétition des insectes normaux avec des mutants, le résultat est toujours le même. C’est ce que confirme G. Stebbins en ces termes: “Au bout d’un nombre plus ou moins grand de générations les mutants sont éliminés13.” Ils ne peuvent rivaliser avec les insectes normaux parce qu’ils n’y a pas eu progression, mais dégénérescence, et qu’ils sont donc désavantagés. 9 L’écrivain scientifique Isaac Asimov admit: “La plupart des mutations sont néfastes.” Ce qui ne l’empêcha pas d’affirmer: “Il est certain qu’avec le temps les mutations font avancer et progresser le processus évolutif14.” Mais est-ce bien le cas? Peut-on qualifier de bénéfique une action qui a des conséquences nuisibles plus de 999 fois sur 1 000? Si vous désirez faire construire une maison, louerez-vous les services d’un ouvrier qui pour un seul geste valable en ferait des mauvais par milliers? Voyageriez-vous avec un automobiliste qui prendrait des milliers de mauvaises décisions pour une bonne? Accepteriez-vous de vous faire opérer par un chirurgien qui ferait des milliers de gestes regrettables pour un seul valable? 10 Le généticien Dobzhansky déclara un jour: “On ne peut guère espérer qu’un accident, un changement fortuit dans n’importe quel mécanisme délicat puisse l’améliorer. Une pointe introduite dans une montre, un bâton dans une radio ont peu de chances de perfectionner leur fonctionnement15.” Alors, est-il raisonnable de croire que les cellules, les organes, les membres ou les systèmes d’un organisme vivant, qui sont d’une complexité extraordinaire, aient pu être construits par un mécanisme qui détruit? Produisent-elles quelque chose de nouveau? 11 Quand bien même toutes les mutations seraient bénéfiques, pourraient-elles pour autant produire quelque chose de nouveau? Non. Une mutation a pour seul effet de modifier un caractère qui existe déjà. Les mutations sont cause de variété, mais ne produisent rien de nouveau. 12 Une encyclopédie (The World Book Encyclopedia) donne un exemple de ce que peut apporter une mutation bénéfique: “Une plante dans une région sèche aura peut-être un gène mutant qui déterminera la formation de racines plus grosses et plus profondes. Cette plante aura alors plus de chances de survivre que d’autres de la même espèce parce que ses racines pourront absorber davantage d’eau16.” Mais une nouvelle espèce est-elle née? Non, c’est toujours la même plante; elle n’a pas évolué au point de devenir quelque chose d’autre. 13 Des mutations peuvent modifier la couleur ou la texture des cheveux d’une personne, mais ce seront toujours des cheveux. Ils ne deviendront jamais des plumes. Des mutations peuvent influer sur la formation d’une main; elle aura peut-être des doigts anormaux, parfois un sixième doigt, ou présentera quelque autre malformation. Mais il s’agit toujours d’une main. Elle ne se transforme jamais en quelque chose de différent. Rien de nouveau ne vient et ne viendra jamais à l’existence. Les expériences sur les drosophiles 14 Peu d’expériences dans le domaine des mutations peuvent égaler en importance celles qui ont été faites sur la Drosophila melanogaster, la mouche du vinaigre ou drosophile. Depuis le début du siècle, les savants ont exposé des millions de ces mouches aux rayons X, ce qui a accru la fréquence des mutations de plus de cent fois par rapport à la normale. 15 Après plusieurs dizaines d’années, qu’ont démontré ces expériences? Dobzhansky révéla un résultat: “Les mutants bien caractérisés de la drosophile, grâce auxquels la génétique a fait tant de progrès, sont presque sans exception inférieurs à la mouche sauvage en viabilité, en longévité, en fertilité17.” Un autre résultat, c’est que ces mutations n’ont jamais produit une nouvelle espèce de mouche. Ces drosophiles présentent simplement des ailes, des pattes et des abdomens déformés et d’autres malformations, mais ce sont toujours des drosophiles. De plus, quand des mouches mutantes se sont accouplées entre elles, on s’est aperçu qu’après plusieurs générations il naissait quelques mouches normales. Si on les avait laissées dans leur état naturel, ces mouches normales auraient finalement survécu aux mouches mutantes plus faibles, préservant ainsi la mouche du vinaigre telle qu’elle existait à l’origine. 16 L’ADN, le code génétique, a la capacité extraordinaire de réparer les dégâts génétiques qui lui ont été causés, ce qui contribue à préserver le genre d’organisme pour lequel l’ADN a été codé. La revue Pour la Science explique comment “la vie de tout organisme et sa pérennité de génération en génération” sont préservées “grâce à des enzymes qui réparent continuellement” les dommages causés au matériel génétique. La revue précise: “En particulier, des lésions importantes des molécules d’ADN déclenchent des réactions de sauvegarde au cours desquelles de nouvelles enzymes de réparation (...) sont synthétisées18.” 17 Les auteurs du livre Darwin sur la sellette (Darwin Retried) rapportent ce qui suit au sujet de l’éminent généticien Richard Goldschmidt, aujourd’hui décédé: “Après avoir observé des mutations chez la drosophile pendant de nombreuses années, Goldschmidt était désespéré. Les changements, se plaignait-il, sont tellement minimes que si un millier de mutations se combinaient chez un seul individu, on n’aurait pas encore une nouvelle espèce19.” La phalène du bouleau 18 Les ouvrages évolutionnistes citent souvent la phalène du bouleau, un papillon très répandu dans les îles Britanniques, comme un cas exemplaire d’évolution en cours. Une encyclopédie (The International Wildlife Encyclopedia) disait: “C’est l’exemple d’évolution le plus frappant jamais observé par l’homme20.” Après avoir rappelé que Darwin était très affecté de ne pouvoir prouver l’évolution ne serait-ce que d’une espèce, Jastrow ajoutait: “S’il avait su qu’il avait à portée de la main un exemple susceptible de lui fournir la preuve recherchée. Il s’agit d’un cas extrêmement rare21.” Ce cas, c’était évidemment la phalène du bouleau. 19 Qu’était-il arrivé au juste à la phalène du bouleau? Au début, la variété plus claire de cette phalène était plus répandue que l’autre, plus foncée. Comme elle se fondait très bien avec les troncs de couleur claire, elle était mieux protégée contre les oiseaux. Mais dans les régions industrielles, après des années de pollution, les troncs d’arbres noircirent. La couleur de la phalène claire devint pour elle un handicap, car les oiseaux pouvaient l’attraper plus facilement et s’en nourrir. Aussi la variété plus foncée de la phalène du bouleau, qui serait un mutant, survécut-elle beaucoup mieux du fait que les oiseaux avaient désormais du mal à la distinguer sur les troncs noircis par la suie. Cette variété plus sombre devint rapidement le type dominant. 20 Mais la phalène du bouleau évoluait-elle au point de se transformer en un autre genre d’insecte? Non, elle était toujours une phalène, mais d’une couleur différente. D’ailleurs, un journal médical anglais (On Call) qualifie de “tristement célèbre” l’utilisation de cet exemple pour tenter de prouver l’évolution. Il dit: “C’est là une excellente démonstration de la fonction du camouflage, mais puisqu’au début comme à la fin il s’agit toujours de phalènes et qu’aucune nouvelle espèce n’est formée, cela n’a aucun rapport avec l’évolution22.” 21 L’affirmation erronée selon laquelle la phalène du bouleau évolue n’est pas unique en son genre. Il y a d’autres cas. Ainsi, comme certains microbes se révèlent réfractaires aux antibiotiques, on prétend qu’il y a phénomène d’évolution. Pourtant, les microbes résistants sont toujours du même genre, ils n’évoluent pas pour se transformer en microbes différents. D’ailleurs, on admet que le changement n’est peut-être pas dû aux mutations mais au fait que dès le départ certains microbes seraient résistants. Ceux-ci se seraient multipliés et seraient devenus dominants, alors que les autres auraient été détruits par les médicaments. Aussi Hoyle et Wickramasinghe disent-ils: “Nous doutons cependant que dans ce cas-là autre chose soit en cause que la sélection de gènes déjà existants23.” 22 Il en a peut-être été de même avec certains insectes immunisés contre les poisons utilisés pour les détruire. Ou les poisons utilisés tuaient effectivement les insectes, ou ils se révélaient inefficaces. Les insectes qui étaient éliminés ne pouvaient évidemment pas acquérir une résistance à ces poisons. La survie des autres pouvait signifier que ceux-là étaient immunisés dès le départ. Cette immunité est un caractère génétique présent chez certains insectes mais pas chez d’autres. En tout cas, les insectes sont toujours de la même espèce; ils n’évoluent pas pour donner naissance à un genre nouveau. “Selon leurs espèces” 23 La leçon que confirment les mutations est encore une fois celle qui est énoncée en Genèse chapitre un: Les formes de vie se reproduisent uniquement “selon leurs espèces”. La raison en est que le code génétique empêche une plante ou un animal de trop s’éloigner de la moyenne. Il peut y avoir une grande variété (comme on le constate, par exemple, chez les humains, les chats ou les chiens), mais pas au point qu’il y ait transformation en un animal ou une plante d’un autre genre. C’est ce que démontrent toutes les expériences que l’on a faites jusque-là sur les mutations. Elles ont aussi prouvé la loi de la biogenèse, à savoir que la vie ne peut venir que d’une autre vie, et que l’organisme géniteur et ses descendants appartiennent à la même “espèce”. 24 C’est ce que confirment également les expériences en matière d’élevage. Les savants ont essayé de transformer à l’infini des animaux et des plantes en procédant à des croisements. Ils voulaient savoir si, avec le temps, ils ne pourraient pas créer de nouvelles formes de vie. Quels résultats ont-ils obtenus? Voici ce que disait la revue médicale anglaise déjà citée: “Les éleveurs constatent généralement qu’après quelques générations ils ont atteint un optimum au delà duquel il n’y a plus d’amélioration possible et il ne se forme aucune nouvelle espèce (...). Ces procédés d’élevage semblent réfuter plutôt qu’appuyer la théorie de l’évolution24.” 25 La revue Science fait à peu près la même remarque: “Les espèces ont effectivement la capacité de supporter des modifications mineures de leurs caractères physiques et autres, mais il y a des limites et à plus longue échéance cela se traduit par une variation autour d’une moyenne25.” Les organismes vivants n’héritent donc pas la possibilité de se transformer à l’infini, mais plutôt 1) la stabilité et 2) des marges de variation limitées. 26 Ainsi, nous lisons dans le livre Des molécules aux cellules vivantes (angl.): “Les cellules d’une carotte ou du foie d’une souris gardent constamment leur tissu et leur identité organique respectifs après d’innombrables cycles de reproduction26.” L’ouvrage La symbiose dans l’évolution de la cellule (angl.) dit: “Toute vie (...) se reproduit avec une fidélité incroyable27.” Et la revue Scientific American fait cette observation: “Les organismes vivants présentent une immense variété de formes, mais à l’intérieur de chaque lignée généalogique donnée la forme est remarquablement constante: les cochons restent des cochons, et les chênes des chênes génération après génération28.” Un auteur scientifique déclara: “Les rosiers donnent toujours des roses, jamais des camélias. Les chèvres mettent bas des chevreaux, jamais des agneaux.” Et il concluait que les mutations “ne peuvent expliquer l’évolution en général, c’est-à-dire pourquoi il y a des poissons, des reptiles, des oiseaux et des mammifères29”. 27 Ces variations à l’intérieur d’une espèce expliquent ce qui, au départ, a influencé le raisonnement de Darwin sur l’évolution. Durant son séjour aux Galápagos, il étudia les pinsons de ces îles. Ceux-ci appartenaient à la même famille que leurs ancêtres du continent d’Amérique du Sud, d’où ils avaient sans doute migré, mais ils présentaient certaines différences curieuses, notamment dans la forme du bec. Darwin interpréta cela comme la preuve d’un processus d’évolution. En fait, ce n’était rien de plus qu’un autre exemple de variété à l’intérieur d’une même espèce, variété rendue possible par le code génétique d’une créature. Les pinsons étaient toujours des pinsons. Ils n’étaient pas devenus et ne deviendraient jamais d’autres animaux. 28 Ainsi donc, ce que dit la Genèse est parfaitement conforme aux faits scientifiques. Quand on sème des graines, elles produisent du fruit seulement “selon leurs espèces”. C’est pourquoi on peut planter son jardin en faisant entièrement confiance à cette loi. Les chats donnent toujours naissance à des chats, et les enfants des humains sont toujours des humains. Il y a une grande variété de couleurs, de tailles et de formes, mais toujours dans les limites de l’espèce. Avez-vous jamais observé une exception à cette règle? Non, ni vous ni personne. Ce n’est pas le mécanisme de l’évolution 29 La conclusion est évidente. Quelle que soit l’importance des modifications génétiques fortuites, elles ne provoquent pas la transformation d’une espèce vivante en une autre espèce. Jean Rostand, célèbre biologiste français, reconnut un jour: “Non, décidément, je ne puis me résoudre à penser que ces ‘lapsus’ de l’hérédité ont pu, même avec le concours de la sélection naturelle, même à la faveur des immenses durées dont disposa l’évolution de la vie, bâtir tout le monde vivant, avec ses richesses et ses délicatesses structurales, ses ‘adaptations’ étonnantes30.” 30 Dans la même veine, le généticien C. Waddington déclara ce qui suit au sujet de la croyance relative aux mutations: “Cette théorie revient à dire en fait que si l’on commence avec quatorze lignes d’un texte anglais cohérent et qu’on le change ensuite en ne modifiant qu’une lettre à la fois et en ne gardant que ce qui a encore un sens, on obtiendra finalement un sonnet de Shakespeare (...). Cela me paraît être une forme de logique extravagante, et je pense que nous devrions pouvoir faire mieux31.” 31 La vérité dans tout cela, c’est ce qu’énonça le professeur John Moore en ces termes: “Après une analyse et un examen rigoureux des faits, affirmer de façon dogmatique (...) que les mutations de gènes sont les matériaux de tout processus évolutif incluant la sélection naturelle revient à exprimer un mythe32.”

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